Maison Blanche : « A partir d’aujourd’hui, nous mettons officiellement l’Iran en garde »
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Maison Blanche : « A partir d’aujourd’hui, nous mettons officiellement l’Iran en garde »

L'Iran a tiré un missile balistique, violant ainsi la résolution de l'ONU 2231

Michael T. Flynn en 2012 (Crédit : domaine public)
Michael T. Flynn en 2012 (Crédit : domaine public)

La Maison Blanche a dénoncé mercredi « le comportement déstabilisateur » de l’Iran, stigmatisant en particulier le tir de missile balistique « provocateur » mené dimanche par Téhéran.

« A partir d’aujourd’hui, nous mettons officiellement l’Iran en garde », a déclaré Michael Flynn, conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump et ancien chef du renseignement militaire américain.

M. Flynn, qui a lu un communiqué lors du point de presse quotidien de la Maison Blanche, n’a pas précisé les éventuelles implications pratiques de cette mise en garde « officielle ».

Jugeant que le récent test de missile constituait une violation de la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l’ONU, il a affirmé que l’administration Obama « n’avait pas répondu de façon adéquate aux actes néfastes » de Téhéran.

« L’administration Trump condamne de tels actes qui affaiblissent la sécurité, la prospérité et la stabilité au Moyen-Orient et au-delà, et mettent des vies américaines en danger », a-t-il ajouté.

Le ministre a fait ces déclarations quelques heures après la tenue d’une réunion urgente à huis clos du Conseil de sécurité de l’ONU demandée par les Etats-Unis, qui affirment que ce tir s’est déroulé dimanche.

Mardi, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, avait appelé les Etats-Unis à ne pas chercher de « prétexte » pour créer de « nouvelles tensions » entre les deux pays, après le décret du président Donald Trump interdisant aux citoyens iraniens et ceux de six autres pays musulmans de se rendre aux Etats-Unis pendant une durée de trois mois.

L’Union européenne a exhorté Téhéran « à s’abstenir de toute action susceptible d’accroître la méfiance, comme des essais de missiles balistiques ».

Selon la nouvelle ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley, le missile testé dimanche pouvait transporter une charge de 500 kilogrammes et avait un rayon d’action de 300 kilomètres. « C’est plus que suffisant pour emporter une arme nucléaire », a-t-elle estimé, promettant que les Etats-Unis ne resteraient pas « les bras croisés ».

Nikki Haley en février 2014. (Crédit : Staff Sgt. Jorge Intriago/Domaine public/WikiCommons)
Nikki Haley en février 2014. (Crédit : Staff Sgt. Jorge Intriago/Domaine public/WikiCommons)

Evoquant le récent tir de missile mais aussi des attaques menées par des rebelles Houthis « entraînés et armés par l’Iran » contre des navires saoudiens, M. Flynn a jugé que de tels actes affaiblissaient « la sécurité, la prospérité et la stabilité au Moyen-Orient et au-delà », et mettaient des vies américaines en danger.

« Nous examinons les options stratégiques », a indiqué peu après un responsable américain sous couvert d’anonymat. « Nous sommes dans notre deuxième semaine, nous ne voulons pas agir d’une manière qui réduirait nos options ou contribuerait de manière inutile à une réponse négative ».

Rappelant que Donald Trump avait vivement critiqué « les divers accords conclus entre l’Iran et l’administration Obama » considérés comme « faibles et inefficaces », M. Flynn a déploré que l’Iran se sente encouragé par ces derniers.

Les intentions de Donald Trump sur l’accord international sur le nucléaire iranien, qui a entraîné le levée d’une grande partie des sanctions internationales frappant Téhéran, sont entourées d’un certain flou.

Durant sa campagne, le milliardaire avait promis de « déchirer » cet accord, considéré comme une victoire diplomatique à la fois pour Barack Obama et pour son homologue iranien Hassan Rohani.

Mais depuis son arrivée au pouvoir, il n’a pas pris clairement position sur le sujet.

Lors d’un entretien téléphonique lundi, M. Trump et le roi Salmane d’Arabie saoudite se sont déclarés pour une « application rigoureuse » de l’accord.

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