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Nucléaire: Washington prépare des « alternatives » en cas d’échec des négociations

"Sans progrès rapides", "l'accord sur le nucléaire iranien deviendra une coquille vide", a déclaré Anthony Blinken

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken pendant une conférence de presse conjointe au ministère des Affaires étrangères dans la capitale qatarie de Doha, le 7 septembre 2021. (Crédit : Olivier Douliery/Pool/AFP)
Le secrétaire d'État américain Antony Blinken pendant une conférence de presse conjointe au ministère des Affaires étrangères dans la capitale qatarie de Doha, le 7 septembre 2021. (Crédit : Olivier Douliery/Pool/AFP)

Les Etats-Unis préparent « activement » des « alternatives » à l’accord sur le nucléaire iranien avec leurs alliés en cas d’échec des négociations pour le sauver, a déclaré mardi le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken.

« Il sera bientôt trop tard, l’Iran n’est toujours pas engagé dans de vraies négociations », a-t-il dit lors d’une conférence de presse à Jakarta, reprenant à son compte le constat fait la veille par les Européens impliqués dans les négociations de Vienne avec Téhéran.

« Sans progrès rapides », « l’accord sur le nucléaire iranien deviendra une coquille vide », a-t-il ajouté, citant là-aussi les propos des négociateurs allemands, britanniques et français.

« Ce que nous voyons jusqu’ici, c’est que l’Iran perd un temps précieux en défendant des positions qui sont incompatibles avec un retour » à l’accord de 2015, a insisté le secrétaire d’Etat.

La ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, s’exprime lors d’une conférence de presse le dernier jour du sommet des ministres des Affaires étrangères du G7 à Liverpool, dans le nord-ouest de l’Angleterre, le 12 décembre 2021. (Crédit :
Jon Super / POOL / AFP)

S’il a fait valoir que la diplomatie demeurait « à ce jour » la « meilleure option », il a mis une nouvelle fois en garde : « Nous discutons activement avec nos alliés et partenaires des alternatives ».

Antony Blinken n’a toutefois pas voulu dire s’il considérait, comme l’a dit son homologue britannique dimanche, Liz Truss, que l’actuelle session de pourparlers à Vienne était celle de « la dernière chance » pour l’Iran.

Les négociations indirectes entre l’Iran et les Etats-Unis, par l’intermédiaire notamment des Européens, ont repris fin novembre à Vienne pour tenter de ressusciter l’accord de 2015 censé empêcher la République islamique de se doter de la bombe atomique, devenu moribond à la suite du retrait unilatéral des Etats-Unis trois ans plus tard sous la présidence de Donald Trump.

Le Palais Cobourg, lieu des pourparlers de relance du Plan d’action global conjoint (JCPOA), à Vienne, le 29 novembre 2021. (Crédit : VLADIMIR SIMICEK / AFP)

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