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Moskowitz suggère que le plafond sur les réfugiés ukrainiens était une erreur

Le directeur de l'Autorité de la population et de l'immigration reconnaît ne pas être en mesure de savoir combien de personnes arriveront en vertu des nouvelles règles

Tomer Moskowitz, directeur de l'Autorité de la population et de l'immigration. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Tomer Moskowitz, directeur de l'Autorité de la population et de l'immigration. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le directeur de l’Autorité de la population et de l’immigration a suggéré lundi qu’Israël avait eu tort de mettre en place initialement un plafond d’entrée de 5 000 personnes pour les réfugiés ukrainiens.

« Rétrospectivement, nous n’aurions pas dû l’appliquer. En fait, nous avons changé la décision », a déclaré Tomer Moskowitz à la radio publique Kan.

« Il était important pour nous de faire comprendre à ceux de Roumanie, de Moldavie et d’autres pays qu’ils devraient envisager plus d’options et ne pas simplement arriver en Israël. »

Ses commentaires sont intervenus après que la ministre de l’Intérieur Ayelet Shaked a annoncé dimanche que ceux qui fuient l’invasion russe et qui ont des parents en Israël ne seront pas concernées par le plafond de 25 000 réfugiés non éligibles de facto à la citoyenneté israélienne.

Avant le changement, Israël devait limiter l’entrée à 5 000 réfugiés ukrainiens non éligibles à la citoyenneté, en plus des quelque 20 000 ressortissants ukrainiens déjà présents dans le pays lorsque la guerre a commencé.

Moskowitz a défendu la politique précédente, affirmant que l’objectif principal était d’empêcher les gens de simplement embarquer dans des avions pour demander l’asile une fois en Israël.

Il a affirmé qu’il était entendu dès le début que le plafond serait en place pour un temps limité.

Moskowitz a également reconnu que les responsables n’étaient pas en mesure d’estimer le nombre de réfugiés qui arriveront en Israël en vertu des nouvelles règles.

« Cependant », a-t-il dit, « nous pourrons y mettre un terme à tout moment ».

« Si dans deux semaines, nous voyons que les chiffres sont à un point auquel le pays ne peut pas faire face, nous réexaminerons la politique. »

Malgré les critiques virulentes de la politique, Moskowitz a déclaré que la principale raison du changement de dimanche était le dépôt d’une requête  devant la Haute cour ce week-end contre la politique antérieure du ministre de l’Intérieur. L’ambassade d’Ukraine en Israël a soutenu la pétition, qui affirme que le plafond d’entrée des réfugiés viole les accords internationaux entre Israël et l’Ukraine, ainsi que les conventions internationales auxquelles Israël a souscrit.

Selon Kan, des responsables du ministère de la Justice ont évoqué d’éventuelles difficultés juridiques dans le maintien du quota en raison de cet accord.

Lundi, la Haute cour a déclaré qu’elle entendrait la requête dans une semaine, rejetant la demande de l’État d’annuler l’affaire.

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