Rivlin à la cérémonie de la 2e guerre du Liban : L’Iran « déstabilise » la région
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Rivlin à la cérémonie de la 2e guerre du Liban : L’Iran « déstabilise » la région

Le président a déclaré que la guerre contre le Hezbollah a permis d'obtenir 12 ans de tranquillité sur le front nord, mais la menace de Téhéran reste forte

Le Président Reuven Rivlin s'exprime lors d'une cérémonie marquant le 12e anniversaire de la Seconde Guerre du Liban dans la salle du mémorial des soldats tombés au combat sur le mont Herzl à Jérusalem, le 28 juin 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)
Le Président Reuven Rivlin s'exprime lors d'une cérémonie marquant le 12e anniversaire de la Seconde Guerre du Liban dans la salle du mémorial des soldats tombés au combat sur le mont Herzl à Jérusalem, le 28 juin 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le président Reuven Rivlin a accusé jeudi l’Iran de déstabiliser le Moyen-Orient et de provoquer des tensions à la frontière nord d’Israël, lors d’un événement marquant le 12e anniversaire de la dernière grande guerre sur ce front.

« La Seconde Guerre du Liban a apporté aux habitants du Nord un calme précieux, qui a été préservé pendant plus d’une décennie », a-t-il déclaré au cimetière militaire du mont Herzl à Jérusalem lors de la commémoration des 121 soldats de Tsahal et des 44 civils israéliens morts pendant la Seconde Guerre du Liban contre l’organisation terroriste du Hezbollah en 2006.

« Mais nous avons payé ce calme au prix du sang », a-t-il ajouté.

« En même temps, la menace est encore très forte. Cette année encore, nous avons assisté à une escalade sur le front nord à la suite de provocations iraniennes. L’Iran poursuit sa stratégie de subversion au Moyen Orient et arme des groupes qui se trouvent à proximité de nos frontières. »

« La présence iranienne déstabilise la région et pourrait plonger le Moyen-Orient dans une incertitude qui affectera l’Europe et le monde entier », a averti M. Rivlin.

« Israël ne restera pas les bras croisés. Nous ne laisserons pas l’Iran s’installer en Syrie. Nous ne sommes pas heureux d’aller faire la guerre, mais Israël respectera strictement son engagement d’assurer la sécurité de ses citoyens », a-t-il ajouté, faisant écho aux remarques répétées à maintes reprises ces dernières années par les dirigeants israéliens, principalement le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Le ministre de l’Éducation Naftali Bennett (2D), le président Reuven Rivlin (3D) et le député Bezalel Smotrich du parti HaBayit HaYehudi (4D) assistent à une cérémonie marquant le 12e anniversaire de la Seconde Guerre du Liban dans la salle du mémorial des soldats tombés au combat au Mont Herzl à Jérusalem, le 28 juin 2018.

Au cours de la guerre de 34 jours, 121 soldats israéliens sont tombés sous le feu des missiles antichars, mines, roquettes et mitrailleuses de l’organisation terroriste chiite.

Quelque 44 civils israéliens ont également été tués au cours du conflit sous les tirs quasi permanent de missiles qui tombaient sur les villes du nord. Au Liban, près de 1 200 personnes ont été tuées, bien que le ratio civil/combattants reste très contesté. Israël affirme que plus de la moitié – entre 600 et 800 – des personnes tuées étaient des combattants, tandis que le Hezbollah affirme que 250 combattants seulement sont morts au cours de la guerre.

Des soldats israéliens reviennent du Sud-Liban le 14 août 2006, après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu imposé par l’ONU, mettant fin à la Seconde Guerre du Liban. (Pierre Terdjman/Flash90)

Le conflit a commencé le 12 juillet 2006, lorsque deux soldats israéliens – Eldad Regev et Ehud Goldwasser – ont été enlevés par des hommes armés du Hezbollah près de Zarit le long de la frontière nord et ramenés clandestinement au Liban.

En réponse à l’attaque à la frontière, qui a fait trois morts en plus des deux personnes enlevées – qui auraient été tuées lors de l’attaque initiale – Tsahal a lancé une tentative de sauvetage qui a échoué et qui s’est transformée en une opération limitée, qui est devenue ce qui est maintenant connue sous le nom de Seconde guerre du Liban.

Quelque 30 000 soldats ont pris part au combat, et 145 d’entre eux ont été décorés de la médaille d’honneur ou ont reçu une citation de leurs commandants pour bravoure.

Judah Ari Gross a contribué à cet article.

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