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Procès Netanyahu : le tribunal reporte finalement après le reportage de Calcalist

Le tribunal donne à l'accusation jusqu'à mardi 14 heures pour répondre aux questions concernant l'espionnage téléphonique illicite présumé par la police

Le chef de l'opposition Benjamin Netanyahu au tribunal de district de Jérusalem, le 22 novembre 2021. (Crédit ; Oren Ben Hakoon/Pool)
Le chef de l'opposition Benjamin Netanyahu au tribunal de district de Jérusalem, le 22 novembre 2021. (Crédit ; Oren Ben Hakoon/Pool)

Revenant sur sa position antérieure, le tribunal de district de Jérusalem a annoncé lundi qu’il suspendait finalement le procès en cours du chef de l’opposition Benjamin Netanyahu pour obtenir des réponses sur les allégations d’espionnage téléphonique qu’aurait mené la police.

Le tribunal donne à l’accusation jusqu’à mardi 14 heures pour répondre aux questions concernant l’espionnage téléphonique illicite, et les juges se réuniront mercredi pour discuter de la façon de procéder, a finalement déclaré le tribunal.

Le tribunal avait précédemment rejeté une demande des avocats de Netanyahu de suspendre le procès en raison d’allégations selon lesquelles la police israélienne aurait utilisé le logiciel espion Pegasus du groupe NSO pour pirater les téléphones d’un large éventail de personnalités publiques – y compris des associés et des membres de la famille de Netanyahu ainsi que plusieurs personnes actuellement impliquées dans le procès – sans aucun contrôle ou approbation judiciaire.

Selon le journal Calcalist, dont la source n’a pas été révélée, la police aurait piraté les téléphones, entre autres, de l’ancien PDG de Walla, Ilan Yeshua, les anciens directeurs généraux du ministère des Communications, Shlomo Filber et Avi Berger; Iris Elovitch, l’épouse de Shaul Elovitch, l’ancien actionnaire majoritaire de Bezeq, qui sont tous deux défendeurs dans l’affaire 4000, les anciens PDG de Bezeq, Dudu Mizrachi et Stella Hendler; l’ancien rédacteur en chef de Walla, Aviram Elad, et d’autres journalistes de Walla.

Dans l’affaire 4000, l’une des trois affaires de corruption pour lesquelles l’ancien Premier ministre est jugé, Benjamin Netanyahu est accusé d’avoir influé sur des décisions réglementaires en tant que ministre des Communications et Premier ministre, qui auraient énormément profité à Elovitch, en échange d’un contrôle éditorial sur le site d’information Walla.

Netanyahu nie les accusations portées contre lui.

A LIRE – Etat d’Israël vs. Netanyahu : détails de l’acte d’accusation du Premier ministre

Ronit Tirosh, la principale procureure dans le procès de Netanyahu, se dit convaincue qu’aucune preuve utilisée dans l’affaire n’a été obtenue illégalement.

« Nous sommes convaincus que les documents dont nous disposons ont été recueillis conformément à des ordres légaux et conformes » dit-elle, citée par Haaretz.

Selon Tirosh, la police enquêtant sur d’autres infractions présumées de Netanyahu n’a pas eu besoin d’une ordonnance distincte du tribunal pour rassembler des preuves dans l’Affaire 4000 car « tout se résume à notre avis, à une seule affaire criminelle »

« Nous pensons qu’il n’y a pas eu de problème avec l’ordonnance » a dit la procureure.

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