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Ressortissants détenus: la France dépose plainte contre l’Iran devant la CIJ

Cécile Kohler, enseignante, et son compagnon, Jacques Paris, que Paris qualifie d'"otages d'Etat", ont été arrêtés en mai 2022 pour "espionnage"

Rassemblement de proches à Paris en soutien aux ressortissants français détenus par l'Iran : Cécile Kohler, Jacques Paris et Olivier Grondeau, le 1er février 2025. (Crédit : Sébastien Dupuy/AFP)
Rassemblement de proches à Paris en soutien aux ressortissants français détenus par l'Iran : Cécile Kohler, Jacques Paris et Olivier Grondeau, le 1er février 2025. (Crédit : Sébastien Dupuy/AFP)

La France dépose plainte vendredi contre l’Iran devant la Cour internationale de justice (CIJ) pour « violation de son obligation de donner droit à la protection consulaire » concernant ses deux ressortissants français encore détenus dans ce pays, a annoncé le chef de la diplomatie Jean-Noël Barrot.

Cécile Kohler et Jacques Paris « sont retenus otages depuis trois ans en Iran, détenus dans des conditions indignes qui sont assimilables à de la torture et qui sont privés de ce qu’on appelle les visites consulaires », a dénoncé M. Barrot sur la chaîne de télévision France 2.

Le ministre des Affaires étrangères français avait déjà indiqué début avril que Paris s’apprêtait à saisir la CIJ faute d’avancée. Cette annonce avait été saluée comme un « tournant majeur » par la soeur de Cécile Kohler.

La plainte devant la CIJ intervient alors que des négociateurs iraniens rencontrent vendredi en Turquie retrouvent leurs homologues du Royaume-Uni, de France et d’Allemagne pour des pourparlers sur le nucléaire iranien.

Cécile Kohler, enseignante, et son compagnon, Jacques Paris, que Paris qualifie d' »otages d’Etat », ont été arrêtés en mai 2022 pour « espionnage » et sont emprisonnés depuis dans des conditions extrêmement dures, à l’isolement, dans la prison d’Evine de Téhéran.

Ils sont officiellement les deux derniers Français détenus en Iran. Olivier Grondeau, qui était détenu depuis octobre 2022, a été libéré en mars.

Une vingtaine d’Occidentaux sont détenus en Iran, le pays étant accusé par les chancelleries européennes et des ONG de pratiquer une « diplomatie des otages ».

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