Réouverture des musées français : Les expositions parisiennes à ne pas manquer
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Réouverture des musées français : Les expositions parisiennes à ne pas manquer

(Re)découvrez les œuvres de Yaacov Agam, Pierre Dac, Jean Besancenot, Sarah Moon ou encore Victor Brauner

Le « Salon Agam » de l’artiste israélien Yaacov Agam, dans les collections du Centre Pompidou. (Crédit : AGAM / Hervé Veronese / Centre Pompidou)
Le « Salon Agam » de l’artiste israélien Yaacov Agam, dans les collections du Centre Pompidou. (Crédit : AGAM / Hervé Veronese / Centre Pompidou)

Les musées français doivent rouvrir leur porte ce 15 décembre, avec l’allégement prévue des restrictions sanitaires dans tout le pays.

En cette fin d’année, plusieurs expositions consacrées à des artistes juifs ou touchant de près ou de loin la communauté sont à découvrir à Paris.

Parmi elles : celles, bien sûr, du Musée d’art et d’histoire du judaïsme. Témoignage direct sur un monde aujourd’hui disparu, « Juifs du Maroc, 1934-1937 » présente les photos de Jean Besancenot, sur lesquelles le temps semble s’être figé. Elle aura lieu jusqu’au 18 avril.

L’exposition-hommage à Pierre Dac, humoriste et comédien, maître de l’absurde, qui présida à la naissance de l’humour contemporain, se prolongera jusqu’au 25 avril (réservation en ligne est indispensable).

Tahala, région du Souss. Femmes juives en costume traditionnel. (Crédit : Collection Sarah Assidon-Pinson © Adagp, Paris, 2020)

L’institution, installée dans l’Hôtel de Saint-Aignan, rue du Temple, propose également les œuvres vidéo de l’artiste israélienne Maya Zack, consacrées à la mémoire.

Mardi 15 décembre, à 19h, une rencontre sera organisée à l’occasion du centenaire de la naissance de l’écrivain et penseur Albert Memmi, décédé en mai dernier. Jeudi, à 19h, le quatuor Béla interprétera des pièces de Pavel Haas, Hans Krása et Erwin Schulhof – trois compositeurs disparus dans la Shoah.

Cette semaine, le Musée d’art et d’histoire du judaïsme a acquis aux enchères la quasi-totalité des dessins d’audience du procès de Rennes de Dreyfus (août 1899) et de Zola (février 1898) signés Maurice Feuillet. Sur les 61 lots présentés, 57 ont été achetés par le musée, pour une somme totale de 40 000 €.

Yaacov Agam's iconic fountain in Dizengoff Square in Tel Aviv (photo credit: Michal Dahan)
La célèbre fontaine de Yaacov Agam sur la place Dizengoff à Tel Aviv. (Crédit : Michal Dahan)

En cette fin d’année, le Centre Pompidou a lui invité l’artiste israélien Yaacov Agam, précurseur du mouvement cinétique. Il a ainsi conçu une exposition à la Galerie des enfants et accroché ses œuvres dans le Musée « pour permettre aux enfants de découvrir et expérimenter l’art et la création », écrit l’institution.

« L’ensemble de la proposition de Yaacov Agam repose sur des formes géométriques présentes de façon récurrente dans son œuvre. Leur organisation dans l’espace invite le public à se déplacer et à faire évoluer des motifs par des changements de points de vue. Ces formes sont un langage plastique lisible par tous, concept développé par Agam en une méthode éducative, récompensée par le prix Unesco Amos Comenius 1996 », est-il ajouté.

Dans une récente interview au Figaro, l’artiste, âgé de 92 ans, s’est confié sur son parcours, son besoin de couleurs ou encore son amitié avec Georges Pompidou, qui lui a confié l’aménagement de l’antichambre des appartements privés du palais de l’Élysée (1972-1974). Cette œuvre de l’artiste est aujourd’hui présentée dans les collections du Centre Pompidou.

Son exposition est à découvrir jusqu’au 7 mars.

Le Musée d’art moderne de Paris (11 avenue du Président Wilson, 75116 Paris), propose lui jusqu’au 10 janvier des expositions de Sarah Moon, Victor Brauner et Hubert Duprat.

Mannequin et photographe française, Sarah Moon, née Marielle Warin, a grandi dans une famille juive contrainte de quitter la France pour l’Angleterre en raison de l’occupation. Son œuvre, sombre et poétique, se démarque par les thèmes qu’elle aborde : le souvenir, la mort, l’enfance, la féminité, la solitude. L’exposition « PasséPrésent » vise à « faire découvrir la singularité de son travail, tant photographique que cinématographique, oscillant entre reflets et transparence, mirages et obscurité ».

Victor Brauner (1903-1966), né dans une dans une famille juive de Roumanie, est arrivé à Paris dans les années 1920. Son univers, avant-gardiste et dadaïste, fait de lui une figure singulière de l’art roumain. L’exposition « Je suis le rêve. Je suis l’inspiration. » lui rend hommage à travers une centaine d’œuvres exposées en France pour la première fois depuis la dernière rétrospective à Paris au musée national d’art moderne en 1972.

Le Mémorial de la Shoah (17 rue Geoffroy l’Asnier, 75004 Paris) présente toujours les expositions « La voix des témoins » (jusqu’au 29 août) et
« Les déportés Juifs de France rescapés de la Shoah » (jusqu’au 3 janvier).

La Cinémathèque française (51 rue de Bercy, 75012 Paris) consacre jusqu’au 31 mai une exposition à Louis de Funès. Extraits de films, archives, photos, objets de tournage, costumes… L’exposition propose de se plonger dans les films et l’univers du comédien français. Une partie de l’exposition est notamment consacrée au mythique film « Les Aventures de Rabbi Jacob » de Gérard Oury.

À découvrir également : « Monet, Renoir…Chagall. Voyages en Méditerranée » à l’Atelier des Lumières (38 rue Saint-Maur ; jusqu’au 17 janvier) ; et « Comme en 40 » au Musée de l’Armée (129 rue de Grenelle ; jusqu’au 10 janvier).

À l’occasion de la réouverture des musées parisiens, la page Instagram du Times of Israël vous présentera ce mois-ci dans ses « stories » plusieurs œuvres des expositions Sarah Moon, Victor Brauner et Louis de Funès. Abonnez-vous !

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