Pour Stefanik, candidate au poste de gouverneur de NY, Mamdami est un « communiste antisémite »
Dans sa vidéo de campagne, l'élue américaine, proche de Trump, a fait référence à ses audiences de présidents d'université sur l'antisémitisme sur les campus, cherchant à renforcer son image de défenseur des Juifs US
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JTA — Vendredi, la représentante américaine Elise Stefanik a annoncé sa candidature au poste de gouverneur de New York. La Républicaine cherche à tirer parti de sa notoriété en tant que fervente défenseure de la communauté juive américaine pour accéder à des fonctions plus élevées.
Stefanik s’apprête à défier la candidate démocrate sortante Kathy Hochul, qui a, en apportant son soutien au maire élu de New York Zohran Mamdani en dépit des critiques anti-Israël de ce dernier, provoqué la colère de nombreux Juifs de New York.
Dans une vidéo annonçant la candidature de Stefanik au poste de gouverneur, une voix off souligne son « combat contre la folie woke dans nos écoles », alors qu’un titre faisant référence à ses audiences sur l’antisémitisme dans les campus remplit l’écran.
Stefanik, qui n’est pas juive, a été l’une des voix les plus virulentes à s’être élevées au Capitole pour condamner l’antisémitisme depuis les attaques du Hamas du 7 octobre 2023 et la guerre à Gaza. Ses interrogatoires incessants des présidents d’université à propos du climat dans lequel évoluaient les étudiants juifs sur les campus ont été reconnus comme ayant conduit à la démission des dirigeants de Harvard, de l’université de Pennsylvanie et d’autres établissements.
De nombreuses invitations à s’adresser à des groupes juifs, parmi lesquels l’Anti-Defamation League et la Yeshiva University (qui lui a décerné la plus haute distinction de l’école orthodoxe moderne, malgré les objections de nombreux professeurs) ont suivi. Ses nouveaux alliés l’ont soutenue, malgré le fait que Stefanik ait, par le passé, pris la défense de la théorie antisémite du « Grand Remplacement » et en dépit d’autres aspects troublants de son histoire, qui ont déconcerté les juifs libéraux.
Stefanik, qui souhaite devenir la première républicaine depuis George Pataki à emménager dans la résidence du gouverneur, à Albany, semble vouloir placer le thème de l’antisémitisme au coeur de sa campagne. Dans sa vidéo, elle attaque Hochul pour le soutien apporté par la gouverneure à Mamdani, affirmant que Hochul « s’est rapprochée d’un communiste antisémite, partisan de la suppression des fonds alloués à la police et de l’augmentation des impôts ». Hochul, pour sa part, fait face à une primaire difficile dans laquelle elle doit affronter son bras droit, qui avait soutenu Mamdani bien avant le début de la campagne électorale, et qui est marié à une cinéaste juive.
Parmi les soutiens républicains à la campagne de Stefanik que la candidate a retweetés vendredi matin figuraient Leo Terrell, à la tête d’un groupe de travail sur l’antisémitisme au sein de l’administration Trump, et Inna Vernikov, conseillère municipale de New York, juive et ouvertement pro-Israël.
« Elise Stefanik va nettoyer nos campus universitaires de la pourriture qui les ronge, et s’attaquer de front à l’antisémitisme ! », a écrit Vernikov.
Fidèle alliée du président américain Donald Trump, Stefanik était en passe de devenir son ambassadrice auprès des Nations unies, où elle s’était engagée à défendre haut et fort Israël. Sa nomination a été retirée, afin de la garder à la Chambre des représentants où elle peut aider à protéger la faible majorité républicaine. Mais Stefanik, depuis lors, vise une tribune plus importante.
Son annonce intervient alors que le Parti républicain fait face à une guerre civile interne sur la question de l’antisémitisme de droite. Des personnalités comme le commentateur Tucker Carlson, le directeur de la Heritage Foundation et le vice-président JD Vance ont en effet essuyé des critiques pour avoir embrassé ou omis de condamner des points de vue antisémites. Stefanik était absente du sommet de la Coalition juive républicaine de cette année, où différents orateurs ont fustigé l’antisémitisme de droite.
la Communauté du Times of Israël !







