Ouverture du procès en appel d’un ex-ténor du barreau pour agressions sexuelles
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Ouverture du procès en appel d’un ex-ténor du barreau pour agressions sexuelles

Sidney Amiel est accusé d'avoir profité de sa position d'avocat reconnu pour avoir violé une ancienne collaboratrice et s'être livré à des attouchements sur d'autres femmes

Entrée de la cour d'Assises des Hauts-de-Seine (Crédit : site officiel de la cour)
Entrée de la cour d'Assises des Hauts-de-Seine (Crédit : site officiel de la cour)

Le procès en appel de Sidney Amiel, âgé de 68 ans, un ex-avocat réputé du barreau de Chartres condamné à 10 ans de prison en première instance pour un viol et plusieurs agressions sexuelles sur des clientes et collaboratrices, s’est ouvert mardi devant la cour d’assises des Hauts-de-Seine.

Décrit par plusieurs collaboratrices comme un « obsédé sexuel » et un « manipulateur » avec « une image dégoûtante de la femme », l’homme est également accusé par son ex-belle fille de l’avoir agressée sexuellement lorsque celle-ci était mineure.

En cause notamment, un séjour en Israël au cours duquel, en lui étalant de la crème solaire sur le dos, il en aurait profité pour lui masser les fesses contre son gré.

La mère de la jeune fille, à laquelle il a été marié une dizaine d’années, a brossé aux enquêteurs le portrait d’un homme « malade, cinglé », qui n’a « ni morale, ni respect, ni conscience ».

« Ce qu’elle décrit de moi ne correspond en rien à ce que je suis », a déclaré l’accusé qui comparaissait libre à la barre, expliquant que ces propos étaient dictés par la colère de son ex-femme à son égard en raison de son infidélité chronique.

« J’aime les femmes au sens propre du terme », a-t-il insisté, niant toute violence ou agression à l’encontre du sexe opposé. « J’ai eu dans ma vie plusieurs femmes dont j’étais très amoureux et qui je crois m’étaient très attachées », a-t-il assuré, vêtu d’un costume bleu élégant. Interrogé sur sa sexualité, M. Amiel l’a qualifiée d' »emprunte d’amour ».

La plupart de ses anciennes collaboratrices le décrivent comme « quelqu’un d’extrêmement intelligent et manipulateur », a souligné une enquêtrice à la barre.

« C’était une affaire sensible, a rappelé une autre enquêtrice, car Me Amiel est un personnage connu sur Chartres ». Lors de l’enquête, il avait évoqué la possibilité d’un complot « professionnel, policier et antisémite » ourdi à son encontre par des concurrents.

Plus de 100 témoins sont appelés à témoigner pour ce procès qui doit durer jusqu’au 26 octobre. Au total, une trentaine de femmes, ayant fait état de gestes déplacés ou d’atteintes sexuelles, des faits prescrits dans leur immense majorité, doivent défiler à la barre.

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