Selon un religieux saoudien, les femmes n’ont qu’un “quart” de cerveau
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Selon un religieux saoudien, les femmes n’ont qu’un “quart” de cerveau

Saad al-Hijri a été suspendu après avoir affirmé que les femmes perdent leur esprit quand elles font du shopping, et que c'est pour ça qu'elles ne doivent pas avoir le droit de conduire

Saoudiennes au Salon international du café et du chocolat à Riyad, le 15 décembre 2014. Illustration. (Crédit : Fayez Nureldine/AFP)
Saoudiennes au Salon international du café et du chocolat à Riyad, le 15 décembre 2014. Illustration. (Crédit : Fayez Nureldine/AFP)

Un religieux saoudien qui a affirmé que les femmes ne devraient pas être autorisées à conduire car elles n’ont que le « quart » du cerveau d’un homme a été interdit de prêche, ont indiqué vendredi les autorités.

Saad al-Hijri a été suspendu de toute activité religieuse dans la province d’Asir après que ses propos ont défrayé la chronique sur les réseaux sociaux, dans ce royaume ultraconservateur qui applique une version rigoriste de l’islam.

Dans une vidéo qui l’identifie comme un important dignitaire religieux, Hijri affirme que les femmes ont normalement « la moitié du cerveau » d’un homme mais qu’elles n’en ont plus qu’un « quart » quand elles vont faire du shopping, et qu’elles ne doivent donc pas être autorisées à conduire un véhicule.

Les femmes n’ont pas le droit de conduire en Arabie saoudite, pays où elles sont maintenues à l’écart des hommes qui ne sont pas membres de leur famille dans les lieux publics.

Les Saoudiennes sont en outre soumises à la tutelle de membres mâles de leurs familles, généralement le père, le mari ou le frère, pour pouvoir faire des études ou voyager.

Le cheikh saoudien Saad Al-Hijri. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Le cheikh saoudien Saad Al-Hijri. (Crédit : capture d’écran YouTube)

La sanction imposée à ce religieux par les autorités « est un signe montrant que les plateformes de prêche ne seront pas utilisées pour porter atteinte aux valeurs d’égalité, de justice et de respect des femmes inhérentes à l’islam », a précisé le porte-parole du gouverneur de la province d’Asir dans un communiqué.

« Quiconque utilisera ces plateformes de prêche dans le futur pour porter atteinte à ces valeurs sera suspendu », a-t-il poursuivi.

Après avoir été sanctionné, le religieux a indiqué que sa « langue avait fourché », selon le journal en ligne Sabq.

Ses propos, dénoncées par des militants des droits de la femme, ont toutefois reçu des soutiens dans des milieux conservateurs.

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