Smotrich : Israël doit prendre une « juste vengeance » contre le terrorisme palestinien
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Smotrich : Israël doit prendre une « juste vengeance » contre le terrorisme palestinien

Le député d'extrême-droite a également déclaré que les terroristes juifs n'agissent pas par racisme, mais à cause du "vide" laissé par l'Etat

Bezalel Smotrich, député HaBayit HaYehudi, à la Knesset, le 8 juin 2015. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Bezalel Smotrich, député HaBayit HaYehudi, à la Knesset, le 8 juin 2015. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Un député d’extrême-droite de la Knesset ayant pris l’habitude de faire des déclarations controversées a déclaré que si le gouvernement israélien avait pris sa revanche sur les Palestiniens, les actes de violence individuels auraient pu être évités.

En particulier, une vengeance dirigée par l’Etat aurait pu empêcher la bombe incendiaire de juillet 2015 qui a tué un enfant palestinien et ses parents, ainsi que l’assassinat de l’adolescent palestinien Muhammad Abu Khdeir, a écrit vendredi le député du parti HaBayit HaYeudi, Bezalel Smotrich sur Facebook.

Tout d’abord rapporté par Haaretz, le post en hébreu est resté visible publiquement sur la page Facebook de Smotrich.

Lors de commentaires concernant Yom HaShoah, Smotrich, membre du parti orthodoxe nationaliste HaBayit HaYeudi, a longuement plaidé que la vengeance est une «valeur importante et morale», mais doit être prise en charge par le gouvernement, et non par des individus.

Il a critiqué le gouvernement israélien pour ne pas avoir exercé de représailles « par des voies légitimes ». Il n’a pas précisé quel genre de représailles seraient légitimes ou qui elles cibleraient exactement.

« Il est possible de supposer que si l’Etat d’Israël n’avait pas effacé, sous l’influence de la morale chrétienne tordue, le mot vengeance de son lexique et avait fait les choses de façon légitime et dissuadé l’ennemi, nous n’aurions pas été confrontés à ces incidents difficiles de la part d’individus qui prennent la loi et la vengeance dans leurs propres mains », écrit-il.

« L’assassinat du jeune Muhammed Abu Khdeir et l’assassinat de Douma (si il a été réalisé par des Juifs) sont graves et interdits, mais ne sont pas racistes – dont la signification est la haine des autres seulement parce qu’ils sont différents – et ne découlent pas de la volonté d’une personne dans la société israélienne de détruire le peuple arabe », a écrit Smotrich.

« Ils reflètent la colère et un désir de vengeance, justifiés à bon droit par l’hostilité et la guerre d’anéantissement que les Arabes mènent contre nous. »

Yosef Haim Ben-David, l'un des juifs suspectés du meurtre de Muhammed Abu Khdeir, sous escorte policière au tribunal de district de Jérusalem, le 3 juin 2015  (Crédit : Hadas Parush / Flash90)
Yosef Haim Ben-David, l’un des juifs suspectés du meurtre de Muhammed Abu Khdeir, sous escorte policière au tribunal de district de Jérusalem, le 3 juin 2015 (Crédit : Hadas Parush / Flash90)

Smotrich a par le passé appelé à séparer les femmes juives et arabes dans les maternités, a déclaré que l’incendie de Douma n’était pas du terrorisme, a organisé la « Parade des Bestiaux » anti-gay en 2006 et a soutenu que les Arabes portent la responsabilité ultime de la violence juive contre eux.

« Si les Arabes n’avaient pas combattu contre nous, pas un seul Arabe n’aurait été tué ici », a-t-il écrit.

« Si les Arabes ne nous avaient pas assassiné nuit et jour, pas un seul Juif ici n’aurait voulu leur faire du mal. La guerre est une mauvaise chose qui nous force parfois à prendre des mesures défensives désagréables. Il arrive parfois que des erreurs soient commises dans le cadre de celle-ci, et même des erreurs graves qui sont presque criminelles. Mais c’est à des années-lumière du racisme et de l’apartheid ».

Il a également évoqué le discours mercredi soir du chef adjoint d’état-major, le chef d’État major adjoint Yair Golan, dans lequel il semblait établir des comparaisons entre les tendances sociales en Israël aujourd’hui et la période précédant l’Holocauste en Allemagne. Golan est plus tard revenu sur ses commentaires.

« Vraiment, réellement, il n’y a aucun lien entre les phénomènes négatifs qui se produisent aujourd’hui en Israël – et auxquels, semble-t-il, le chef adjoint d’état-major s’est référé – et l’Holocauste et ses leçons », a écrit Smotrich.

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