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Netanyahu rejette les propos de son fils sur les procureurs et la trahison

Le Premier ministre désigné a cependant insisté sur la liberté d'expression de son fils Yair, qui a accusé les fonctionnaires, impliqués dans l'affaire de son père, de "trahison"

Illustration: Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son fils Yair à Tel Aviv, le 23 janvier 2020. (Crédit : Aleksey Nikolskyi/Sputnik Kremlin Pool Photo via AP/Dossier)
Illustration: Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son fils Yair à Tel Aviv, le 23 janvier 2020. (Crédit : Aleksey Nikolskyi/Sputnik Kremlin Pool Photo via AP/Dossier)

Le Premier ministre désigné, Benjamin Netanyahu, a rejeté lundi les remarques de son fils qui semblaient suggérer que les procureurs soient mis à mort pour avoir porté plainte contre lui, tout en notant que tout le monde est libre de s’exprimer.

Sa déclaration est intervenue un jour après que Yair Netanyahu a déclaré que des fonctionnaires de police et des procureurs avaient commis une « trahison » – un crime passible de la peine de mort – et a semblé indiquer qu’ils devraient être condamnés à mort pour avoir évincé son père – actuellement jugé pour corruption – du pouvoir et « subverti la volonté du peuple ».

« J’aime mon fils Yair, qui est une personne indépendante avec ses propres opinions », a tweeté Netanyahu. « Bien que tout le monde ait le droit d’exprimer des critiques, je ne suis pas d’accord avec les choses qu’il a dites et qui ont été publiées hier. »

Quelques heures plus tard, le ministère public a déclaré dans un communiqué très ferme, qu’il « prenait très sérieusement les attaques verbales et physiques » contre les fonctionnaires, tout en ajoutant que « malheureusement, ces derniers jours, nous avons à nouveau été témoins de commentaires calomnieux et incitatifs qui n’ont que trop peu de légitimité », en réponse, semble-t-il, à l’interview du fils du Premier ministre désigné.

Yair Netanyahu, fils du Premier ministre désigné, Benjamin Netanyahu, arrivant pour une audience au tribunal dans le cadre du procès en diffamation intenté par l’ex-députée Stav Shaffir à Tel Aviv, le 29 novembre 2022. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Le ministère public, décriant une ambiance générale qui a conduit au « harcèlement incessant de fonctionnaires dévoués » par des militants, a déclaré que « les tentatives de dénigrer et de dissuader les fonctionnaires de police et les procureurs, qui travaillent jour et nuit pour le public et sa protection, sont vouées à l’échec ».

La directrice de l’Association des procureurs de l’État, Orit Korin, a averti que la sécurité des avocats était de plus en plus menacée par les discours incitatifs.

« Les déclarations faites au cours de la journée écoulée représentent une grave incitation qui est sans précédent, même selon les normes auxquelles nous sommes habitués », a déclaré Korin.

« Pas plus tard que la semaine dernière, un avocat a été attaqué dans une salle d’audience par un homme faisant l’objet de poursuites pénales », a-t-elle ajouté, faisant référence à une agression au tribunal de district de Tel Aviv qui fait actuellement l’objet d’une enquête.

« Nous avertissons que ce n’est qu’une question de temps avant qu’une catastrophe n’arrive. Il y a ceux qui iront plus loin, interpréteront les choses d’une certaine manière et décideront de passer à l’acte. Nous ne resterons pas les bras croisés et nous ne nous tairons pas. »

Yair Netanyahu a affirmé dimanche à la radio Galey Israël que les responsables avaient commis « un coup d’État délibéré ».

« Cela s’appelle un coup d’État, une trahison. Tout le monde est invité à consulter les lois de l’État d’Israël et à voir la punition pour trahison : ce n’est pas la prison », a-t-il déclaré à la station de radio.

Les commentaires du jeune Netanyahu, qui a l’habitude de faire des déclarations incendiaires, font écho aux attaques quasi-constantes contre les forces de l’ordre et le système judiciaire, les partisans du leader du Likud ayant cherché à délégitimer les affaires le concernant.

Benjamin Netanyahu est jugé dans trois affaires de corruption. Il est accusé de fraude et d’abus de confiance dans les affaires 1000 et 2000, et de corruption, fraude et abus de confiance dans l’affaire 4000.

A LIRE – Etat d’Israël vs. Netanyahu : détails de l’acte d’accusation du Premier ministre

En vertu du droit israélien, la trahison peut être punie de mort dans certains cas, mais Israël n’a appliqué la peine de mort pour ce crime qu’une seule fois, lorsqu’elle a été imposée par un tribunal militaire à l’officier de Tsahal Meir Tobianski pendant la guerre d’Indépendance de 1948, bien qu’il ait été entièrement disculpé à titre posthume. La seule autre occasion où la peine de mort a été prononcée depuis lors a été contre l’architecte de la « Solution finale », Adolf Eichmann, qui a été pendu en 1962 pour génocide et crimes contre l’Humanité.

Les accords de coalition pour la formation du nouveau gouvernement comprennent un projet visant à promulguer la peine de mort pour les terroristes.

Yair Netanyahu, qui s’est positionné comme un provocateur de droite, a régulièrement publié des messages incendiaires sur les réseaux sociaux et des tweets contre ceux qu’il estime avoir fait du tort à sa famille et à lui-même, allant parfois à l’encontre des conditions d’utilisation et des lois sur la diffamation.

Dans un tweet, publié plus tard dans la journée de dimanche, Yair Netanyahu a déclaré que son intention avait été de souligner « la gravité des crimes commis par ceux qui ont œuvré, selon la loi israélienne, et rien de plus, certainement pas d’appeler à nuire à qui que ce soit ».

Le Premier ministre désigné nie tout acte répréhensible dans les affaires le concernant et affirme, sans avancer de preuves, que les accusations sont le produit d’une chasse aux sorcières menée par la police et le ministère public. Alors que lui et certains de ses alliés ont publiquement nié que les réformes annoncées auront un impact sur les procédures judiciaires, d’autres y voient un lien évident.

La nouvelle procureure générale Gali Baharav-Miara lors d’une cérémonie d’accueil à Jérusalem le 8 février 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La Procureure générale, Gali Baharav-Miara, a averti que les propositions de réforme judiciaire de la nouvelle coalition, ainsi qu’un blitz législatif en cours qui comprend des changements aux lois fondamentales quasi-constitutionnelles d’Israël, pourraient faire d’Israël « une démocratie qui en aurait le nom, mais pas l’essence ».

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