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Macron se plaint à Netanyahu du soutien public d’Amichaï Chikli à Marine Le Pen

Les propos du ministre de la Diaspora aggravent les relations franco-israélienne ; le Premier ministre israélien affirme avoir dit à son cabinet de ne pas commenter le scrutin français

Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à gauche) aux côtés du ministre des Affaires de la Diaspora Amichaï Chikli, lors du plénum de la Knesset, à Jérusalem, le 26 juin 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à gauche) aux côtés du ministre des Affaires de la Diaspora Amichaï Chikli, lors du plénum de la Knesset, à Jérusalem, le 26 juin 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le président français Emmanuel Macron a fait part de son mécontentement au Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d’un appel téléphonique la semaine dernière, après que le ministre des Affaires de la Diaspora, Amichaï Chikli (Likud), a apporté son soutien à la rivale de Macron lors des récentes élections législatives, la dirigeante du Rassemblement national (RN) d’extrême droite, Marine Le Pen, a rapporté un responsable français au Times of Israel.

Le fonctionnaire a confirmé un article antérieur publié par Walla, qui a noté que Netanyahu a dit à Macron qu’il avait donné l’ordre à ses ministres de ne pas faire de déclarations publiques concernant les élections parlementaires françaises.

La veille de l’appel du 3 juillet, Chikli avait indiqué dans une interview que les dirigeants israéliens seraient heureux de voir Le Pen devenir présidente de la France, des propos que les Français considéraient comme une ingérence dans leur politique intérieure.

S’exprimant sur la chaîne publique Kann, Chikli, dont le ministère de Chikli est censé lutter contre l’antisémitisme, a souligné le soutien de Le Pen à Israël et sa récente participation à une marche contre l’antisémitisme, à laquelle Macron n’avait pas assisté.

« Ce serait une excellente chose pour Israël qu’elle soit présidente de la France, avec dix points d’exclamation », avait-il déclaré. Interrogé sur le fait de savoir si le chef de son parti, Netanyahu, est d’accord avec lui, Chikli avait répondu : « Je pense que Netanyahu et moi sommes du même avis. »

La raison pour laquelle Chikli évoquait une présidence Le Pen n’était pas claire, même avec la perspective à l’époque d’une victoire du RN aux élections législatives (le parti et ses alliés sont finalement arrivés en troisième place après avoir été en tête des sondages).

Macron est en fonction jusqu’en 2027 et a déclaré qu’il ne se retirerait pas avant la fin de son mandat. Le Pen n’est pas non plus à la tête du parti RN, ce poste étant occupé par Jordan Bardella, qui aurait pu devenir Premier ministre si le RN avait remporté le second tour des élections qui s’est tenu dimanche.

En mai, Chikli avait participé à une conférence des partis de droite en Europe, où il avait rencontré Le Pen, avait pris un selfie avec elle et l’avait félicitée sur le réseau social X.

En avril, Chikli s’était également immiscé dans la politique américaine en déclarant qu’il voterait pour Donald Trump lors des prochaines élections présidentielles américaines s’il le pouvait. « Les États-Unis ne projettent pas de force sous la direction [de Joe Biden] et cela nuit à Israël et à d’autres pays », avait déclaré Chikli au micro de Kann.

Le président français Emmanuel Macron passant en revue les troupes qui participeront au défilé du 14 juillet à Paris, le 2 juillet 2024. (Crédit : Aurelien Morissard/Pool/AFP)

Alors que Macron s’est rendu en Israël en signe de solidarité à la suite du pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre dans le sud d’Israël – lors duquel quelques 3 000 terroristes ont massacré près de 1 200 personnes, pour la plupart des civils, et ont enlevé 251 personnes – le président français est devenu plus critique au vu des pertes civiles et des destructions à Gaza, appelant le mois dernier à un cessez-le-feu immédiat, sans mentionner la libération des otages détenus par le Hamas comme une condition préalable.

Les critiques de la France à l’égard de la conduite d’Israël dans la guerre contre le groupe terroriste palestinien et le nombre élevé présumé de victimes civiles ont conduit le pays à interdire aux entreprises d’armement israéliennes de participer à un salon de l’armement à Paris le mois dernier, bien qu’un tribunal ait par la suite invalidé cette décision.

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