Suivre son coeur tout en poursuivant sa carrière professionnelle
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Étude

Suivre son coeur tout en poursuivant sa carrière professionnelle

Une étude réalisée par l'université de Tel Aviv explique l'importance de suivre sa vocation afin d'être productif dans son travail

Le campus de l'université de Tel Aviv. Illustration. (Crédit : Ido Perelmutter/domaine public/Wikimedia Commons)
Le campus de l'université de Tel Aviv. Illustration. (Crédit : Ido Perelmutter/domaine public/Wikimedia Commons)

Plus de la moitié des Américains se sentent désengagés de leur travail selon un sondage réalisé par Gallup (State of the American). Les travailleurs et travailleuses ne se sentent plus enthousiastes, engagés, et impliqués dans leur travail, ils ne « font pas ce qu’ils aiment. »

Une question se pose alors. Les individus doivent-ils poursuivre leur passion ou lutter pour une vie sécurisée ?

Une étude publiée par le Journal de psychologie appliquée a trouvé que les deux objectifs n’étaient pas forcément exclusifs l’un par rapport à l’autre. En réalité, les deux se nourrissent l’un de l’autre.

Les jeunes gens avec une forte vocation sont plus aptes à prendre des risques, à persister et à trouver un emploi dans le domaine qu’ils ont choisi, satisfaisant ainsi leur besoin personnel et professionnel en même temps.

Les chercheurs ont également trouvé que les individus ayant une passion quand ils sont jeunes ont plus tendance à être prospères plus tard, indépendamment de leur talent inhérent.

La recherche était conduite par le Docteur Daniel Heller de l’école de Business Recanati de l’université de Tel Aviv en collaboration avec le Docteur Shoshana Dobrow Riza de l’école d’Économie de Londres.

« Étant donné la réalité économique actuelle, les gens mettent en opposition les deux aspects de leur carrière : le coeur, le côté intrinsèque, et la tête, le côté extrinsèque, » explique le Docteur Heller.

« Nous voulions examiner les gens qui choisissent de poursuivre des chemins de carrières stimulants, comme ceux qui travaillent dans les domaines de l’art et qui accèdent à la chance ‘d’y arriver’ » explique-t-il.

Le Docteur Heller et le Docteur Riza ont examiné 450 lycéens spécialisés en musique dans deux programmes américains d’élite durant 11 ans (2001-2012). Ils ont observé comment ces jeunes gens sont passés de l’adolescence à des jeunes musiciens professionnels.

« Nous avons trouvé que les participants avec une vocation musicale très développée à l’adolescence avaient plus tendance à poursuivre une carrière musicale ».

Les difficultés à poursuivre son rêve restent évidentes.

D’après cette étude, les participants qui sont impliqués dans une carrière professionnelle musicale, gagnent considérablement moins d’argent (un écart de 12 000 dollars par an en moyenne) que des free-lancers et des amateurs qui poursuivent leur passion pour la musique en dehors de leur travail.

Mais ces personnes ont rapporté une meilleure satisfaction dans leur travail et dans leur vie tout en gagnant moins d’argent.

Pour ces personnes avec une vocation forte, la gratification personnelle comme la satisfaction a plus d’importance que la récompense professionnelle comme le salaire.

« Si vous avez une vocation forte, vous avez besoin d’être conscient de vos préférences relatives entre l’intrinsèque contre l’extrinsèque et le potentiel compromis que êtes prêt à faire entre les deux, et ensuite décider en fonction » conseille le Docteur Heller.

Les recherches sont actuellement en train d’examiner les implications des choix de carrière sur le bien être en général.

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