« Sur le terrain » : Le Mossad affirme être aux côtés des protestataires iraniens
"Sortez ensemble dans les rues. L'heure est venue. Nous sommes avec vous", a déclaré l'agence de renseignement sur son compte X, s'adressant en farsi aux manifestants iraniens

L’agence de renseignement du Mossad a invité mercredi les protestataires iraniens à intensifier leur mobilisation sociale, affirmant être à leurs côtés « sur le terrain », alors que des manifestations ont touché la veille au moins dix universités.
« Sortez ensemble dans les rues. L’heure est venue. Nous sommes avec vous », a déclaré l’agence de renseignement sur son compte X, s’adressant en farsi aux manifestants iraniens.
« Pas seulement de loin ou par les mots. Nous sommes aussi avec vous sur le terrain », ajoutait le message repris en hébreu par la radio de l’armée, Galei Tsahal, mercredi.
Cet appel fait suite à des entretiens cette semaine entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président américain Donald Trump, à l’issue desquels ce dernier a averti Téhéran de nouvelles frappes si la République islamique d’Iran reconstruisait ses programmes nucléaire mais également balistique.
L’Iran, qui ne reconnaît pas Israël, l’accuse depuis longtemps de mener des opérations de sabotage contre ses installations nucléaires et d’assassiner des personnalités militaires, politiques ou scientifiques sur son territoire.
Le Mossad, de fait, a démontré depuis des décennies sa capacité à infiltrer jusqu’aux arcanes du pouvoir de la République islamique.
Ennemis jurés depuis l’avènement de la République islamique en 1979, l’Iran et Israël ont mené en juin une guerre de douze jours, déclenchée par l’Opération « Rising Lion ».
Israël affirme que son opération de grande envergure contre les principaux dirigeants du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé du régime iranien, les scientifiques nucléaires, les sites d’enrichissement d’uranium et le programme de missiles balistiques était nécessaire pour empêcher la République islamique, qui a juré de détruire l’État juif, de se rapprocher de la fabrication d’armes atomiques.
L’Opération « Rising Lion », selon des médias israéliens et américains, avait associé des drones, préalablement introduits en Iran, à des missiles et avions de chasse.
En juillet 2024, l’Iran avait également été humilié par l’élimination par Israël, à Téhéran, d’Ismaïl Haniyeh, chef de la branche politique du groupe terroriste palestinien du Hamas.
Le mouvement de protestation contre la vie chère et la dégradation de la situation économique s’est étendu mardi en Iran, où le président s’est dit à l’écoute des « revendications légitimes » des manifestants.
Ce mouvement de grogne est à ce stade sans commune mesure avec les grandes manifestations qui avaient secoué l’Iran fin 2022, après la mort en détention de Mahsa Amini, une jeune Iranienne, arrêtée pour un voile prétendument mal ajusté.







