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Refonte judiciaire : Violences policières lors des manifestations à Tel Aviv

Les affrontements à coup de grenades incapacitantes ou de canon à eau ont été sans précédent lors de ces rassemblements ; il y a eu 11 blessés et 39 arrestations

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Des policiers à cheval s'opposant à des manifestants qui protestent contre le projet de réforme du système judiciaire du gouvernement, à Tel Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)
    
Des policiers à cheval s'opposant à des manifestants qui protestent contre le projet de réforme du système judiciaire du gouvernement, à Tel Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)
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Des secouristes soignant un homme blessé après le déploiement de la police montée et l'utilisation de grenades incapacitantes pour disperser des manifestants qui bloquent une route principale pour protester contre le projet de refonte du système judiciaire du gouvernement, à Tel Aviv, en Israël, le 1er mars 2023. (Crédit : Oded Balilty/AP)
    
Des secouristes soignant un homme blessé après le déploiement de la police montée et l'utilisation de grenades incapacitantes pour disperser des manifestants qui bloquent une route principale pour protester contre le projet de refonte du système judiciaire du gouvernement, à Tel Aviv, en Israël, le 1er mars 2023. (Crédit : Oded Balilty/AP)
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La police déployant un canon à eau pour disperser des manifestants qui bloquent une route principale pour protester contre les projets du gouvernement de remanier le système judiciaire, à Tel Aviv, en Israël, le 1er mars 2023. (Crédit : Oded Balilty/AP)
    
La police déployant un canon à eau pour disperser des manifestants qui bloquent une route principale pour protester contre les projets du gouvernement de remanier le système judiciaire, à Tel Aviv, en Israël, le 1er mars 2023. (Crédit : Oded Balilty/AP)
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Des manifestants bloquant une route et se heurtant à la police qui a déployé des gaz lacrymogènes alors qu'ils protestent contre la refonte judiciaire prévue par le gouvernement, à Tel Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)
    
Des manifestants bloquant une route et se heurtant à la police qui a déployé des gaz lacrymogènes alors qu'ils protestent contre la refonte judiciaire prévue par le gouvernement, à Tel Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)
  • Des manifestants bloquant une route et se heurtant à la police qui a déployé des gaz lacrymogènes alors qu'ils protestent contre la réforme du système judiciaire prévue par le gouvernement, à Tel Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)
    Des manifestants bloquant une route et se heurtant à la police qui a déployé des gaz lacrymogènes alors qu'ils protestent contre la réforme du système judiciaire prévue par le gouvernement, à Tel Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)
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La police montée s'opposant aux manifestants qui protestent contre le projet de réforme du système judiciaire du gouvernement, à Tel Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)
    
La police montée s'opposant aux manifestants qui protestent contre le projet de réforme du système judiciaire du gouvernement, à Tel Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)
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La police faisant face à des manifestants qui protestent contre le projet de réforme du système judiciaire du gouvernement, à Tel Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)
    
La police faisant face à des manifestants qui protestent contre le projet de réforme du système judiciaire du gouvernement, à Tel Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)
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Des manifestants bloquant une route et affrontant la police alors qu'ils protestent contre le projet de réforme du système judiciaire du gouvernement, à Tel Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)
    
Des manifestants bloquant une route et affrontant la police alors qu'ils protestent contre le projet de réforme du système judiciaire du gouvernement, à Tel Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)
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Des manifestants affrontant la police alors qu'ils protestent contre le projet de réforme du système judiciaire du gouvernement, à Tel Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)
    
Des manifestants affrontant la police alors qu'ils protestent contre le projet de réforme du système judiciaire du gouvernement, à Tel Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)
  • Des manifestants bloquant une route et affrontant la police alors qu'ils protestent contre le projet de réforme du système judiciaire du gouvernement, à Tel Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)
    Des manifestants bloquant une route et affrontant la police alors qu'ils protestent contre le projet de réforme du système judiciaire du gouvernement, à Tel Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)
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Un policier s'agenouillant sur le cou d'un manifestant lors d'une manifestation contre la refonte du système judiciaire prévue par le gouvernement, à Tel Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Twitter)
    
Un policier s'agenouillant sur le cou d'un manifestant lors d'une manifestation contre la refonte du système judiciaire prévue par le gouvernement, à Tel Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Twitter)
  • La police montée se heurtant à des personnes qui manifestent contre la refonte judiciaire prévue par le gouvernement, à Tel Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)
    La police montée se heurtant à des personnes qui manifestent contre la refonte judiciaire prévue par le gouvernement, à Tel Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)
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Des manifestants bloquant une route et affrontant la police alors qu'ils protestent contre le projet de réforme du système judiciaire du gouvernement, à Tel Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)
    
