Selon l’agence de défense civile de Gaza contrôlée par le Hamas, les frappes israéliennes ont tué au moins cinq personnes dans l’enclave côtière aujourd’hui. Certains Gazaouis ont rapporté que les attaques de l’armée israélienne se sont intensifiées, au lieu de s’atténuer comme promis. Les médecins et les autorités sanitaires font état de quatre morts. Aucun de ces chiffres, qui ne font pas la distinction entre victimes civiles et hommes armés, ne peut être confirmé.
Les secours de l’agence de défense civile ont fait savoir que plusieurs attaques ont eu lieu au cours de la nuit. D’après eux, près de 60 personnes ont été tuées hier par les frappes israéliennes, dont 40 dans la seule Gaza-City.
Des témoins ont confié qu’aujourd’hui, les avions israéliens ont intensifié leurs attaques, visant des cibles dans toute la ville après une nuit de tensions, au cours de laquelle des drones auraient largué des grenades sur les toits d’immeubles résidentiels et des soldats auraient fait sauter des véhicules chargés d’explosifs, démolissant des dizaines de maisons dans les quartiers Sabra et Sheikh Radwan de Gaza-City.
« En réalité, Israël a intensifié ses attaques » depuis l’appel à la trêve lancé par le président américain Donald Trump, a déploré Mahmud al-Ghazi, 39 ans, qui vit dans le quartier d’al-Rimal, à Gaza-City.
Et d’ajouter : « Qui va arrêter Israël maintenant ? Il faut que les négociations avancent plus vite, pour que cessent ce génocide et ce bain de sang. »
L’armée a indiqué qu’elle poursuivait ses opérations à Gaza-City, et averti les habitants de ne pas y retourner : cela serait « extrêmement dangereux ».
« Les explosions ne s’arrêtent pas, les drones larguent des bombes partout, comme si de rien n’était. Où donc est la trêve dont Trump nous a parlé ? », a demandé Rami Mohammad-Ali, 37 ans, un habitant de Gaza-City.
Une fillette palestinienne déplacée mange du pain alors qu’elle marche pieds nus dans une rue de Deir el-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, le 5 octobre 2025. (Crédit : Bashar TALEB / AFP)
Selon Amjad Al-Shawa, qui dirige le Réseau des ONG palestiniennes chargé d’assurer la liaison avec les Nations unies et les organisations humanitaires internationales, Gaza-City commence à faire face à une grave pénurie de nourriture et de carburant, quelques jours après qu’Israël a bloqué la route reliant le sud au nord.
« Nous parlons ici de dizaines de milliers d’enfants souffrant de malnutrition, de personnes âgées ayant besoin de soins supplémentaires, qui sont aujourd’hui en danger en raison du blocus imposé par l’occupation israélienne à Gaza-City et de l’intensification des attaques », a expliqué Shawa à Reuters.