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Extrême droite : Sionisme religieux et Otzma Yehudit proches d’un accord d’unité

Les tensions entre Smotrich et Ben Gvir se sont avivées récemment ; les exigences d'Otzma Yehudit pour un accord d'unité se sont amplifiées à mesure de sa popularité croissante

Itamar Ben Gvir (R), membre du parti Otzma Yehudit, parle avec Betzalel Smotrich, alors chef de faction de l'Union nationale, lors d'un événement de campagne à Bat Yam, le 6 avril 2019. (Crédit : Flash90)
Itamar Ben Gvir (R), membre du parti Otzma Yehudit, parle avec Betzalel Smotrich, alors chef de faction de l'Union nationale, lors d'un événement de campagne à Bat Yam, le 6 avril 2019. (Crédit : Flash90)

Le parti nationaliste Sionisme religieux et le parti suprémaciste juif Otzma Yehudit étaient sur le point de conclure un accord d’unité lundi soir, après des semaines de tensions entre les deux formations d’extrême droite.

Dans une tournure inhabituelle, la dernière offre faite par le leader du parti Sionisme religieux Bezalel Smotrich au leader d’Otzma Yehudit Itamar Ben Gvir pour une liste électorale commune pour les prochaines élections, a été transmise en direct sur la Douzième chaîne, à une heure de grande écoute lors du journal télévisé du soir.

Ben Gvir a aussitôt répondu par une déclaration à la presse, acceptant l’offre, ajoutant qu’il n’avait pas eu vent de cette proposition avant sa transmission par la chaine.

Selon le parti Sionisme religieux, l’offre a été transmise à Otzma « au cours des derniers jours ».

Les tensions entre Smotrich et Ben Gvir se sont accrues ces dernières semaines, le premier faisant des propositions qu’Otzma jugeait insuffisantes compte tenu de sa popularité croissante.

Ben Gvir est intervenu à plusieurs reprises dans les médias pour faire pression sur Smotrich afin qu’il accélère le processus de fusion avant les primaires du parti Sionisme religieux en septembre, une stratégie qui semble avoir porté ses fruits.

Les députés d’extrême droite Itamar Ben Gvir, à gauche, et Bezalel Smotrich à la porte de Damas, à l’extérieur de la Vieille Ville de Jérusalem, le 20 octobre 2021. (Crédit: Yonatan Sindel/Flash90)

Selon l’accord proposé, Smotrich et Ben Gvir coprésideront le parti Sionisme religieux à la Knesset et les deux partis obtiendront un nombre égal de positions dans les 10 premiers postes de la liste électorale, dont un candidat choisi d’un accord commun pour la septième place.

Smotrich occupera la première position sur la liste et Ben Gvir la deuxième, les cinquième, septième, neuvième et dixième positions seront attribuées à Otzma, selon la proposition.

En entendant l’offre, Ben Gvir a déclaré qu’il l’acceptait « parce que je ne doute pas que le député Smotrich ne refusera pas de placer un candidat d’Otzma en septième position ».

« Pour le bien d’une victoire de la droite, j’en appelle à Bezalel, signons ce soir », a-t-il insisté.

Suite aux propos de Ben Gvir, un porte-parole du parti Sionisme religieux a publié une déclaration indiquant que, selon des « sources » au sein du parti, l’offre avait été faite à Otzma « il y a quelques jours » et que  » le moment est venu de signer  » l’accord et de lancer la campagne électorale du parti.

Il n’y a pas encore d’accord sur l’attribution des postes ministériels de haut niveau, si le parti est inclus dans une coalition gouvernementale, a déclaré un porte-parole de Ben Gvir.

Smotrich et Ben Gvir ont fait campagne ensemble sous la bannière du Sionisme religieux pour les élections de mars 2021, mais la popularité croissante au sein de la droite du leader d’Otzma Yehudit, Itamar Ben Gvir, a amené ce dernier à se montrer plus exigeant à l’approche des élections du 1er novembre.

Le sort du parti Noam, un groupe ultra-conservateur mineur au sein de l’alliance du parti Sionisme religieux, n’est pas encore connu. Noam n’a qu’un seul député et se présente avec un programme ultra-conservateur explicitement anti-LGBT.

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