Des manifestants bloquant une route et affrontant la police alors qu'ils protestent contre le projet de réforme du système judiciaire du gouvernement, à Tel Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)
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La police faisant face à des manifestants qui protestent contre le projet de réforme du système judiciaire du gouvernement, à Tel Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)
    
La police faisant face à des manifestants qui protestent contre le projet de réforme du système judiciaire du gouvernement, à Tel Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)
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Des manifestants affrontant la police alors qu'ils protestent contre la refonte judiciaire prévue par le gouvernement, à Tel Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)
    
Des manifestants affrontant la police alors qu'ils protestent contre la refonte judiciaire prévue par le gouvernement, à Tel Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)
  • Des secouristes soignent un homme blessé après le déploiement de policiers à cheval et l'utilisation de grenades assourdissantes pour disperser des manifestants qui bloquaient une route principale pour protester contre le projet du gouvernement de réformer le système judiciaire, à Tel Aviv, en Israël, le 1er mars 2023. (Crédit : Oded Balilty/AP)
    Des secouristes soignent un homme blessé après le déploiement de policiers à cheval et l'utilisation de grenades assourdissantes pour disperser des manifestants qui bloquaient une route principale pour protester contre le projet du gouvernement de réformer le système judiciaire, à Tel Aviv, en Israël, le 1er mars 2023. (Crédit : Oded Balilty/AP)
  • Des Israéliens affrontant la police lors d'une manifestation contre la refonte judiciaire prévue par le gouvernement israélien, à Tel Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)
    Des Israéliens affrontant la police lors d'une manifestation contre la refonte judiciaire prévue par le gouvernement israélien, à Tel Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)

Alors que les manifestants de tout le pays ont continué leurs rassemblements contre l’initiative de réforme du système judiciaire avancée par le gouvernement au cours d’une « Journée nationale de perturbations« , des violences ont éclaté à Tel Aviv alors que la police a tenté de maîtriser les manifestants qui se sont efforcés de bloquer l’autoroute Ayalon.

Les agents des forces de l’ordre – pour la première fois depuis que le mouvement de protestation a commencé, il y a environ deux mois – ont utilisé des gaz lacrymogènes, des grenades incapacitantes et des canons à eau pour disperser les manifestants qui s’étaient réunis à côté des tours Azrieli.

Au moins onze personnes blessées lors de ces heurts avec la police ont été pris en charge dans des hôpitaux pour des hématomes, des coupures ou des brûlures. Un homme aurait perdu une oreille, apparemment après avoir été blessé par une grenade assourdissante.

39 personnes ont été arrêtées dans ces manifestations qui ont attiré des milliers de personnes qui ont eu lieu dans tout le pays bloquant des routes et perturbant le service ferroviaire. Sur une vidéo qui a été largement partagée en ligne, un agent de la police des frontières apparait en train de maîtriser un homme en plaçant son genou sur sa nuque pour le maîtriser.

Des images de la scène qui a eu lieu à l’échangeur Hashalom, à Tel Aviv, montre la police utiliser des gaz lacrymogènes et des grenades incapacitantes, les manifestants scandant « vous devriez avoir honte ».

Des policiers à cheval sont également intervenus.

Un peu plus tard, la police a commencé à utiliser des canons à eau pour tenter de disperser la foule. Certains manifestants ont confié aux médias avoir été blessés lors d’altercations avec la police au principal rassemblement.

Une vidéo montre un groupe d’agents aux prises avec un manifestant. Ce dernier est ensuite immobilisé au sol, un policier plaçant son genou sur sa nuque pour le maîtriser, aidé par ses collègues.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a accusé le chef de l’opposition, le député Yaïr Lapid, de « semer l’anarchie », affirmant que les appels à manifester contre le plan de réforme du système judiciaire sans pour autant chercher de compromis par le biais de négociations était un moyen de pousser à de nouvelles élections législatives.

« Il est interdit de frapper la police », a déclaré Netanyahu aux journalistes réunis à la Knesset, « et il est interdit de perturber la vie du pays, de bloquer les routes ».

« Lapid refuse de trouver un accord. Il n’a pas répondu à notre appel au dialogue que nous avons lancer et que nous continuons de lancer en toute bonne foi ; il veut empêcher cela. Il veut provoquer une crise de gouvernance, je dirais même une crise constitutionnelle pour conduire à de nouvelles élections », a-t-il continué.

Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, à la Knesset à Jérusalem, le 5 février 2023. (Crédit : Oren Ben Hakoon/Flash90)

Lapid a écrit sur Twitter en réponse que  » la seule anarchie ici est celle qui est créée par le gouvernement, dont vous avez perdu le contrôle ».

