Mort de Soleimani : Les officiels doutent d’une frappe iranienne contre Israël
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Mort de Soleimani : Les officiels doutent d’une frappe iranienne contre Israël

Pour l'ex-chef des renseignements militaires, les leaders iraniens se retiendront probablement de cibler l'Etat juif qui a "prouvé" qu'il savait comment riposter

Un char Merkava israélien prend position à la frontière entre Israël et la Syrie, sur le plateau du Golan, le 20 juillet 2018. (AFP Photo/Jalaa Marey)
Un char Merkava israélien prend position à la frontière entre Israël et la Syrie, sur le plateau du Golan, le 20 juillet 2018. (AFP Photo/Jalaa Marey)

Israël estime qu’il est peu probable que l’Iran riposte à l’élimination, par les Etats-Unis, du général iranien Qassem Soleimani en attaquant l’Etat juif, selon des informations parues vendredi.

Amos Yadlin, ancien chef des renseignements militaires israéliens, a estimé que des représailles de la part de la République islamique concerneraient plutôt des cibles américaines.

« Si j’étais l’un des Iraniens en charge de décider de la riposte, Israël ne serait pas le premier visé », a déclaré Yadlin qui est dorénavant chef de l’Institut d’études de sécurité nationale à l’université de Tel Aviv devant les caméras de la Douzième chaîne.

« Israël a prouvé savoir comment déjouer et répondre aux attaques », a-t-il ajouté.

La Treizième chaîne a aussi fait savoir qu’il était improbable que l’Iran s’en prenne à l’Etat juif, citant des propos tenus par les responsables de la sécurité.

Amos Yadlin pendant un événement organisé par IsraPresse pour la communauté francophone au Menachem Begin Heritage Center, à Jérusalem, le 22 février 2015. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Yadlin a néanmoins mis en garde que l’attaque contre Soleimani n’était que le début des hostilités et que les intérêts américains en Irak étaient particulièrement vulnérables.

« Nous devons attendre la réponse iranienne », a-t-il dit.

L’ex-général a également affirmé que le chef actuel des renseignements militaires, le général de division Tamir Hayman, devait conseiller aux responsables politiques « de ne pas se précipiter et de ne pas évoquer certaines choses » en public – suggérant apparemment qu’agir de cette manière pourrait renforcer la probabilité de représailles.

Le puissant général iranien Qassem Soleimani, émissaire de la République islamique en Irak, et un dirigeant pro-iranien ont été tués vendredi dans un raid américain à Bagdad, suscitant les appels à la « vengeance » de l’Iran et attisant les craintes d’un conflit ouvert entre Washington et Téhéran.

Cette frappe a été décidée par le président américain Donald Trump, qui a lui-même donné l’ordre de « tuer » Soleimani, un dirigeant des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, selon le Pentagone.

Le raid américain a visé un convoi de véhicules dans l’enceinte de l’aéroport de Bagdad, tuant au moins 9 personnes au total, selon des responsables des services de sécurité irakiens.

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