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Perquisitions au club de Mouscron, soupçonné d’être contrôlé par Pini Zahavi

Le super agent de joueurs, qui a participé au transfert de la star brésilienne Neymar du FC Barcelone vers le PSG est au centre d'une enquête de la justice belge

L'agent de joueurs de football israélien Pini Zahavi (Crédit : capture d'écran / YouTube)
L'agent de joueurs de football israélien Pini Zahavi (Crédit : capture d'écran / YouTube)

Des perquisitions ont été menées mercredi dans le cadre d’une enquête pour escroquerie et blanchiment autour du club de football belge de Mouscron, soupçonné d’être contrôlé par l’agent Pini Zahavi, artisan de la venue de Neymar au PSG, a-t-on appris de sources concordantes.

Trois personnes ont été arrêtées au cours de sept perquisitions, menées dans la commune bruxelloise de Laeken, ainsi qu’à Mouscron et Celles, près de Tournai (ouest), est-il indiqué dans un communiqué du parquet fédéral.

« Ces perquisitions ont été menées à la fois dans les bureaux du club de football de Mouscron, au domicile de responsables de ce club et au siège de deux associations sportives », est-il précisé.

Le super agent israélien Pini Zahavi, qui a participé au transfert de la star brésilienne Neymar du FC Barcelone vers le PSG pour un montant record de 222 millions d’euros à l’été 2017, ne fait pas partie des personnes interpellées, a précisé une source proche du dossier.

M. Zahavi est pourtant au centre de l’enquête de la justice belge pour son influence supposée au sein du club belge.

Un premier volet de l’enquête, ouverte en avril 2018, porte sur de « potentiels faux, usage de faux et escroquerie ».

Selon le parquet fédéral, « des sociétés étrangères auraient permis de camoufler le contrôle du club de Mouscron par un agent de joueurs, le dénommé P.Z. ».

Or, en Belgique, un agent n’a pas le droit de posséder un club et la justice suspecte Mouscron d’avoir déposé de faux documents devant les instances sportives belges pour obtenir une licence lui permettant d’évoluer en première division.

L’enquête vise « à vérifier si ces manœuvres présumées auraient permis au club de Mouscron d’avoir été illégitimement maintenu en division 1 en ayant organisé une structure de contrôle du club via des sociétés offshore », explique le parquet.

Un second volet de l’enquête concerne « des soupçons de blanchiment » d’argent. La justice belge suspecte Mouscron « d’être soutenu par un financement illicite de plusieurs millions d’euros émanant de sociétés offshore ».

Selon la presse belge, Pini Zahavi avait repris le Royal Excel Mouscron en 2015 par l’intermédiaire d’un fonds maltais, avant de le céder un an plus tard à une société gérée par son neveu.

Le club est ensuite passé au premier semestre 2018 aux mains de l’homme d’affaires thaïlandais Pairoj Piempongsant.

Mais selon un article publié le 9 novembre dans le quotidien belge Le Soir, qui s’appuie sur des documents des « Football Leaks », Pini Zahivi continue malgré tout de « graviter » autour du club de Mouscron.

Cette enquête judiciaire est distincte de celle pour fraudes et corruption qui ébranle le football belge depuis octobre, concernant des matchs truqués et des commissions sur des transferts dissimulées au fisc.

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