« L’homme qui a donné des explosifs à Ben Gvir pour jouer avec, savait que cela se terminerait avec une explosion, a-t-il ajouté, faisant référence au ministre d’extrême-droite de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir.

L’opposition a indiqué qu’elle ne négocierait pas avec le gouvernement tant que la campagne « coup de poing législative » continuerait au Parlement. La coalition refuse de mettre en pause le processus législatif, malgré la demande du président qui a réclamé l’arrêt de l’avancée des lois controversées pour ouvrir la porte à la discussion.

Ces manifestations surviennent également alors que la commission de la Constitution, du Droit et de la Justice à la Knesset a approuvé un projet de loi soutenu par le gouvernement qui limiterait de manière stricte la capacité de la Haute-cour à rejeter des législations. L’opposition a boycotté le vote d’approbation du texte au sein de la commission, furieuse de la prise en charge du processus par le président de cette dernière, le député d’extrême-droite Simcha Rothman.

Alors que la police affrontait ardemment les manifestants, Ben Gvir était présent au centre de Commandement de la police, faisant une réunion d’évaluation de la situation avec le chef de la police israélienne, Kobi Shabtaï et le responsable des forces de l’ordre à Tel Aviv, Ami Eshed.

Ben Gvir a soutenu les initiatives prises par les policiers, disant aux responsables qu’il devait y avoir « zéro tolérance à l’égard des anarchistes ».

Le ministre, dans ses propos, a évoqué spécifiquement les manifestants « qui attaquent des policiers, qui franchissent des barricades posées par les forces de l’ordre et qui prônent l’anarchie ».

Lapid, de son côté, a appelé les forces de l’ordre à permettre aux manifestants de se rassembler pacifiquement, recommandant vivement au chef de la police « d’ignorer les initiatives politiques dangereuses et irresponsables de Ben Gvir qui veut encore davantage enflammer la situation ».

« Les protestataires sont des patriotes israéliens et d’anciens soldats de Tsahal – ils se battent au nom des valeurs de liberté, de justice et de démocratie », a-t-il affirmé.

Lapid a ajouté que le travail de la police « est de permettre aux Israéliens de faire part de leur opinion et de se battre pour ce pays qu’ils aiment tellement ».

Netanyahu avait déjà émis, dans la journée, un communiqué condamnant « l’anarchie » des manifestants et soutenant l’appel de Ben Gvir à la tolérance zéro  contre les protestataires qui bloquaient les routes.

« Nous n’accepterons pas la violence contre les policiers, le blocage des routes et les violations flagrantes des lois », a déclaré Netanyahu dans un communiqué. « Le droit de manifester n’équivaut pas au droit à l’anarchie ».

Netanyahu a affirmé qu’il accordait pleinement « son soutien au ministre de la Sécurité nationale, Ben Gvir, ainsi qu’au chef de la police et aux policiers, qui travaillent contre ceux qui violent la loi et perturbent la vie des citoyens israéliens ».

Le Premier ministre s’est par ailleurs trouvé dans l’obligation d’annuler sa participation à une cérémonie de remise des diplômes des officiers de la marine, prévue mercredi soir.

Selon le l’agenda du Bureau du Premier ministre, Netanyahu aurait dû prendre la parole à la cérémonie à Haïfa à 17h mais il ne figurait plus dans la liste des intervenants dans l’après-midi. Une annulation qui semble liée aux manifestations.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d’une discussion à la Knesset, le 1er mars 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Les manifestants ont aussi bloqué la Route 1, installant des barbelés et des chaînes sur la principale route qui relie Jérusalem à la côte. D’autres ont perturbé le service ferroviaire en empêchant la fermeture des portes des trains.

La ministre des Transports, Miri Regev, a écrit sur Twitter que « les citoyens israéliens ne sont pas vos otages ».

« Du fil barbelé, des barrages routiers, l’arrêt des trains, les dégâts essuyés par l’économie et les risques posés à la vie humaine », a-t-elle écrit. « Ce ne sont pas des manifestations, c’est une tentative de coup d’État menée par des délinquants anarchistes ! »

« La réforme n’est qu’une excuse médiocre pour l’incapacité des médias et de la gauche à accepter la loi de l’électorat », a-t-elle poursuivi. « Le peuple est souverain, ce n’est le cas ni des bureaucrates, ni d’un groupe de politiciens mécontents en échec. Nous resterons où nous sommes. Il va falloir vous y habituer. »

Les députés de la coalition interprètent souvent les manifestations comme un mécontentement des résultats des législatives de novembre dernier alors qu’il s’agit plutôt des réformes qui les déclenchent.

« La police a décidé de faire monter les choses d’un cran »

Plusieurs manifestants ont fait part de l’agressivité des policiers contre les manifestants.

