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Michel Hazanavicius se confie sur sa dernière œuvre dédiée à la Shoah

Découvert au festival de Cannes et présenté en ouverture du festival d’Annecy, "La Plus Précieuse des marchandises" aborde l’histoire de justes polonais qui sauvent la vie d’un bébé juif

Image du projet d’adaptation de "La plus précieuse des marchandises", de Jean-Claude Grumberg, par Michel Hazanavicius. (Crédit : EXNIHILO/LA CLASSE AMÉRICAINE/STUDIO CANAL/FRANCE 3 CINÉMA/LES FILMS DU FLEUVE)
Image du projet d’adaptation de "La plus précieuse des marchandises", de Jean-Claude Grumberg, par Michel Hazanavicius. (Crédit : EXNIHILO/LA CLASSE AMÉRICAINE/STUDIO CANAL/FRANCE 3 CINÉMA/LES FILMS DU FLEUVE)

Loin de la comédie, des bouffonneries d’OSS117, des danses joyeuses de Georges Valentin dans The Artist, Michel Hazanavicius s’aventure dans un univers beaucoup plus sombre, celui de la Shoah. Dans un entretien accordé au Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), le réalisateur explique un choix qui n’avait pour lui rien d’évident. “Je m’étais toujours dit que je ne ferais jamais de film sur la Shoah, sur la représentation des camps”, explique-t-il.

Mais l’histoire de La Plus Précieuse des marchandises, le roman de son ami Jean-Claude Grumberg, un conte qui met en scène un enfant juif abandonné par son père, qui par ce geste désespéré espère sauver la vie de son fils, recueillis par un couple de bucherons polonais, bouleverse le réalisateur : “J’ai eu la sensation d’avoir un classique entre les mains.“

Le fait de raconter l’histoire de Justes parmi les Nations qui sauve une vie et non le récit d’une marche certaine vers la mort rassure le cinéaste. Et sa femme, l’actrice Bérénice Bejo, finit de le convaincre de se lancer dans le projet : “Elle a trouvé les mots justes pour me convaincre de le faire, pour nos enfants, pour leurs copains.”

Ce qui ne l’a pas empêché d’aborder les camps de concentration, mais d’une manière bien particulière : “le maître mot fut la suggestion. Il ne faut jamais perdre de vue que si on montre ce qui s’est réellement passé, c’est insoutenable ! Et que si, pour l’éviter, on montre autre chose, on tombe dans le révisionnisme. La suggestion reste donc la seule clé”.

Pour l’adaptation de ce roman, le réalisateur choisit l’animation : “elle ne pouvait se faire que de cette manière”. Pour le récit, Hazanavicius décide d’emprunter la voix d’un monstre sacré du cinéma : Jean-Louis Trintignant. “C’est la plus belle voix du cinéma français et […] elle allait donc épouser à merveille le côté ‘classique instantané’ dont je parlais plus tôt. Mais aussi parce qu’elle est chargée d’une humanité incroyable, fruit de tout ce que Jean-Louis a traversé. C’est la voix d’une vieille âme.”

Le film, composé d’une musique d’Alexandre Desplat, sortira dans les salles françaises le 20 novembre prochain.

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