Paris : Enquête suite au vandalisme de la stèle du jardin mémorial du Vel d’Hiv
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Paris : Enquête suite au vandalisme de la stèle du jardin mémorial du Vel d’Hiv

La stèle a été découverte vandalisée, maculée de couleur noire

La plaque de la Rafle du Vel d'Hiv face à la station de métro Bir-Hakeim (Crédit : CC BY SA 4.0)
La plaque de la Rafle du Vel d'Hiv face à la station de métro Bir-Hakeim (Crédit : CC BY SA 4.0)

Lundi dernier, la stèle du jardin mémorial des enfants du Vél d’Hiv’, située rue Nelaton, dans le 15e arrondissement parisien, derrière le quai de Grenelle, a été découverte vandalisée, maculée de couleur noire. Une enquête a été ouverte. Les images des caméras de surveillance devaient être analysées. Avant l’équipe de nettoyage, la police scientifique s’est également rendue sur place après la découverte des faits.

Mercredi, le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) a annoncé déposer plainte. « Ceux qui ont fait ça sont des lâches, a affirmé Sammy Ghozlan, son président. Ils s’attaquent aux enfants. Ça fait mal. »

Dans les colonnes du Parisien, le maire LR de l’arrondissement, Philippe Goujon, y a vu « l’œuvre d’un négationniste ».

« Les mots badigeonnés [recouverts, NDLR] à la peinture noire [sur la stèle] ont été choisis avec une très grande précision et attention », s’est indigné Philippe Goujon, qui a considéré l’affaire comme « grave ».

Ainsi, le chiffre « 4 115 » des enfants exterminés disparaît, ainsi que le mot « extermination » dans « camp d’extermination », « abominablement » dans « mise à mort dans des conditions abominablement cruelles », et la phrase « ils furent tués en totalité ».

Le jardin mémorial des enfants du Vel d’Hiv’ a été inauguré en 2017, en hommage aux 4 115 enfants raflés par la police de Vichy les 16 et 17 juillet 1942, avant d’être conduits à Auschwitz.

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