Netanyahu discute avec son homologue éthiopien pour accéder au site du crash
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Netanyahu discute avec son homologue éthiopien pour accéder au site du crash

Le Premier ministre et d'autres diplomates israéliens s'efforcent d'obtenir l'autorisation d'Addis Abebba de laisser l'équipe ZAKA rechercher les restes des victimes israéliennes

Un homme porte un débris d'avion sur le lieu du crash du Boeing d'Ethiopian Airlines, le 12 mars 2019. (Crédit : Michael TEWELDE / AFP))
Un homme porte un débris d'avion sur le lieu du crash du Boeing d'Ethiopian Airlines, le 12 mars 2019. (Crédit : Michael TEWELDE / AFP))

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est entretenu au téléphone, mercredi, avec son homologue éthiopien afin d’essayer d’obtenir son autorisation de laisser les secouristes israéliens intervenir sur le site du crash aérien, où ils espèrent retrouver les dépouilles des deux victimes israéliennes.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a fait savoir que Benjamin Netanyahu avait discuté avec Abiy Ahmed et que des diplomates israéliens en Afrique et à Jérusalem étaient en contact avec les autorités éthiopiennes afin que l’équipe de recherche de ZAKA puissent avoir accès au site du crash de l’avion.

Le Boeing de l’Ethiopian Airlines s’est écrasé dimanche peu après son décollage de la capitale, Addis Abeba, faisant 157 morts, dont les Israéliens Shimon Reem et Avraham Matsliah.

Le consul d’Israël en Ethiopie, Opher Dach, a indiqué que les spécialistes de ZAKA s’étaient rendus sur place « pour venir aider ».

Des équipes de secouristes transportent des sacs mortuaires sur le lieu du crash du Boeing d’Ethiopian Airlines, le 10 mars 2019. (Crédit : Michael TEWELDE / AFP)

Mardi, le consul a expliqué à la chaîne kényane privée Citizen TV que selon les rites funéraires judaïques, le défunt devait être enterré rapidement, « dans les 24 ou 48 heures maximum ». « Nous souhaitions intervenir très rapidement et commencer à tout identifier, » même les vêtements. « Nous estimons que tout compte. »

La plupart des restes retrouvés ont été réunis dans un hangar, a confié Dach, ajoutant : « Nous espérons avoir plus d’informations d’ici deux jours. »

Avraham Matsliah, 49 ans, de Maale Adumim, a été tué dans le crash d’un avion d’Ethiopian Airlines près d’Addis Ababa, le 10 mars 2019 (Crédit : Facebook)

Les analyses ADN n’ont pas encore commencé, d’après un porte-parole d’Ethiopian Airlines. Les victimes proviennent de 35 pays différents.

C’est le Kenya qui a été le plus touché par la tragédie, 32 de ses citoyens étaient en effet à bord de l’avion, suivi par le Canada avec 18 ressortissants. Et une vingtaine d’employés de l’ONU ont également péri dans le crash.

Il s’agit du second crash d’un Boeing 737 MAX 8 en moins de six mois. Les 189 passagers d’un vol de l’Indonesian Lion Air avaient en effet trouvé la mort en octobre.

Depuis la catastrophe, Ethiopian Airlines a immobilisé au sol ses six Boeing 737 MAX 8. Un nombre croissant de pays a décidé d’en faire de même ou même d’interdire le modèle de leur espace aérien.

Boeing a déclaré qu’il n’y avait aucune raison de bannir leurs avions incriminés des espaces aériens et ne pas prévoir d’émettre de nouvelles recommandations aux clients.

Mardi, l’équipe technique de Boeing est arrivée dans la capitale éthiopienne, rejoignant ainsi des experts en aéronautique venus des États-Unis, d’Israël et du Kenya pour apporter leurs aides aux enquêtes dirigés par les autorités locales.

Certains experts en aviation ont prévenu qu’il faudrait sans doute attendre des mois avant d’obtenir des réponses.

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