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Tags antisémites sur la plus grande synagogue de Barcelone

Les vandales ont tagué "Libérez la Palestine de la rivière à la mer" et ont accusé Israël de "génocide" ; le rabbin reproche à Ada Colau d'avoir suspendu le jumelage avec Tel Aviv

Graffitis antisémites sur la synagogue Maïmonides, à Barcelone, le 17 avril 2023. (Crédit : Congrès juif européen)
Graffitis antisémites sur la synagogue Maïmonides, à Barcelone, le 17 avril 2023. (Crédit : Congrès juif européen)

Des graffitis antisémites ont été inscrits lundi sur la façade de la synagogue Maïmonide de Barcelone, la plus grande de la ville espagnole, des vandales ayant laissé des messages pro-palestiniens sur le lieu de culte juif.

Le message, rédigé en catalan, se lit comme suit « Libérez la Palestine de la rivière à la mer. Solidarité avec le peuple palestinien ».

Des lettres ont également été laissées à proximité, accusant Israël de « génocide contre le peuple palestinien et d’apartheid », précisant qu’il s’agit d’un « pays meurtrier qui vole des terres et détruit les maisons d’innocents ». Les lettres accusaient les « élites catalanes » de soutenir Israël.

La « Palestine du fleuve à la mer » était un slogan de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) depuis sa fondation en 1964, revendiquant un État palestinien entre le Jourdain et la mer Méditerranée et rejetant le contrôle par Israël de toute terre dans la région, y compris les zones détenues par Israël avant 1967. Il est ensuite devenu un slogan politique populaire utilisé par les Palestiniens qui refusent tout compromis avec Israël, notamment par le groupe terroriste palestinien du Hamas, qui appelle à la destruction d’Israël.

Le chef de la Conférence des rabbins européens a fait le lien avec la récente décision de la maire de Barcelone, Ada Colau, de suspendre les relations institutionnelles avec Israël, en particulier l’accord de jumelage avec Tel Aviv.

« Chaque cas supplémentaire de vandalisme et d’effusion de sang résultant de ce choix malheureux lui retombera dessus », a déclaré le rabbin Pinchas Goldschmidt dans un communiqué.

La maire de gauche a annoncé sa décision en février, écrivant dans une lettre au Premier ministre Benjamin Netanyahu qu’elle avait pris cette mesure en raison de la « violation systémique » par Israël des droits de la population palestinienne.

Capture d’écran de la vidéo de la maire de Barcelone, Ada Colau, 2022. (Crédit : YouTube : utilisée conformément à l’article 27a de la loi sur le droit d’auteur)

Colau, ancienne militante anti-éviction, a cité plusieurs politiques israéliennes, notamment l’établissement d’implantations sur des terres revendiquées par les Palestiniens en vue de la création d’un futur État.

« Ce serait une grave erreur d’appliquer une politique de deux poids deux mesures et de fermer les yeux sur une violation qui est, depuis des dizaines d’années, largement vérifiée et documentée par les organisations internationales », a-t-elle ajouté.

Le conseil municipal de Barcelone a ensuite symboliquement rejeté la décision de Colau, seul son parti ayant voté en sa faveur. Toutefois, les conseillers n’ont pas les compétences d’annuler la décision de la maire.

Cette décision a également été critiquée par le ministre espagnol des affaires étrangères et le maire conservateur de Madrid José Luis Martínez-Almeida, ce dernier ayant proposé de jumeler sa ville avec Tel Aviv à la place de Barcelone.

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