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Nouveau record de nouveaux cas de COVID ; Le « R-O » franchit le seuil de 2

37 887 cas ont été confirmés lundi, selon le ministère de la Santé mais un expert estime le vrai bilan quotidien à 100 000

La foule dans un marché dans la ville de Ramle, le 31 décembre 2021. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)
La foule dans un marché dans la ville de Ramle, le 31 décembre 2021. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)

Israël a connu un nombre record, encore une fois, de nouveaux cas de coronavirus, selon les chiffres du ministère de la Santé qui ont été diffusés mardi matin. 37 887 tests sont ainsi revenus positifs, lundi. Les sept jours précédents ont à chaque fois marqué un nombre record quotidien – un record qui était de 11 335 avant que ne s’abatte la vague entraînée par le variant Omicron.

Presque 5 000 cas supplémentaires avaient été enregistrés mardi à neuf heures du matin, montrent les chiffres.

Le nombre de malades gravement atteints s’élevait lundi à 247 – soit 25 de plus que la veille – et deux personnes sont mortes. 8 271 Israéliens ont succombé à des complications de la COVID-19 depuis le début de la pandémie.

Le nombre de cas actifs était de 185 753, mardi matin. Il n’y avait que 15 000 cas actifs il y a deux semaines.

Le taux de positivité des tests était de 11,38 %, mardi matin. Des experts estiment que de nombreux cas n’ont pas été détectés, l’État juif ayant remplacé le dépistage standard de type PCR par des tests antigéniques qui, pour certains, s’effectuent à domicile afin d’accorder la priorité des PCR aux Israéliens les plus vulnérables face à des complications du coronavirus.

Les tests à domicile ne concernent, par ailleurs, que les citoyens vaccinés âgés de moins de 60 ans.

Les responsables expliquent qu’Israël est aux prises avec le variant Omicron, qui se propage plus vite, et avec le variant Delta, plus dangereux, et ils disent être inquiets d’une éventuelle surcharge du système de soins alors qu’en parallèle, les cas de grippe commencent également à arriver dans les unités hospitalières.

Le taux de reproduction de base du virus, le « R-0 », qui indique combien de personnes en moyenne sont contaminées par un seul porteur du coronavirus, a franchi le seuil de 2 et il est actuellement de 2,05. Ce taux de transmission se base sur les données recueillies dix jours auparavant et toute valeur dépassant le 1 indique que l’épidémie est en essor.

Le professeur Eran Segal, de l’institut Weizmann, a déclaré à la chaîne publique Kan qu’il estimait que le nombre réel de nouveaux cas quotidiens était plutôt dans les 100 000 depuis quelques jours, et que la majorité de ces cas ne serait pas détectée en raison des capacités limitées de dépistage et de la politique consistant à réserver les tests PCR, plus précis, aux seuls groupes à risque.

Il a déclaré qu’il pensait que le nombre de nouveaux cas quotidiens serait encore multiplié par deux, voire trois, avant le pic de la vague actuelle – un pic qui pourrait survenir dans les deux prochaines semaines.

Eran Segal (Autorisation)

Le gouvernement a vivement recommandé au d’aller se faire immuniser et des doses sont encore à la disposition de tous les Israéliens à partir de l’âge de cinq ans.

Sur la population israélienne de 9,5 millions de personnes, 6 639 649 ont reçu au moins une dose de vaccin, indiquent les chiffres du ministère de la Santé. 5 979 310 en ont bénéficié de deux et 4 346 855 de trois.

La semaine dernière, l’État juif a commencé à distribuer un nouveau rappel aux personnes âgées et aux employés du secteur de la santé. 367 670 personnes avaient reçu cette quatrième dose mardi.

Une commission de conseil du ministère de la Santé a recommandé, lundi, de raccourcir la période de quarantaine des porteurs confirmés de la COVID-19 en la faisant passer de dix jours à une semaine. La hausse du taux de morbidité, entraînée par Omicron, envoie de plus en plus d’Israéliens à l’isolement, ce qui fait craindre des répercussions économiques si un nombre de plus en plus important de gens se retrouvent dans l’incapacité de travailler parce qu’ils sont malades ou qu’ils doivent s’occuper d’un enfant infecté ou en quarantaine, qui ne peut pas aller à l’école.

La presse israélienne a fait savoir que certains ministres du cabinet avaient demandé la réduction de la période de mise à l’isolement à cinq jours, inquiets d’une pénurie de main-d’œuvre. Kan a annoncé que des estimations avaient été présentées au Premier ministre Naftali Bennett, des estimations qui prévoient que 30 % des travailleurs pourraient devoir se mettre en quarantaine la semaine prochaine.

Lundi, le directeur-général de Pfizer a indiqué qu’il était difficile d’affirmer pour le moment que l’injection d’une quatrième dose du vaccin contre la COVID-19 qui a été développé par sa firme était nécessaire, mais il a annoncé qu’un vaccin adapté à Omicron serait disponible à partir du mois de mars.

De son côté, une équipe d’experts du ministère de la Santé s’est opposée à élargir l’administration d’une quatrième dose qui n’est actuellement proposée aux catégories de population les plus vulnérables face au coronavirus.

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