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Rishi Sunak : les extrémistes sapent délibérément la démocratie britannique

Selon le Premier ministre britannique, qui promet de soutenir la police, les manifestations hebdomadaires anti-Israël ont dégénéré en intimidations, menaces et violences planifiées

Le Premier ministre britannique Rishi Sunak s'adressant aux médias, profitant de cette allocution pour avertir que la démocratie est la cible des extrémistes, à Downing Street à Londres, le 1er mars 2024. (Crédit : Alberto Pezzali/AP Photo)
Le Premier ministre britannique Rishi Sunak s'adressant aux médias, profitant de cette allocution pour avertir que la démocratie est la cible des extrémistes, à Downing Street à Londres, le 1er mars 2024. (Crédit : Alberto Pezzali/AP Photo)

Après des semaines de tension latente au Royaume-Uni à propos du conflit de Gaza, le Premier ministre Rishi Sunak a déclaré vendredi que le « moment était venu » de lutter contre les forces extrémistes, tout en avertissant que « la démocratie elle-même est prise pour cible ».

Dans un discours prononcé devant son domicile du 10, Downing Street, Sunak a déclaré que « ces dernières semaines et ces derniers mois, nous avons assisté à une augmentation choquante des désordres et de la criminalité extrémistes ».

Lors des manifestations qui ont été régulièrement organisées pour protester contre la réponse militaire d’Israël aux attaques du groupe terroriste palestinien du Hamas du 7 octobre, des dizaines de personnes ont été arrêtées pour des chants et des banderoles antisémites, pour avoir invité à soutenir une organisation interdite ou pour avoir agressé des membres des services d’urgence.

Des manifestants d’extrême-droite avaient également été arrêtés lorsqu’ils avaient manifesté à Londres en novembre 2023 à l’occasion de l’Armistice.

Un paroxysme a été atteint la semaine dernière lorsque le président de la Chambre des communes a déclaré qu’il s’était écarté de la procédure au cours d’un débat en raison de préoccupations concernant la sécurité des députés.

Sunak a ajouté que les manifestations, qui ont lieu régulièrement le samedi à Londres, « ont dégénéré en intimidations, menaces et actes de violence planifiés (…) Aujourd’hui, c’est notre démocratie elle-même qui est prise pour cible. Des réunions du Conseil et des événements locaux ont été pris d’assaut ».

Des manifestants pro-palestiniens et anti-Israël agitant des drapeaux palestiniens, scandant des slogans et appelant à un cessez-le-feu dans la guerre à Gaza, dans le centre de Londres le 6 janvier 2024. (Crédit : Henry Nicholls/AFP)

Sunak a déclaré que s’il était légitime de protester et d’exiger la protection de la vie civile à Gaza, les manifestants ne pouvaient pas utiliser cette cause pour justifier le soutien au Hamas, un groupe interdit, et il a déclaré qu’il voulait que la police « ne se contente pas de gérer ces manifestations, mais qu’elle les contrôle ».

Il a ajouté que « les extrémistes islamistes et l’extrême-droite se nourrissent mutuellement et s’enhardissent l’un l’autre » et qu’ils sont « les deux faces d’une même médaille extrémiste ». Il a déclaré que les personnes qui se trouvent dans le pays avec un visa se verraient retirer leur droit de séjour en Grande-Bretagne si elles « choisissent de cracher de la haine ».

« Les députés ne se sentent plus en sécurité chez eux. Des réunions parlementaires prévues de longue date ont été bouleversées pour des raisons de sécurité », a-t-il ajouté.

« Je crains que notre grande réussite, à savoir la construction de la démocratie multiethnique et multiconfessionnelle la plus aboutie au monde, ne soit délibérément sapée », a déclaré Sunak.

La police retenant un manifestant lors d’une manifestation pro-palestinienne, à Londres, le 17 février 2024. (Crédit : Alberto Pezzali/AP Photo)

Le Premier ministre a déclaré que « la police a une tâche difficile dans le maintien de l’ordre lors des manifestations », mais que « nous devons tracer une ligne ».

« Je dis ceci à la police : nous vous soutiendrons lorsque vous agirez », a-t-il affirmé.

Le discours de Sunak a été prononcé alors que George Galloway, figure de proue de la gauche, a été élu au Parlement britannique après avoir puisé dans la colère suscitée par la guerre entre Israël et le Hamas lors d’une élection partielle chaotique entachée d’allégations d’antisémitisme.

Sunak a déclaré qu’il était « plus qu’alarmant » que les électeurs aient élu un candidat « qui ignore l’horreur de ce qui s’est passé le 7 octobre et qui glorifie le [groupe terroriste chiite libanais du] Hezbollah ».

Le gouvernement dévoilera bientôt un « nouveau cadre » pour lutter contre l’extrémisme, qui comprendra un soutien au programme « Prevent » de lutte contre la radicalisation et une demande aux universités de mettre fin aux activités extrémistes sur les campus, a expliqué Sunak.

« Il ne suffit pas de vivre côte à côte, nous devons vivre ensemble, unis par des valeurs communes et un engagement commun envers ce pays », a ajouté le chef du gouvernement. « Le temps est venu de nous unir pour combattre les forces de la division. »

Cette semaine, les législateurs britanniques ont reçu des fonds pour de nouvelles mesures de sécurité après que certains d’entre eux ont été menacés pour avoir exprimé leur soutien à Israël dans sa guerre contre le Hamas.

La guerre à Gaza a éclaté lorsque le Hamas a envoyé 3 000 terroristes armés en Israël, le 7 octobre, pour mener une attaque brutale au cours de laquelle ils ont tué près de 1 200 personnes. Les terroristes ont également pris en otage 253 personnes, pour la plupart des civils, et les ont emmenées à Gaza.

Israël a réagi en lançant une opération militaire dont l’objectif vise à anéantir le Hamas, à l’écarter du pouvoir à Gaza et à libérer les otages.

Plus de 30 000 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé dirigé par les terroristes du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ils incluraient ses propres terroristes et hommes armés, tués en Israël et à Gaza, et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza.

L’armée israélienne affirme avoir tué plus de 13 000 membres du groupe terroriste à Gaza, en plus d’un millier de terroristes à l’intérieur d’Israël le 7 octobre.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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