Réorganisation de Tsahal : nouveaux critères pour les correspondants militaires
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Réorganisation de Tsahal : nouveaux critères pour les correspondants militaires

Cette annonce fait suite à une requête du Times of Israel devant la Haute Cour de justice concernant le traitement préférentiel d'autres organes d'information

De gauche à droite, le ministre de la Défense Avigdor Liberman, le porte-parole sortant de Tsahal, le général de division Moti Almoz, le nouveau porte-parole de Tsahal, le général Ronen Manelis, le général Gadi Eisenkot, chef d'état-major de Tsahal, portent un toast lors d'une cérémonie au cours de laquelle Manelis est officiellement entré en fonction, au quartier général de l'armée à Tel Aviv, le 18 mai 2017. (Unité du porte-parole de l'armée israélienne)
De gauche à droite, le ministre de la Défense Avigdor Liberman, le porte-parole sortant de Tsahal, le général de division Moti Almoz, le nouveau porte-parole de Tsahal, le général Ronen Manelis, le général Gadi Eisenkot, chef d'état-major de Tsahal, portent un toast lors d'une cérémonie au cours de laquelle Manelis est officiellement entré en fonction, au quartier général de l'armée à Tel Aviv, le 18 mai 2017. (Unité du porte-parole de l'armée israélienne)

L’Unité du porte-parolat de l’armée a annoncé mardi qu’elle introduisait de nouveaux critères déterminant qui peut être considéré comme correspondant militaire, suite aux plaintes répétées du Times of Israel pour discrimination dans la diffusion de l’information.

Les correspondants militaires reconnus comme tels par l’armée israélienne bénéficient d’un traitement préférentiel de la part de l’Unité du porte-parolat, y compris des réunions d’information régulières avec des officiers supérieurs, des informations sur les dernières nouvelles avant les autres journalistes et d’autres avantages.

L’année dernière, le Times of Israel a déposé une requête auprès de la Haute Cour de justice afin que son correspondant militaire, Judah Ari Gross, soit reconnu par Tsahal. L’armée a déclaré que la demande a servi, en partie, à motiver sa décision de former une commission consultative externe en septembre dernier.

Cette commission a conclu que le modèle actuel permettant de déterminer qui est qualifié comme correspondant militaire – dans lequel une organisation externe et autonome, connue sous le nom de Groupe des correspondants militaires, prend la décision sans critères ou exigences clairs – est profondément problématique et injuste.

En mai, la commission, qui était dirigée par un juge à la retraite de la Cour suprême et des experts dans le domaine des communications et du journalisme, a publié un rapport décrivant ces problèmes et recommandant comment l’armée pourrait y remédier.

La commission a déclaré que l’Unité du porte-parolat de Tsahal était fondée à avoir un groupe restreint de correspondants militaires qui bénéficieraient d’un traitement préférentiel, mais que la décision de savoir qui est considéré comme correspondant militaire devrait être fondée sur des directives claires et non sur les caprices d’un organe extérieur. Bien que les critères établis soient importants, le rapport indique que le porte-parole de Tsahal devrait également disposer d’une certaine souplesse pour décider qui peut être considéré comme correspondant militaire.

Mardi, le porte-parole de Tsahal, Ronen Manelis, qui doit quitter son poste dans le courant du mois, a annoncé qu’il acceptait sans réserve les recommandations de la commission.

Dans un communiqué, l’Unité du porte-parolat de Tsahal a déclaré qu’elle formerait un nouveau groupe de correspondants militaires officiellement reconnus comptant environ 25 membres.

Selon Tsahal, ils seraient composés de représentants des 25 principaux organes d’information du pays, en fonction du nombre de journalistes certifiés travaillant pour lui, de la taille de son lectorat, de son audience, de son audience sur les réseaux sociaux, de son « influence » estimée par Yifat, la société israélienne de communication.

« Dans le même temps, il convient de préciser que tous les journalistes et organes de presse disposant d’un certificat du Bureau de presse du Gouvernement continueront de recevoir normalement des réponses de l’Unité du porte-parolat de Tsahal », a déclaré l’armée.

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