Netanyahu a rencontré le nouveau ministre allemand des Affaires étrangères
Rechercher

Netanyahu a rencontré le nouveau ministre allemand des Affaires étrangères

Lors d'une déclaration commune, les deux chefs de la diplomatie ont évoqué l'amitié entre leurs deux pays ainsi que les enjeux sécuritaires auxquels ils font face

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a rencontré cet après-midi à son bureau de Jérusalem le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, ancien ministre de la Justice nommé à son nouveau poste au début du mois.

Lors d’une déclaration commune, les deux responsables ont évoqué l’amitié entre leurs deux pays ainsi que les enjeux sécuritaires auxquels ils font face – en particulier la menace nucléaire iranienne.

Retrouvez ci-dessous l’intégralité de leur conférence de presse, telle que communiquée par le conseiller médiatique du bureau du Premier ministre.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu :

« Vous venez en ami, en grande amitié, et cette amitié est l’amitié traditionnelle entre l’Allemagne et Israël que les gouvernements successifs ont soutenue, y compris bien sûr celui d’Angela Merkel. Mais j’ai entendu vos propres remarques.

Heiko Maas : Je suis entré en politique à cause d’Auschwitz

Elles sont inspirantes, elles nous touchent le cœur, elles surviennent alors que j’en apprends de plus en plus sur votre propre histoire, votre propre perspective, vos propres convictions. Les choses que vous dites concernant l’Holocauste, les choses que vous dites concernant l’antisémitisme et le racisme sont des choses qui nous émeuvent et en inspirent beaucoup. Dans cet esprit, je vous souhaite la bienvenue.

Nous avons beaucoup à discuter. Nous avons déjà commencé cette conversation.

Nous faisons face à une région turbulente. Israël est la seule démocratie libérale dans un très large rayon, et en tant que tel nous partageons des valeurs communes et des intérêts communs, mais nous partageons ces intérêts avec beaucoup [de pays] dans la région – ceci afin d’empêcher la nucléarisation de l’Iran, d’empêcher, de mettre fin à l’agression iranienne, qui représente comme un tsunami dans notre région, et bien sûr de lutter contre le terrorisme.

Comme vous le savez, Israël aide de nombreux pays – beaucoup, beaucoup de pays – dans la lutte contre le terrorisme de l’Etat islamique et d’autres.

Mais nous apprécions également les contributions de l’Allemagne à la sécurité d’Israël, ce qui est important pour l’avenir d’Israël. C’est une chose que j’ai entendu d’Angela Merkel et de vous, et je veux que vous sachiez qu’elles sont profondément appréciées.

Alors bienvenue, mon ami. Bienvenue à Jérusalem.

Le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas :

Je suis très heureux de pouvoir vous rendre visite ici. Je suis venu très tôt, dès que j’ai pris le poste de ministre des Affaires étrangères, afin d’indiquer l’importance de l’amitié qui nous unit.

L’une de mes premières visites en arrivant ici était la visite de Yad Vashem. En tant qu’Allemand, c’était une visite très émouvante. Je voudrais dire clairement que la lutte contre le racisme et l’antisémitisme est importante pour moi. Où que j’aille, j’ai été accueilli avec beaucoup de chaleur. Les gens qui m’ont accueilli étaient très chaleureux. Je ne considère pas cela comme évident et je suis ému, comme si j’avais reçu un cadeau que je ne méritais pas.

Nous aimerions développer l’amitié entre Israël et l’Allemagne. Surtout à l’occasion du 70e anniversaire, nous aimerions également approfondir les liens avec la société civile.

En ce qui concerne nos objectifs, nous sommes du même avis. Peut-être y a-t-il une différence quant à la manière d’atteindre tel ou tel objectif, mais la place de l’Allemagne a toujours été aux côtés d’Israël et je l’explique clairement.

Nous sommes amis et, en tant qu’amis, nous pouvons être en désaccord sur diverses questions telles que l’accord de Vienne sur le problème nucléaire iranien. Nos opinions diffèrent aussi sur la question de deux Etats pour deux peuples, mais nous restons amis avant tout. Nous voulons entendre de nos amis leurs préoccupations et leurs craintes, c’est donc pourquoi je suis venu ici.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...