S. Hamouri : la tentative de tuer le rabbin O. Yossef est « une vieille histoire »
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S. Hamouri : la tentative de tuer le rabbin O. Yossef est « une vieille histoire »

Le terroriste franco-palestinien explique aussi au Télégramme qu'il ne peut dire si oui ou non il appartient au Front populaire de libération de Palestine (FPLP)

Salah Hamouri, un Franco-palestinien embrasse son père Hassan chez lui, dans le village de Dahyat al-Barid, près de Jérusalem, en Cisjordanie, après avoir été libéré d'une prison israélienne le 30 septembre 2018. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)
Salah Hamouri, un Franco-palestinien embrasse son père Hassan chez lui, dans le village de Dahyat al-Barid, près de Jérusalem, en Cisjordanie, après avoir été libéré d'une prison israélienne le 30 septembre 2018. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)

Le terroriste franco-palestinien Salah Hamouri a été l’invité d’honneur de plusieurs rencontres de l’Association France Palestine Solidarité dans le nord de la France.

Récemment libéré d’une prison israélienne où il était enfermé sous le régime de la détention administrative, Salah Hamouri, qui est aussi avocat, est revenu sur les chefs d’accusations qui lui sont imputés par les services de sécurité israéliens – tentative d’assassinat du rabbin Ovadia Yossef en 2005 et appartenance au FPLP – dans une interview accordée au journal Le Télégramme.

A propos de son appartenance au groupe terroriste du FPLP la réponse de Salah Hamouri est évasive.

« Ce n’est pas une question à laquelle je peux répondre. Le FPLP est considéré comme une organisation terroriste. Ce n’est pas du tout comme en France où on peut dire que l’on est communiste, socialiste… Là-bas, toute appartenance à un parti politique est interdite. Je ne peux pas dire si je suis membre ou pas ».

Salah Hamouri a-t-il projeté d’assassiner le rabbin Ovadia Yossef ? La réponse est aussi ambiguë : « C’est une vieille histoire (sic). J’ai été condamné à sept ans de prison pour cela. J’avais accepté un plaider coupable pour éviter une peine de 14 ans, mais il n’y avait rien de précis dans le dossier ».

Il existe pourtant une déclaration de justice (ici en hébreu) qui justifie les raisons de sa détention, une détention reconnue comme dérogatoire au droit commun.

La Cour suprême ajoute qu’il « ressort des éléments que le prévenu constitue bien un danger important et réel pour la sécurité publique et que la détention administrative pour la période donnée est justifiée ».

Salah Hamouri at été accusé d’avoir appartenu au FPLP, un groupe terroriste palestinien qui a revendiqué plusieurs dizaines d’attentats ayant fait des dizaines de morts entre 2001 et 2015, dont le massacre de quatre Juifs dans une synagogue à Jérusalem (Har Nof) le 18 novembre 2014.

Salah Hamouri a été arrêté une première fois en mai 2005 « après avoir été membre d’une cellule qui prévoyait d’assassiner le rabbin Ovadia Yosef et de mener une attaque à la bombe à Jérusalem, détaillait le Shin Bet au Times of Israel en septembre 2017. Il a purgé une peine de prison jusqu’à décembre 2011, et a ensuite été libéré dans un accord d’échange de prisonniers. » Il s’agissait de l’échange de prisonniers palestiniens contre Gilad Shalit.

Il a été de nouveau arrêté le 23 août 2017 par la police israélienne : « Après sa libération de prison, selon le Shin Bet, il est retourné travailler au sein de l’organisation terroriste du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et, malgré les avertissements qu’il a reçus des forces de sécurité, Hamouri a continué à opérer dans le cadre de l’organisation. À la lumière de cela, il a été arrêté ».

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