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Négociations en cours entre Israël et le Jihad islamique, avec l’aide de l’Egypte

Israël aurait accepté le principe d’une accalmie pour motifs humanitaires, déclinée par le groupe terroriste

Des soldats israéliens se tiennent près d'une batterie du système de défense antimissile du Dôme de fer dans le sud d'Israël, le 6 août 2022 (Crédit : Jack Guez / AFP)
Des soldats israéliens se tiennent près d'une batterie du système de défense antimissile du Dôme de fer dans le sud d'Israël, le 6 août 2022 (Crédit : Jack Guez / AFP)

Des négociations sont en cours pour parvenir à un cessez-le-feu entre Israël et le groupe terroriste du Jihad islamique palestinien, a déclaré dimanche un responsable au Times of Israel, alors que les combats dans la bande de Gaza faisaient rage pour le troisième jour consécutif.

Le président égyptien Abdel-Fattah al-Sissi a déclaré samedi que son gouvernement s’était engagé à trouver une solution et mettre un terme aux combats dans la bande de Gaza.

L’Égypte a joué un rôle central dans la médiation entre Israël et les terroristes basés à Gaza lors des récentes vagues de violence.

Interrogé sur ces pourparlers sous médiation égyptienne, le ministre du Renseignement Elazar Stern a déclaré dimanche à la radio de l’armée que l’opération militaire contre le Jihad islamique palestinien se poursuivrait jusqu’à ce que « nous soyons sûrs que le calme soit revenu dans le sud », tout en ajoutant qu’Israël était ouvert à un cessez-le-feu avec le groupe terroriste de Gaza.

« Israël est parvenu à d’excellents résultats avec cette opération », a-t-il assuré.

« S’ils continuent à nous tirer dessus, nous riposterons, mais si [le Jihad islamique] est prêt à conclure un accord, [qu’ils sachent que] nous ne cherchons pas le conflit », a déclaré Stern, membre du parti Yesh Atid du Premier ministre Yair Lapid.

Elazar Stern, membre de la Knesset. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

On a su, plus tôt dimanche, qu’Israël avait accepté le cessez-le-feu pour motifs humanitaires proposé par l’Égypte, mais que le Jihad islamique l’avait, lui, refusé.

Des sources palestiniennes anonymes ont déclaré à la Treizième chaine que deux créneaux horaires différents avaient été proposés pour l’arrêt des hostilités, 6 heures du matin lundi matin ou 3 heures mardi matin. On ignore à ce stade les motifs pour lesquels ces créneaux ont été proposés.

L’information de la Treizième chaine précise que le cessez-le-feu permettrait l’acheminement de carburant dans l’enclave côtière, pour alimenter la centrale électrique de la bande de Gaza.

La durée d’approvisionnement en électricité à Gaza est passé de 12 heures à quatre heures par jour.

Des sources israéliennes ont déclaré au site d’information Walla qu’Israël craignait qu’une détérioration de la situation humanitaire dans la bande de Gaza ne conduise le Hamas à se joindre aux combats. Jusqu’à présent, le groupe terroriste qui dirige Gaza n’a pas réagi.

Un Palestinien, sur le toit de sa maison, regarde la centrale électrique de Gaza après sa fermeture, dans la ville de Nusairat, au centre de la bande de Gaza, le 18 août 2020 (AP Photo/Khalil Hamra)

Le Jihad islamique aurait rejeté samedi une proposition similaire de cessez-le-feu, une source proche du groupe terroriste ayant déclaré à la télévision Al-Mayadeen, affiliée au groupe terroriste libanais du Hezbollah, que « le moment était venu de riposter aux crimes de l’occupant ».

Le porte-parole militaire, Ran Kochav, a déclaré dimanche aux journalistes que Tsahal avait frappé quelque 140 cibles du Jihad islamique à travers l’enclave côtière depuis le début de l’Opération Aube, commencée vendredi après-midi avec l’assassinat de Tayseer Jabari, commandant du groupe terroriste au nord de Gaza.

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