Sahar Ismail, conseiller au ministère de l’Éducation, tué par balle chez lui
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Sahar Ismail, conseiller au ministère de l’Éducation, tué par balle chez lui

Ce membre du parti Tikva Hadasha, qui était chargé de la communauté arabe au ministère, a été tué à Rameh ; Gideon Saar rend hommage à un "ami" et Shasha-Biton dit être choquée

Le conseiller aux Affaires arabes du ministère de l'Éducation et membre de Tikva Hadasha Sahar Ismail, 50 ans, qui a été abattu dans son habitation de Rameh, le 15 août 2021. (Autorisation)
Le conseiller aux Affaires arabes du ministère de l'Éducation et membre de Tikva Hadasha Sahar Ismail, 50 ans, qui a été abattu dans son habitation de Rameh, le 15 août 2021. (Autorisation)

Le conseiller aux affaires arabes au sein du ministère de l’Éducation – placé sous l’autorité de la ministre Yifat Shasha-Biton – a été abattu chez lui, dimanche matin, dans la ville de Rameh, selon des informations parues dans les médias.

La mort de Sahar Ismail, 50 ans, a été prononcée par les personnels du Magen David Adom dans cette localité du nord du pays.

« Quand nous sommes arrivés sur les lieux, nous avons trouvé l’homme grièvement touché, avec une blessure profonde dans le corps. Il était inconscient, il ne respirait plus et son cœur ne battait plus », a expliqué un médecin du MDA.

« Nous avons fait les examens médicaux nécessaires mais il ne montrait plus de signe de vie et nous n’avons pas eu d’autre choix que de prononcer sa mort », a-t-il ajouté.

Ismail était à la 17e place de la liste du parti Tikva Hadasha au cours des élections du mois de mars. La formation avait remporté six sièges.

« Sahar Ismail, mon ami cher et aimé, mon partenaire, a été assassiné ce matin à Rameh », a déclaré dimanche le leader de Tikva Hadasha, Gideon Saar.

Gideon Saar, chef du parti politique Tikva Hadasha, vu lors d’une tournée de campagne électorale à Raanana, le 8 février 2021. (Flash90)

« Il était un homme aimable, un homme aimant, un homme amoureux du pays, un responsable honnête et courageux, un vrai ami. J’ai des difficultés à réaliser que je ne verrai plus jamais Sahar et son éternel sourire. J’ai la certitude que la police retrouvera ces lâches meurtriers et qu’elle les amènera devant la justice », a continué Saar.

Le bureau de Shasha-Biton a fait savoir dans un communiqué que la ministre était « sous le choc » après avoir appris la nouvelle et qu’elle était en contact avec la famille d’Ismail. « Toute la famille du ministère de l’Éducation partage le lourd chagrin des proches », a noté le communiqué.

La ministre de l’Education Yifat Shasha-Biton a assisté à la réunion de la faction Nouvel espoir à la Knesset, le 2 août 2021. (Crédit :YonatanSindel/Flash90)

La formation Tikva Hadasha a fait savoir qu’elle était « choquée et meurtrie par l’assassinat de notre ami Sahar Ismail, un responsable courageux et honnête. »

La police a ouvert une enquête.

Les villes arabes ont connu, ces dernières années, une recrudescence des violences dont le crime organisé serait le principal responsable. Les Arabes reprochent à la police de ne pas parvenir à réprimer les organisations criminelles puissantes et de détourner largement le regard face à ces violences – avec, entre autres, des querelles familiales, des guerres entre gangs ou des violences faites aux femmes.

La scène du meurtre de Shara Ismail, 50 ans, à Rameh, le 15 août 2021. (Crédit : Police israélienne)

Ce sont presque 70 Arabes israéliens qui sont morts dans des homicides depuis le début de l’année 2021, selon l’organisation à but non-lucratif Abraham Initiatives. En 2020, 96 Arabes israéliens avaient été tués – le bilan de loin le plus lourd de mémoire récente.

Plus de 90 % des fusillades au sein de l’État juif sont survenues dans des communautés arabes, l’année dernière, selon la police. Les Arabes israéliens ne constituent pourtant qu’un cinquième de la population du pays.

« Avec un peu de chance, la mort horrible du conseiller de la ministre nous servira à tous de signal d’alarme et nous fera enfin stopper l’horreur », a écrit le député du Meretz Mossi Raz sur Twitter, dimanche.

Le mois dernier, le Premier ministre Naftali Bennett avait expliqué que les violences et les crimes dans les communautés arabes israéliennes étaient un « fléau national » lors d’une rencontre avec de hauts-responsables du gouvernement et de la police dont l’objectif était de formuler un plan national de lutte contre les violences dans cette catégorie de la population.

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