Pour Onfray, le déni entourant le meurtre de Sarah Halimi aura de lourdes conséquences
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Pour Onfray, le déni entourant le meurtre de Sarah Halimi aura de lourdes conséquences

Dans sa dernière chronique vidéo hebdomadaire publiée sur son site personnel, Michel Onfray revient sur le silence médiatique ayant entouré la mort de Sarah Halimi

Michel Onfray, en mai 2009. (Crédit : Alexandre López/CC BY 2.0/WikiCommons)
Michel Onfray, en mai 2009. (Crédit : Alexandre López/CC BY 2.0/WikiCommons)

Scrutant de près l’actualité durant cette campagne présidentielle pour les besoins d’un livre en cours d’écriture, Michel Onfray s’est ébahit, dit-il, de n’avoir vu passer aucune actualité concernant le meurtre de cette femme juive défenestrée de son appartement dans le quartier de Belleville a Paris.

« Sarah Halimi est donc morte deux fois, du fait que son meurtre n’a pas reçu l’attention qu’il méritait », accuse Onfray.

Celui qui a signé l’appel des 17 intellectuels pour « que la vérité soit dite dans l’affaire Sarah Halimi » pointe ceux qui, dans la presse ou ailleurs, n’ont pas rendu compte de cet événement, aveuglés par l’idée « que l’Islam est une religion de paix, de tolérance et d’amour. »

Il prédit une « vengeance du réel », par un retour des partis extrémistes a une échéance plus ou moins lointaine.

Sarah Halimi, défenestrée en avril 2017 à Paris (Crédit : autorisation)
Sarah Halimi, défenestrée en avril 2017 à Paris (Crédit : autorisation)

S’il accuse les médias de dédouaner d’antisémitisme Kobili Traore, l’homme accusé du meurtre de Sarah Halimi, il se trompe en affirmant que des témoins l’ont entendu crier « sale juive ».

C’est justement sur ce point que se déploie tout l’effort des avocats de la famille Halimi. Me Buchinger a décidé de demander au juge d’instruction de qualifier ce meurtre de crime antisémite, malgré l’absence de preuves directes.

Il en expliquait les raisons au Times of Israël :

« Les témoins, au nombre de cinq ou six, ont entendu beaucoup de paroles islamistes. Mais le mot juif n’a pas été entendu par les témoins, il l’a traité de tous les noms mais pas de juive, ou de ‘sale juive’ non, ce qui ne veut pas dire que pendant les moments de torture et de barbarie, il ne l’a pas fait. »

« D’autre part, le caractère islamiste est en effet très clair : le fait de traiter cette pauvre femme de Satan (“Sheitan”), de réciter des sourates du Coran, de crier Allah Akbar… Il voulait très certainement tuer une infidèle. »

« Alors pourquoi je parle d’antisémitisme ? Car il savait qu elle était juive. Très clairement. Elle habitait juste au-dessus de l’appartement de sa mère. Et des accrochages avaient déjà eu lieu. Il n’est pas allé par hasard chez la seule juive religieuse de l’immeuble. »

Pour les avocats de la famille Halimi, ce faisceau de preuves ne laisse que peu de place au doute.

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