Motti Cohen, chef de la police par intérim, pressenti pour le poste
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Motti Cohen, chef de la police par intérim, pressenti pour le poste

Après l'échec de la nomination d'Edri, Cohen, frère d'un ancien chef de la police par intérim devenu chef en 2007, est le nouveau favori du ministre de la Sécurité intérieure

Le commandant du district du sud  Motti Cohen lors d'une cérémonie marquant la nouvelle année juive au siège de la police israélienne de Jérusalem, le 5 septembre 2018 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le commandant du district du sud Motti Cohen lors d'une cérémonie marquant la nouvelle année juive au siège de la police israélienne de Jérusalem, le 5 septembre 2018 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le chef de police adjoint, Motti Cohen, qui est actuellement chef de la police en intérim pour une durée de 45 jours, serait pressenti pour remplacer l’ancien chef de police Roni Alsheich, qui a pris sa retraite lundi, alors que le gouvernement peine à trouver un nouveau dirigeant pour les forces de l’ordre.

Le précédent candidat du gouvernement le général de division Moshe Edri a annoncé mercredi qu’il se retirait de la course après que la commission consultative des nominations l’a rejeté et que de nouvelles questions sur sa conduite pendant le processus de nominations ont éveillé des interrogations.

La décision de vendredi et l’imminence de la retraite d’Alsheich lundi ont conduit les ministres à approuver dimanche la nomination de Motti Cohen, qui dirige la police dans le district du sud, en tant que chef de police par intérim. Son mandat expirera le 16 janvier.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de l’Intérieur Aryeh Deri n’ont pas pris part au vote de dimanche par crainte d’un conflit d’intérêts en raison des enquêtes policières dont ils font l’objet.

L’ancien chef de la police israélienne David Cohen. (Crédit : Wikipedia/Dudy Levy/CC BY)

Selon de nombreuses informations diffusées jeudi, Cohen est pressenti comme le prochain candidat après le 16 janvier, battant ainsi au moins six autres candidats.

Cohen, 56 ans, était chargé des efforts de lutte antiterroriste à Tel Aviv durant la vague d’attentats-suicides qui a marqué la seconde intifada, et a démantelé l’une des organisations criminelles les plus dangereuses d’Israël, celle de la famille Lavi, alors qu’il était chef de la police du district du Centre entre 2009 et 2013.

Si Cohen est nommé chef de police, il suivra les pas de son frère David Cohen, qui a aussi été chef de police par intérim en 2007 pendant le processus de recherche avant de devenir le 16e chef de la police entre 2007 et 2011.

Les autres candidats sont l’adjoint au chef de police Bentzi Sau, l’adjoint au chef de la police de Jérusalem Yoram Halevy, le chef de la police de Tel Aviv David Bitan, et trois autres candidats des rangs de l’armée pressentis pour le poste – Sammy Turgeman, le général de division de réserve du Commandement du Sud ; le général de division de réserve de l’armée de l’air Amir Eshel, et l’ancien chef du Commandement du Centre et actuel chef du département de l’armée chargé de l’Iran, le général de division Nitzan Alon.

Le ministre israélien de la Sécurité intérieure Gilad Erdan, à droite, et le chef de la police Jérusalem de l’époque Moshe “Chico” Edri, à gauche, lors d’une conférence de presse au complexe russe de Jérusalem, le 7 octobre 2015 (Crédit : Marc Israel Sellem/POOL)

Le ministre de la Sécurité intérieure Gilad Erdan, encore sous le coup de l’échec de la nomination d’Edri, serait réticent à nommer un outsider. Alsheich, est arrivé dans la police après des années au sein des services de sécurité du Shin Bet et des services de contre-espionnage, et selon l’entourage d’Erdan, a régulièrement eu des différends avec le ministre.

Erdan a fait savoir, sans donner d’explications, qu’il ne souhaitait pas nommer les deux candidats déjà validés par la commission Goldberg, le chef de la police de Jérusalem Yoram Halevi et David Bitan, actuel chef de la police de Tel Aviv.

Une source proche d’Erdan a déclaré mercredi aux journalistes que « le choix se portera désormais sur une personne qui peut travailler avec la Commission Goldberg, et non pas sur celui qui est un futur chef de police méritant et talentueux, en termes d’expérience opérationnelle et managériale. Nous proposons des gens qui ont plus de 30 ans de carrière dans la police, qui ont pris des dizaines de milliers de décisions. Il y aura toujours un petit quelque chose à redire [de critiquable] sur leur passé. La question qui se pose c’est ‘est-ce suffisant pour disqualifier quelqu’un qui à tant à offrir au pays ?’. »

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