SodaStream, firme israélienne à se joindre au boycott publicitaire de Facebook
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SodaStream, firme israélienne à se joindre au boycott publicitaire de Facebook

Le fabricant de machines à eau gazeuse se joint à la société mère PepsiCo pour protester contre la politique du réseau social en matière de discours de haine

Les sirops de la compagnie israélienne SodaStream (Crédit : courtesy)
Les sirops de la compagnie israélienne SodaStream (Crédit : courtesy)

SodaStream est devenue la première entreprise israélienne à se joindre à la protestation grandissante contre les politiques de Facebook en matière de tolérance de discours haineux, aux côtés d’une liste croissante de très grandes marques qui se sont engagées à ne pas faire de publicité sur la plate-forme des réseaux sociaux, pour le moment.

SodaStream a ainsi imité sa société mère PepsiCo Inc. au cours du week-end en annonçant qu’elle cesserait de faire de la publicité sur Facebook, a rapporté le site d’information Ynet.

Fondée en 1991, la firme fabrique et vend des machines à eau gazéifiée pour la maison. Ses appareils transforment l’eau plate en 30 secondes. Ses 3 500 employés en produisent environ 500 000 par mois, vendus dans 46 pays du monde entier.

Pepsi a acheté Sodastream, qui avait souvent été la cible du mouvement anti-Israël de boycott, désinvestissement et sanctions, pour 3,2 milliards de dollars en 2018.

Lundi, Starbucks est devenue la dernière grande entreprise à se joindre au boycott, à l’instar de Coca-Cola, Pepsi, Hershey et de près de 100 autres sociétés. L’Anti-Defamation League (ADL), la NAACP et plusieurs autres groupes de défense des droits civiques ont annoncé le boycott le 17 juin, appelant les entreprises à interrompre leur publicité sur Facebook pour le mois de juillet.

Jusqu’à présent, les autres entreprises israéliennes sont restées silencieuses sur la question.

Contestant la réticence de l’entreprise à contrôler les discours de haine ou à surveiller les publications faisant preuve de désinformation, la campagne souligne le refus répété du PDG Mark Zuckerberg de modérer les publications,  alors que les extrémistes utilisent la plateforme pour inciter à la violence.

Facebook réalise la quasi-totalité de ses 70 milliards de dollars de revenus annuels grâce à la publicité – et le boycott semble avoir nui à ses résultats. L’action de la société, cotée en bourse sous le nom de FB au Nasdaq, a chuté de 8 % au cours des derniers jours jusqu’à lundi matin.

La liste des entreprises a continué à s’allonger malgré la tentative de Zuckerberg de répondre aux plaintes.

Vendredi, Facebook a annoncé qu’il mettrait en garde contre les messages qui enfreignent ses règles concernant la haine ou la désinformation, mais qu’il considère toujours comme dignes d’intérêt. Il interdira également une plus grande variété de messages haineux, selon la radio NPR, et affichera des liens vers des « informations faisant autorité » sur les messages concernant les élections présidentielles américaines.

Mais les organisateurs du boycott exigent des changements beaucoup plus importants dans la manière dont Facebook surveille les messages, y répond et les signale. Jonathan Greenblatt, PDG de l’ADL, a tweeté vendredi que les nouvelles politiques de Facebook représentent de « petits changements qui ne répondent pas de manière adéquate à la haine et à la désinformation ».

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