Netanyahu salue la nouvelle stratégie américaine à l’égard de l’Iran
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Netanyahu salue la nouvelle stratégie américaine à l’égard de l’Iran

Le Premier ministre invite d’autres pays à emboîter le pas à Washington après que Pompeo a exposé les exigences américaines pour un nouvel accord nucléaire

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à droite) rencontre le président du Paraguay Horacio Cartes au bureau du Premier ministre à Jérusalem le 21 mai 2018. (AFP/POOL/Sebastian Scheiner)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à droite) rencontre le président du Paraguay Horacio Cartes au bureau du Premier ministre à Jérusalem le 21 mai 2018. (AFP/POOL/Sebastian Scheiner)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a applaudi lundi les Etats-Unis pour leur promesse d’imposer « les sanctions les plus fortes de l’histoire » sur l’Iran, a moins que le régime ne change sa politique, tout en appelant d’autres pays à suivre la voie de Washington.

« Pas d’enrichissement, des sanctions dures et l’Iran en dehors de la Syrie – nous pensons que c’est la seule politique qui puisse au final garantir la paix. Nous appelons tous les pays à suivre la voie des Etats-Unis », a déclaré Netanyahu lors d’une réception au ministère des Affaires étrangères en l’honneur du transfert de l’ambassade du Paraguay vers Jérusalem.

Le Sectéraire d’Etat américain Mike Pompeo a exposé lundi une liste précise des exigences américaines pour un nouvel accord sur le nucléaire iranien, dans son premier discours ambitieux soulignant la stratégie de Washington pour endiguer les ambitions nucléaires de la République islamique et son influence régionale « néfaste ».

Pompeo a dit qu’un accord plus fort imposerait que l’Iran cesse l’enrichissement d’uranium, qui était autorisé dans des limites strictes selon les termes de l’accord précédent. L’Iran devrait se détourner des piliers centraux de sa politique étrangère, y compris son implication en Syrie, au Yemen, au Liban et en Afghanistan.

« Cette liste peut sembler longue pour certains, mais c’est simplement le reflet de l’ampleur énorme du comportement néfaste de l’Iran », a déclaré Pompeo. « Les Etats-Unis n’ont pas créé ce besoin de changement de comportement. C’est l’Iran qui l’a fait ».

Ces déclarations ont été saluées par Netanyahu qui a dit : « Merci, l’Amérique. C’est la bonne politique ».

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo prend la parole à la Heritage Foundation, le 21 mai 2018, à Washington, DC. (Win McNamee/Getty Images/AFP)

Les demandes américaines règleraient ce qu’Israël considère être un manquement majeur de l’accord de 2015, à savoir le lien avec d’autres activités de l’Iran, y compris le soutien des terroristes et les menaces contre l’Etat juif, avec son programme nucléaire.

« L’Iran n’a pas besoin de centrifugeuses pour l’enrichissement », a dit Netanyahu. « Si l’Iran voulait poursuivre un programme nucléaire pacifique, il n’auraient pas besoin de cacher ses archives sur le nucléaire. »

Le Premier ministre faisait référence aux nombreux documents récupérés par Israël dans une opération du Mossad, transportés en secret vers l’Etat juif, et dévoilés par Netanyahu le 30 avril pour montrer que l’Iran avait menti au sujet de ses premières ambitions nucléaires.

Contrairement à l’Afrique du Sud et à la Libye, l’Iran n’a pas détruit ses archives sur le nucléaire quand il a démantelé son programme nucléaire, a dit Netanyahu. « Mais l’Iran a caché les archives, les a transférées d’un endroit à l’autre ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu présente les dossiers obtenus par Israël, qui prouvent que l’Iran a menti sur son programme nucléaire, au ministère de la Défense à Tel Aviv, le 30 avril 2018. (Miriam Alster/Flash90)

Dans son discours, Pompeo avait menacé d’imposer des sanctions contre Téhéran à moins qu’il ne change de politique.

« L’aiguillon des sanctions ne deviendra de plus en plus douloureuse que si le régime ne change pas le cap inacceptable et contre-productif qu’il a choisi pour lui-même et le peuple d’Iran », a déclaré le Secrétaire d’Etat américain.

« Les sanctions vont de nouveau être appliquées à pleine puissance, et de nouvelles vont venir », a-t-il averti. Le régime iranien devrait savoir que ce n’est que le début ».

Fustigeant l’accord international obtenu sous l’administration Obama, Pompeo a dit que le président américain Donald Trump était « prêt et capable » à négocier un nouvel accord, mais pas dans le contexte du Plan d’Action Global Commun (JCPOA), qui est le nom officiel de l’accord.

« Nous ne renégocierons pas le JCPOA lui-même », a-t-il dit.

Le nouveau chef de la diplomatie de Trump a également fait allusion à la possibilité d’une action militaire si les dirigeants iraniens devaient reprendre leur programme nucléaire.

« S’ils relancent leur programme nucléaire, ils auront de gros problèmes, de plus gros problèmes comme ils n’en ont jamais eu auparavant », a-t-il prévenu. Pompeo a également menacé « d’écraser » les alliés terroristes de l’Iran dans le monde. Il a dit que l’accord sur le nucléaire avait donné au régime « carte blanche » pour exercer une influence néfaste dans la région.

« Nous assurerons la liberté de nagivation dans les eaux de la région. Nous travaillerons à contrecarrer l’activité iranienne informatique néfaste. Nous traquerons les agents iraniens et leurs alliés du Hezbollah opérant dans le monde et nous les écraserons », a dit le Secrétaire d’Etat. « L’Iran n’aura jamais de carte blanche pour dominer le Moyen-Orient ».

Pompeo, l’une des plus grands détracteurs de l’accord dans l’administration, a promis de ne jamais laisser l’Iran développer une arme nucléaire tout en listant « 12 conditions » que les Etats-Unis considèrent être des préalables à n’importe quel accord solide avec la République islamique.

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