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Près de 45 ans de sanctions internationales contre l’Iran

Les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Union européenne appellent à un élargissement des sanctions avec pour objectif d'endiguer et de détériorer les capacités militaires iraniennes

Un homme passant devant une bannière représentant des missiles lancés à partir d'une représentation de la carte de l'Iran colorée avec le drapeau iranien, dans le centre de Téhéran, le 15 avril 2024. (Crédit : Atta Kenare/AFP)
Un homme passant devant une bannière représentant des missiles lancés à partir d'une représentation de la carte de l'Iran colorée avec le drapeau iranien, dans le centre de Téhéran, le 15 avril 2024. (Crédit : Atta Kenare/AFP)

Retour sur près de 45 ans de sanctions internationales contre l’Iran, des premières après la prise d’otages dans l’ambassade américaine à Téhéran à celles attendues dans les prochains jours après l’attaque iranienne inédite contre Israël.

L’économie iranienne subit une inflation galopante et voit plonger sa monnaie, le rial. L’approvisionnement en médicaments ou en matériel médical est particulièrement affecté.

Gel d’avoirs après prise d’otages

En avril 1980, Washington décrète un embargo sur les biens de consommation et gèle 12 milliards de dollars d’avoirs iraniens après la prise d’otages à l’ambassade américaine de Téhéran (du 4 novembre 1979 au 20 janvier 1981).

Produits iraniens bannis des États-Unis

Début 1984, Washington place l’Iran sur sa liste noire des pays soutenant le terrorisme, pour son rôle présumé dans les attentats de Beyrouth du 23 octobre 1983 (241 militaires américains tués).

En octobre 1987, le président Ronald Reagan interdit les importations de produits iraniens et certaines exportations vers l’Iran, en réplique aux attaques iraniennes contre les forces américaines dans le Golfe.

Le président Ronald Reagan, à Ellis Island, en mai 1987 (Crédit : Harry Hamburg/NY Daily News via Getty Images)

Embargo total

En juin 1995, Bill Clinton décrète un embargo total contre l’Iran accusé de soutenir le terrorisme international.

Le Congrès américain adopte l’année suivante la loi dite « d’Amato » qui prévoit des représailles contre les entreprises étrangères investissant dans le secteur pétrolier iranien.

L’ONU s’attaque au nucléaire iranien

Le président iranien Ebrahim Raissi (2e à droite) écoutant une explication tout en regardant une centrifugeuse lors d’une exposition sur les réalisations nucléaires de l’Iran, à Téhéran, en Iran, le 9 avril 2022. (Crédit : Bureau du président iranien)

En 2005, le président iranien conservateur Mahmoud Ahmadinejad relance le programme nucléaire – connu sous le nom de JCPOA.

Soupçonnant l’Iran de vouloir se doter de l’arme nucléaire, l’ONU annonce un train de sanctions.

De 2006 à 2010, quatre résolutions prévoient des sanctions économiques et commerciales contre des entités liées aux programmes nucléaire et balistique iraniens, gèlent leurs avoirs et ceux de personnalités. S’y ajoutent notamment un embargo sur l’armement iranien et des restrictions sur les prêts à Téhéran.

Washington et Bruxelles pas en reste

De leur côté, les États-Unis interdisent en 2008 aux banques américaines de servir d’intermédiaire dans le transit de fonds avec l’Iran. Entre 2010 et 2012, sont annoncées des mesures de rétorsion contre les groupes étrangers investissant dans le pétrole iranien. Le secteur automobile est également visé.

L’Union européenne, elle, proscrit en 2010 l’assistance technique ou le transfert de technologies pétrolières à l’Iran, gèle fin 2011 les avoirs de 243 entités iraniennes, impose début 2012 un embargo pétrolier, gèle les avoirs de la Banque centrale d’Iran, puis interdit les transactions entre banques européennes et iraniennes.

Levée de sanctions

En 2015, l’accord international historique sur le nucléaire iranien, censé garantir que l’Iran ne se dote pas de l’arme nucléaire, prévoit que les sanctions prises depuis 2006 concernant le programme nucléaire soient levées par étapes.

Un Iranien lisant un exemplaire du quotidien « Omid Javan » portant une photo du président américain de l’époque Donald Trump avec un titre qui se lit en persan, « Trump fou et JCPOA logique (Joint Comprehensive Plan of Action) », devant un kiosque dans la capitale Téhéran, le 14 octobre 2017. (Crédit : STR/AFP)

Trump rétablit les sanctions

En 2018, Donald Trump sort les États-Unis de l’accord et réimpose de sévères sanctions économiques. Téhéran riposte en se désengageant progressivement du JCPOA.

L’Europe tente de contourner les nouvelles sanctions américaines avec un mécanisme de troc baptisé Instex, activé pour la première fois en mars 2020 en pleine première vague du Covid-19 pour livrer du matériel médical à l’Iran. Mais Instex n’a pas réussi à s’imposer et a été liquidé en 2023.

Biden négocie mais continue de sanctionner

Depuis l’arrivée de Joe Biden à la Maison Blanche début 2021, Washington négocie indirectement avec l’Iran pour réintégrer l’accord. Mais le président poursuit la politique de sanctions en réaction aux violations des droits humains, aux livraisons d’armes iraniennes à la Russie ou aux cyber-attaques.

Washington et Bruxelles ont pris plusieurs trains de sanctions depuis la répression sanglante des manifestations après la mort en septembre 2022 de Mahsa Amini, arrêtée à Téhéran par la police des mœurs.

Au printemps 2023, le Royaume-Uni, l’Union européenne et les Etats-Unis ont notamment renforcé leurs sanctions contre le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), armée idéologique de l’Iran.

Sanctions imminentes après l’attaque contre Israël

Le porte-parole de l’armée israélienne, le contre-amiral Daniel Hagari (à droite) et son adjointe Masha Michelson à côté d’un missile balistique iranien qui a été intercepté et est tombé dans la mer Morte quelques jours plus tôt, lors d’une visite des médias, à la base militaire de Julis, à proximité de Kiryat Malachi, le 16 avril 2024. (Crédit : Gil Cohen-Magen/AFP)

Les États-Unis ont annoncé mardi qu’ils renforceraient dans les prochains jours leurs sanctions visant l’Iran, après son attaque contre Israël le 13 avril, la première jamais menée depuis le territoire iranien.

Londres et Bruxelles ont également appelé à un élargissement des sanctions.

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