Prolongation du mandat du chef de la police par intérim au-delà des élections
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Prolongation du mandat du chef de la police par intérim au-delà des élections

Les ministres ne souhaitent pas nommer de nouveau chef avant les élections nationales pour éviter des problèmes juridiques et les suspicions de parti pris politique

Le chef de la police par intérim Motti Cohen lors d'une cérémonie marquant la nouvelle année juive au siège de la police israélienne de Jérusalem, le 5 septembre 2018 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le chef de la police par intérim Motti Cohen lors d'une cérémonie marquant la nouvelle année juive au siège de la police israélienne de Jérusalem, le 5 septembre 2018 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le mandat du chef de la police par intérim Motti Cohen a été prolongé de quatre mois sur accord du gouvernement, soit après les élections d’avril.

Motti Cohen restera en poste jusqu’au 17 mai.

Le ministre de la Sécurité publique Gilad Erdan l’avait nommé début décembre après le retrait de son premier choix pour le poste, Moshe Edri, dont la candidature avait été rejetée par un panel de votants.

Cohen avait été choisi comme solution de secours pour 45 jours, en attendant que le gouvernement ne propose un autre candidat. Mais la dissolution de la Knesset le 24 décembre dernier est venue contrecarrer ces plans. Traditionnellement, les gouvernements évitent de faire de nouvelles nominations à des postes importants de la fonction publique en amont des élections.

Erdan avait annoncé le 4 janvier qu’il demanderait au gouvernement de prolonger le mandant de Cohen.

Le ministre de la Sécurité publique Gilad Erdan annonce les candidats au poste de chef de la police pour succéder à Roni Alsheich, le 13 septembre 2018. (Roy Alima/Flash90)

Dans un communiqué, le ministre avait alors expliqué qu’une nomination permanente en période d’élections « ferait l’objet de suspicions de la part des sphères judiciaire et publique. » D’après lui, les citoyens pourraient percevoir cette nomination comme politique. Il doute également disposer de l’autorité judiciaire pour le faire avant le jour de l’élection.

« Même s’il existe des candidats appropriés pour le poste, c’est la bonne décision à prendre à l’approche des élections », expliquait-il.

Par le passé, la Haute-cour de justice a déjà rejeté des nominations en période campagne électorale, mais avait laissé la porte ouverte à des « cas exceptionnels ».

Dans le même temps, des dirigeants de la police nationale israélienne ont appelé à une nomination permanente au plus vite. Un mandat par intérim prolongé, ont-ils dit aux ministres, peut entraîner la suspension d’autres nominations à des postes importants au sein de la police et compromettre planification et approvisionnement sur le long terme.

Après le retrait d’Edri fin novembre, Erdan avait réalisé une autre série d’entretiens avec des cadres de la police et d’autres agences pour trouver d’autres candidats au poste.

Gilad Erdan (à gauche) et Moshe Edri (2e à partir de la gauche), lors d’une cérémonie d’adieu au chef de la police sortant Roni Alsheich à Beit Shemesh, le 29 novembre 2018 (Yonatan Sindel/Flash90)

Motti Cohen est considéré comme un candidat sérieux au poste, de même que le chef de la police de Tel Aviv, David Bittan, le commandant de la police du district de Judée et Samarie, Moshe Barkat, et leur homologue du district du nord, Alon Asor. Erdan envisagerait, par ailleurs, la candidature de responsables des services de sécurité de haut-rang, externes à la police.

Si Cohen finissait par être nommé de façon permanente, il suivra la voie de son frère, David Cohen, qui officia également comme chef de la police par intérim en 2007 dans l’attente d’un remplaçant, avant de finalement remporter le poste de 16e chef de la police du pays entre 2007 et 2011.

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