Mont du Temple : des activistes exigent le retrait des détecteurs de métaux pour les Juifs
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Mont du Temple : des activistes exigent le retrait des détecteurs de métaux pour les Juifs

La requête déposée auprès de la Cour suprême note une discrimination après le retrait des mesures sécuritaires des points d'accès musulmans sur le site sacré

Une vue générale de la passerelle en bois menant au mur Occidental diu Mont du Temple (Crédit : Nati Shohat / Flash90)
Une vue générale de la passerelle en bois menant au mur Occidental diu Mont du Temple (Crédit : Nati Shohat / Flash90)

Des militants juifs de droite ont demandé à la Cour suprême d’ordonner le retrait des détecteurs de métaux de la seule entrée au mont du Temple utilisée par les Juifs et d’autres visiteurs non-musulmans.

La requête soutient que le gouvernement fait preuve de discrimination à l’égard des non-musulmans en les soumettant à des contrôles de sécurité tout en permettant aux musulmans d’accéder librement au site sacré de Jérusalem par d’autres portes.

L’avocat d’extrême-droite, Itamar Ben Gvir, a déposé la plainte contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et plusieurs des membres de son cabinet, en son nom et pour trois militants bien connus : Michael Ben Ari, Baruch Marzel et Bentzi Gopstein.

Le quartier africain de la Vieille Ville, avec la porte Bab al-Nazer‎du, la porte du Conseil, qui permet l'accès au mont du Temple. (Crédit : Ilan Ben Zion/Times of Israël)
Le quartier africain de la Vieille Ville, avec la porte Bab al-Nazer‎du, la porte du Conseil, qui permet l’accès au mont du Temple. (Crédit : Ilan Ben Zion/Times of Israël)

Les non-musulmans ne sont autorisés à entrer dans le mont du Temple que par la porte de Mughrabi, qui est adjacente au mur Occidental. Dix autres portes autorisent l’accès uniquement pour les musulmans.

« Cette requête est fondée sur le principe d’égalité et contre la politique injuste discriminant les Juifs et les touristes et en faveur des musulmans », a précisé le document déposé auprès de la greffe du tribunal.

La requête fait suite au retrait des mesures de sécurité, y compris les détecteurs de métaux, des autres portes du site sensible. Ils ont été installés après une attaque terroriste survenue le 14 juillet, au cours de laquelle trois Arabes israéliens ont utilisé des armes à feu introduites clandestinement dans le complexe pour tuer deux policiers qui se tenaient debout à proximité.

Des policiers israéliens installent des détecteurs de métaux aux abords de la Porte du Lion, entrée principale du mont du Temple, dans la Vieille ville de Jérusalem, après que les forces de sécurité ont rouvert ce lieu ultra-sensible qui avait été fermé après une attaque meurtrière la semaine dernière, suscitant la colère. Photo prise le 17 juillet 2017 (Crédit : AHMAD GHARABLI/AFP)
Des policiers israéliens installent des détecteurs de métaux aux abords de la Porte du Lion, entrée principale du mont du Temple, dans la Vieille ville de Jérusalem, après que les forces de sécurité ont rouvert ce lieu ultra-sensible qui avait été fermé après une attaque meurtrière la semaine dernière, suscitant la colère. Photo prise le 17 juillet 2017 (Crédit : AHMAD GHARABLI/AFP)

L’installation des détecteurs de métaux avait déclenché près de deux semaines de troubles et d’affrontements entre les émeutiers palestiniens et la police israélienne dans et autour de Jérusalem-Est et en Cisjordanie.

Ces mesures de sécurité ont été utilisées comme un prétexte par un terroriste palestinien de 19 ans qui a tué trois membres d’une famille israélienne dans l’implantation de Halamish en Cisjordanie.

Le gouvernement avait alors ordonné le retrait des détecteurs de métaux et de toutes les autres mesures sécuritaires.

Le mont du Temple est le site le plus saint du judaïsme et est considéré comme le site où se tenaient les temples bibliques. C’est aussi le troisième site le plus saint de l’islam, après la Mecque et Médine, et il est connu des musulmans comme Haram al-Sharif.

En vertu d’un arrangement mis en place depuis qu’Israël a annexé la Vieille Ville de Jérusalem pendant la Guerre des Six Jours en 1967, les non-musulmans ont accès au site mais n’ont pas le droit de prier là-bas. Selon ce statu quo, Israël est responsable de la sécurité sur le site alors que l’institut jordanien – le Waqf – est chargé des tâches administratives.

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