ONU : les appels à annexer la Cisjordanie « risquent de détruire les perspectives de paix »
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ONU : les appels à annexer la Cisjordanie « risquent de détruire les perspectives de paix »

"Il y a eu des appels à annexer certaines parties, ou même toute la 'Zone C'. Des positions aussi tranchées risquent de détruire les perspectives de paix", a déclaré Mladenov

L'implantation israélienne de Maale Adumim, en Cisjordanie, le 25 février 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
L'implantation israélienne de Maale Adumim, en Cisjordanie, le 25 février 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Les appels à l’annexion par Israël de tout ou partie de la Cisjordanie risquent de détruire les perspectives de paix dans la région, a prévenu mardi l’envoyé spécial de l’ONU pour le Moyen Orient.

Certains ministres israéliens ont demandé une annexion de territoires de Cisjordanie, et le prochain ambassadeur américain en Israël désigné par Donald Trump, David Friedman, a indiqué soutenir une telle proposition.

Mais l’envoyé spécial des Nations unies, Nickolay Mladenov, a mis en garde le Conseil de sécurité, qui se réunissait pour la première fois depuis l’adoption d’une résolution controversée demandant à Israël la fin de la construction dans les implantations.

« Après le vote, les émotions sur le terrain étaient très fortes, a-t-il noté. Il y a eu des appels à annexer certaines parties, ou même toute la ‘Zone C’ [qui couvre environ 60 % de la Cisjordanie]. Des positions aussi tranchées risquent de détruire les perspectives de paix. »

Nickolay Mladenov en 2013 (Crédit : ONU/Marco Castro)
Nickolay Mladenov en 2013 (Crédit : ONU/Marco Castro)

Mladenov a appelé toutes les parties à éviter les actions unilatérales qui pourraient « condamner d’avance une solution de statut final négociée ».

La résolution condamnant la politique d’implantation israélienne avait été adoptée par le Conseil de sécurité après l’abstention des Etats-Unis, alliés de longue date d’Israël, qui n’ont pas apposé leur veto comme c’est d’ordinaire le cas sur toute résolution critique vis-à-vis de l’Etat hébreu à l’ONU.

La résolution avait été adoptée avec 14 voix pour, sur les 15 membres du Conseil.

Lors de la conférence de Paris organisée dimanche, 70 pays ont affirmé leur soutien à une solution à deux états qui verrait un état palestinien coexister à côté d’Israël.

Les deux parties campent à l’heure actuelle sur des positions très éloignées et le processus de paix est à l’arrêt depuis 2014. L’attention est à présent tournée vers le nouveau président américain Donald Trump.

Celui-ci a déjà promis de déplacer l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem, une décision qui irait à l’encontre du consensus international en vigueur, selon lequel le statut de Jérusalem doit faire l’objet d’une négociation avec les Palestiniens.

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