Près de 50 000 Turcs toujours en détention après la tentative de coup d’état de 2016
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Près de 50 000 Turcs toujours en détention après la tentative de coup d’état de 2016

Le ministre de l’Intérieur précise que les partisans présumés de Gülen arrêtés sont des policiers, des soldats, des juges, des administrateurs et des civils ; 863 suspects sont toujours recherchés

Des personnes, principalement des soldats turcs, accusées d'avoir tenté d'assassiner le président Erdogan pendant une tentative de coup d'état en juillet, sont escortées par les forces de sécurité pour être présentées au tribunal de Mugla, le 20 février 2017. (Crédit : Bulent Kilic/AFP)
Des personnes, principalement des soldats turcs, accusées d'avoir tenté d'assassiner le président Erdogan pendant une tentative de coup d'état en juillet, sont escortées par les forces de sécurité pour être présentées au tribunal de Mugla, le 20 février 2017. (Crédit : Bulent Kilic/AFP)

Le ministre turc de l’Intérieur a annoncé dimanche que 47 155 personnes étaient en détention suite aux purges massives qui ont suivi le coup d’état militaire raté de 2016.

Suleyman Soylu a annoncé à la télévision turque que 113 260 personnes avaient été arrêtées, qui seraient toutes membres du mouvement illégal islamique Gülen, suite à la tentative de coup qui avait fait 249 morts, selon l’agence de presse turque Anadolu.

« Parmi les détenus, il y a 10 732 policiers, 7 643 soldats, et 168 généraux. 2 575 sont des juges et des procureurs. 26 177 sont des civils, [et] 208 des administrateurs locaux », a déclaré le ministre.

Soylu a précisé que 23 861 personnes avaient été libérées, et que 41 499 étaient en liberté conditionnelle et toujours surveillées. Il a ajouté que 863 suspects étaient toujours recherchés.

Religieux turc et opposant au régime d'Erdogan, Fethullah Gülen dans sa résidence de Saylorsburg, en Pennsylvanie, le 18 juillet 2016. (Crédit : Thomas Urbain/AFP)
Religieux turc et opposant au régime d’Erdogan, Fethullah Gülen dans sa résidence de Saylorsburg, en Pennsylvanie, le 18 juillet 2016. (Crédit : Thomas Urbain/AFP)

Les officiers renégats de l’armée turque avaient utilisés des tanks, des avions de chasse et des hélicoptères le 15 juillet dernier pour tenter de renverser le gouvernement. Ils avaient attaqué le Parlement et d’autres bâtiments cruciaux.

La Turquie avait accusé le réseau des partisans du religieux musulman Fethullah Gülen, qui habite aux Etats-Unis et est un ancien allié devenu ennemi du président turc Recep Tayyip Erdogan.

Gülen, dont la Turquie souhaite obtenir l’extradition des Etats-Unis pour qu’il puisse être jugé, a démenti toute implication dans la tentative de coup d’état.

Le gouvernement avait déclaré l’état d’urgence après la tentative et lancé une importante répression contre le mouvement de Gülen, déclaré organisation terroriste. Des dizaines de milliers de partisans présumés de Gülen ont été purgés du service public.

L’AFP a contribué à cet article.

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