Omri Lavi a raconté à la Treizième chaîne qu’une grenade incapacitante avait explosé tout près de lui pendant la manifestation, le blessant à la jambe. « J’ai des coupures sur mes jambes et j’ai besoin d’aller me faire soigner. »

Lavi a ajouté qu’une femme assise à côté de lui « saignait de l’oreille » après l’explosion de la grenade. « Il n’y a aucun doute sur le fait que la police a décidé de faire monter les choses d’un cran aujourd’hui. Elle nous considère comme les ennemis de la nation. »

Ive Eileen, 42 ans, arrivé à la manifestation dans la matinée, a expliqué au Times of Israel que malgré les arrestations et les dénonciations « d’anarchie » de la part du ministre de la Sécurité nationale, les rassemblements étaient « non-violents ».

« Personne n’a sauté sur les policiers – ce sont eux qui ont sauté sur nous. J’ai été égratigné par une policière, a-t-il dit, montrant une coupure mineure sur son bras.

Shira Aronof, 32 ans, originaire d’Allemagne, qui vit en Israël depuis l’âge de 19 ans, a noté avoir été témoin des violences contre les manifestants.

« J’ai vu beaucoup de bousculades, beaucoup de grenades incapacitantes qui n’étaient pas nécessaires. Les rassemblements sont pacifiques dans leur grande majorité », a-t-elle dit. « Vous pouvez constater que les gens ont peur des deux côtés. C’est très tendu. »

Des policiers maîtrisent au sol un militant lors d’une manifestation contre la refonte du système judiciaire prévue par le gouvernement israélien, à Tel Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)

Pour sa part, Nava Rozolyo, une manifestante, a expliqué que sa famille – qui vote pour le Likud – a été « choquée » par la réforme du système judiciaire et que cette dernière ne figurait pas telle qu’elle est présentée aujourd’hui sur le programme de campagne du parti.

Cette avocate de 36 ans vit à Tel Aviv mais elle est originaire d’une famille religieuse de Jérusalem.

« Ma famille a voté pour le Likud, certains ont voté pour Ben Gvir parce qu’ils pensaient qu’il serait en mesure de renforcer la sécurité, a-t-elle expliqué, notant que la refonte judiciaire a fait regretter certains membres de sa famille d’avoir voté pour Netanyahu.

« Ce n’est qu’après les élections qu’ils ont réalisé et ils sont en état de choc en regardant ce qui se passe aujourd’hui. Ma mère dit qu’elle est incapable de seulement regarder les informations, elle est terrifiée face à ce qu’il va arriver », a-t-elle ajouté.

Lorsqu’on lui a demandé pourquoi ils n’étaient pas plus nombreux à participer aux manifestations à travers le pays, Rozolyo a répondu « qu’ils ont peur de sortir du placard », en se basant sur ce qu’elle a dit être des conversations privées avec plusieurs partisans du Likud mécontents.

Marchant en parallèle de la manifestation, un couple d’âge moyen a déclaré qu’il aurait rejoint la manifestation, mais qu’il en a été dissuadé par les autres causes qui ont été revendiquées.

« La manifestation aurait dû porter uniquement sur la réforme du système judiciaire, mais au lieu de cela, elle a également porté sur Huwara », a déclaré l’homme d’une cinquantaine d’années, qui a refusé de donner son nom. « Le problème n’est pas à Huwara. »

Il faisait référence à un déchaînement de résidents d’implantations dans la ville de Cisjordanie lundi soir, où ils ont mis le feu à des voitures et à des bâtiments pour se venger de la mort de deux Israéliens lors d’une attaque terroriste survenue plus tôt dans la même journée.

Des secouristes soignent un homme blessé après le déploiement de policiers à cheval et l’utilisation de grenades assourdissantes pour disperser des manifestants qui bloquaient une route principale pour protester contre le projet du gouvernement de réformer le système judiciaire, à Tel Aviv, en Israël, le 1er mars 2023. (Crédit : Oded Balilty/AP)

La « journée de perturbation » de mercredi comprenait une série de manifestations et de marches de protestation prévues dans tout le pays, ainsi que des grèves temporaires sur divers lieux de travail et établissements scolaires, le blocage de routes et des « visites à domicile » aux demeures de députés et de ministres de la coalition.

« Israël ne deviendra pas une dictature – les millions de personnes qui sont descendues dans la rue au cours des huit dernières semaines l’ont clairement fait savoir – et nous passons maintenant à l’action directe », ont déclaré les organisateurs dans un communiqué. Ils ont appelé la police à ignorer Ben Gvir, le qualifiant de « brute de cour d’école » et à laisser les manifestations se dérouler pacifiquement.

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