Rescapé de la Shoah, le journaliste franco-israélien Noah Klieger meurt à 92 ans
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Rescapé de la Shoah, le journaliste franco-israélien Noah Klieger meurt à 92 ans

Déporté en janvier 1943 dans le camp nazi d'Auschwitz, le journaliste avait accompli son rêve : "immigrer en Israël et écrire dans un journal en hébreu"

Noah Klieger, journaliste sportif, rescapé d'Auschwitz (Crédit: capture d'écran/Youtube)
Noah Klieger, journaliste sportif, rescapé d'Auschwitz (Crédit: capture d'écran/Youtube)

Le journaliste franco-israélien Noah Klieger, rescapé de la Shoah, est décédé jeudi à l’âge de 92 ans, a annoncé son éditeur.

Déporté en janvier 1943 dans le camp nazi d’Auschwitz, en Pologne, M. Klieger avait survécu en participant à des combats de boxe organisés par l’un des commandants nazis.

Le journaliste, natif de Strasbourg et correspondant du quotidien sportif français L’Équipe depuis 1953, avait raconté cette histoire dans ses mémoires publiées en 2008 sous le titre La boxe ou la vie.

Il y décrivait son amitié avec l’ancien champion du monde poids mouches Victor « Young » Perez, tué devant ses yeux lors de l’évacuation du camp nazi en janvier 1945.

En 1947, M. Klieger avait quitté la France à bord du bateau clandestin « Exodus » avec plus de 4 500 autres juifs rescapés du génocide de la Shoah, afin d’émigrer en Palestine mandataire. Il est ensuite devenu journaliste en Israël.

L’Exodus (Crédit : Wikimedia commons)

Passionné de basket-ball, il a été président du club Maccabi Tel-Aviv entre 1951 et 1968 et élu au Hall of Fame de la Fédération internationale de basket-ball (FIBA) en 2015.

Il travaillait également au quotidien israélien Yediot Aharonot depuis plus de 60 ans et se présentait comme le plus ancien journaliste sportif en activité.

Le journal israélien a publié mardi en première page son dernier éditorial dans lequel il racontait comment, en tant que rescapé des camps nazis, il avait « rêvé d’immigrer en Israël et d’écrire dans un journal en hébreu ».

« J’ai réussi à accomplir mon rêve », ajoutait-il.

Connu pour son franc-parler, M. Klieger témoignait inlassablement de son expérience à Auschwitz. En 2014, il avait déclaré au quotidien régional L’Alsace « parler de la Shoah depuis 60 ans, presque partout dans le monde, au moins deux fois par semaine ».

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