Selon Tarantino, Hollywood a snobé les réalisateurs israéliens des années 80
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Selon Tarantino, Hollywood a snobé les réalisateurs israéliens des années 80

Le célèbre réalisateur n'a pas tari d'éloges sur les cinéastes Menachem Golan et Yoram Globus lors du Festival du film de Jérusalem, et affirme les avoir admirés à l'époque

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Le réalisateur Quentin Tarantino lors de l'ouverture du Festival du film de Jérusalem, le 24 août 2021 (Crédit : avec l'aimable autorisation de la Cinémathèque de Jérusalem).
Le réalisateur Quentin Tarantino lors de l'ouverture du Festival du film de Jérusalem, le 24 août 2021 (Crédit : avec l'aimable autorisation de la Cinémathèque de Jérusalem).

Le réalisateur primé Quentin Tarantino s’est exprimé sur son admiration de longue date pour les réalisateurs israéliens Menachem Golan et Yoram Globus et leurs films d’action au rythme effréné dans les années 1980, affirmant que Hollywood les avait snobés « de manière antisémite ». Le cinéaste s’est exprimé lors d’une table ronde au Festival du film de Jérusalem qui s’est tenue jeudi.

« J’ai adoré Cannon Films dans les années 80 », a déclaré Tarantino. « J’étais vraiment passionné par cette société. Nous avons pensé que, si nous pouvions rencontrer Menahem et Yoram, ils nous donneraient une chance. »

La soirée à la cinémathèque de Jérusalem était consacrée à Cannon Films, société de cinéma défaillante rachetée par les cousins et producteurs de films Menachem Golan et Yoram Globus pour 500 000 dollars en 1979.

Globus était présent par Zoom, ainsi que Tarantino, le réalisateur israélien Navot Papushado et la scénariste Hilla Medalia.

Tarantino, marié à l’Israélienne Daniella Pik et désormais « abba » (père en hébreu) de leur petit garçon, a passé de longues périodes en Israël, dont plusieurs mois l’année dernière à cause du coronavirus.

Tarantino s’est exprimé sur ses années avant de percer à Hollywood, lorsque lui et Roger Avary, qui a travaillé avec lui dans un vidéoclub et qui a ensuite collaboré avec lui sur « Pulp Fiction », passaient des heures à regarder les films réalisés par Golan et Globus.

« La presse américaine et les journaux spécialisés se moquaient d’eux, la communauté hollywoodienne se moquait d’eux et ne les prenait pas au sérieux et, franchement, cela de manière antisémite », a déclaré Tarantino. « Ce que Roger et moi avons vu, ce sont deux types qui essayaient de s’attaquer à l’industrie, de s’attaquer à Hollywood et de faire les films qu’ils voulaient faire. »

À l’époque, Hollywood semblait un endroit très fermé pour Tarantino et Avary et ils ont pensé que, s’ils pouvaient « rencontrer d’une manière ou d’une autre Yoram et Menachem, ils pourraient peut-être nous donner une chance », a déclaré Tarantino.

Tarantino a également parlé de ses trois films Cannon préférés : « Runaway Train » (« Le Train hors de contrôle »), « The Ambassador » (« L’Ambassadeur ») et « Ninja III : The Domination » (« Ninja III : La Domination »), qui font partie de la trilogie « Ninja » de Cannon, ainsi que de ses réalisateurs Cannon préférés – Boaz Davidson et Sam Firstenberg –, se qualifiant de « fan club à lui tout seul » de Firstenberg.

Tarantino présentera plusieurs des films de la Cannon qui seront projetés au Festival du film de Jérusalem, notamment « The Ambassador », avec Rock Hudson et basé sur le livre d’Elmore Leonard, « 52 Pick-Up » (« Paiement cash ») et « Kinjite : Forbidden Subjects » (« Kinjite : Sujets interdits »), avec Charles Bronson.

Il a recommandé à toute personne voulant découvrir les films Cannon de commencer par le premier des films de la trilogie Ninja, « The Last American Virgin » (« La dernière vierge américaine »), et par l’un des films de Chuck Norris de Cannon, « The Invasion of America » (« L’invasion de l’Amérique »).

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