Nikki Haley : le mur Occidental est en Israël, l’ambassade américaine devrait être à Jérusalem
Rechercher

Nikki Haley : le mur Occidental est en Israël, l’ambassade américaine devrait être à Jérusalem

Avant la visite de Trump, l’ambassadrice américaine aux Nations unies se prononce sur un récent débat diplomatique de la souveraineté sur le lieu saint

Nikki Haley, ambassadrice des Etats-Unis auprès des Nations unies, pendant la conférence politique annuelle de l'AIPAC, le 27 pars 2017. (Crédit : capture d'écran)
Nikki Haley, ambassadrice des Etats-Unis auprès des Nations unies, pendant la conférence politique annuelle de l'AIPAC, le 27 pars 2017. (Crédit : capture d'écran)

L’ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley, a déclaré mardi que l’ambassade américaine en Israël devrait être déplacée de Tel Aviv à Jérusalem, une promesse électorale du président américain Donald Trump, et que le mur Occidental de la Vieille Ville de Jérusalem était en territoire israélien.

Ses propos ont été tenus en pleine querelle diplomatique entre les Etats-Unis et Israël sur la localisation du mur Occidental en Israël ou en Cisjordanie, comme l’a suggéré un employé du consulat américain de la ville, ainsi que dans un contexte d’interrogation sur la réalisation de la promesse électorale de Trump de déplacement de l’ambassade, dont même le président a semblé s’éloigner depuis son arrivée au pouvoir.

Trump sera en Israël les 22 et 23 mai, après un arrêt en Arabie saoudite. Il se rendra également à Bruxelles et au Vatican après avoir quitté le Moyen Orient.

Dans des extraits d’une interview avec CBN News diffusés mardi, Haley a déclaré : « évidemment, je pense que la capitale devrait être Jérusalem et que l’ambassade devrait être déplacée à Jérusalem, parce si vous regardez, tout leur gouvernement est à Jérusalem. Donc la plupart de ce qu’il se passe est à Jérusalem, et je pense que nous devons le voir tel que c’est. »

En ce qui concerne le mur Occidental, Haley a dit : « je ne sais pas quelle est la politique de l’administration, mais je pense que le mur Occidental est en Israël et je pense que c’est ainsi que nous l’avons vu et c’est ainsi que nous devons continuer à le voir […]. Nous avons toujours pensé que le mur Occidental était en Israël. »

L’interview complète d’Haley doit être diffusée mercredi.

Le sujet de la souveraineté israélienne sur le mur Occidental s’est imposé cette semaine quand des responsables israéliens ont demandé à l’équipe préparant la visite de Trump en Israël si le Premier ministre Benjamin Netanyahu pouvait l’accompagner au mur Occidental. Les Etats-Unis ont refusé et l’un des responsables a dit aux Israéliens que le site n’est « pas sur votre territoire. »

Israël a conquis Jérusalem Est, notamment la Vieille Ville et ses lieux saints, pendant la guerre des Six Jours de 1967 puis l’a annexée. L’Etat juif considère que toute Jérusalem est la capitale éternelle et indivisible d’Israël, une position qui n’est pas reconnue par la communauté internationale, Etats-Unis inclus.

Sean Spicer, attaché de presse de la Maison Blanche, pendant une conférence de presse du conseiller à la sécurité nationale H.R. McMaster, à la Maison Blanche, le 16 mai 2017. (Crédit : Olivier Douliery/AFP)
Sean Spicer, attaché de presse de la Maison Blanche, pendant une conférence de presse du conseiller à la sécurité nationale H.R. McMaster, à la Maison Blanche, le 16 mai 2017. (Crédit : Olivier Douliery/AFP)

Mardi, Sean Spicer, attaché de presse de la Maison Blanche, avait affirmé que le mur Occidental était « clairement à Jérusalem », quelques heures après que le conseiller à la sécurité nationale, H.R. McMaster, avait refusé de répondre à une question demandant si le gouvernement américain considérait que le mur Occidental était en territoire israélien. McMaster a répondu que la question « sonne comme une décision politique. »

Interrogé mardi sur le sujet, Spicer a dit aux journalistes que « le mur Occidental est évidement l’un des lieux les plus saints de la religion juive. Il est clairement à Jérusalem. »

« Mais c’est un sujet qui a des ramifications sérieuses. C’est un sujet qui sera discuté pendant le voyage du président, entre les parties qu’il rencontrera », a dit Spicer.

La brève remarque de McMaster est cohérente avec la politique américaine de longue date sur Jérusalem, qui considère que le statut de la ville sainte est un sujet qui doit être résolu pendant les négociations entre Israël et les Palestiniens.

Trump a cependant signalé qu’il était favorable à reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël. Même si sa promesse électorale d’y déplacer l’ambassade américaine semble être suspendue, des responsables américains ont indiqué que Trump pourrait faire un autre geste pour montrer la nouvelle attitude de Washington sur le statut de la ville.

Le signal de Trump pourrait être simplement symbolique, tel que identifier la ville comme « Jérusalem, Israël » sur les documents officiels de la Maison Blanche et les photographies prises pendant sa visite, selon des sources proches de la planification de son voyage. Ils n’ont pas été autorisés à s’exprimer publiquement et ont demandé à rester anonymes.

Les administrations précédentes ont refusé d’identifier Jérusalem comme étant en Israël, par crainte des répercussions diplomatiques.

Trump sera en Israël et en Cisjordanie les 22 et 23 mai. Sa visite au mur Occidental, confirmée officiellement par McMaster mardi, sera la première d’un président américain en exercice.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...