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Trois mois après avoir senti un coup, une Israélienne trouve une balle dans son dos

Adi Bloy a d'abord pensé qu'elle s'était froissée un muscle pendant un mariage à Psagot ; la police soupçonne qu'une balle a été tirée depuis un village palestinien voisin

La blessure et la balle retrouvées dans le dos d'Adi Bloy, trois mois après qu'elle a été touchée lors d'un mariage au vignoble Psagot. (Crédit : Radio de l'armée/ Shahar Glick/ @glick_sh)
La blessure et la balle retrouvées dans le dos d'Adi Bloy, trois mois après qu'elle a été touchée lors d'un mariage au vignoble Psagot. (Crédit : Radio de l'armée/ Shahar Glick/ @glick_sh)

Une jeune femme a découvert qu’elle avait été touchée par une balle lors d’un mariage en Cisjordanie trois mois après les faits, a-t-on appris lundi.

Adi Bloy a ressenti un coup violent pendant le mariage de son ami au domaine viticole Psagot, près du village palestinien de Mukhamas.

« Au milieu de la cérémonie de mariage, j’ai senti un coup fou dans mon dos. De mes épaules à mes pieds, il y avait une douleur folle. J’ai d’abord pensé que je m’étais froissé un muscle, je n’ai pas vu de trou dans ma robe », a-t-elle expliqué à la radio de l’armée.

« Après quelques minutes, j’ai vu un peu de sang sur ma main après avoir appuyé sur la zone douloureuse. Il y avait une toute petite égratignure. Ils ont pris la situation à la légère – mes amis m’ont dit : ‘ne t’inquiète pas' », se souvient-elle.

Adi Bloy (Capture d’écran Douzième chaîne)

Bloy a ajouté que les médecins eux-mêmes ont balayé ses plaintes.

Mais comme la douleur dans son dos ne s’atténuait pas, elle a finalement demandé à passer un scanner.

Le scanner a identifié un objet métallique logé dans son dos près de sa colonne vertébrale, mais ce n’est qu’après l’opération que les médecins ont réalisé qu’il s’agissait d’une balle de 5,56 mm.

« C’est un miracle qui m’a sauvée. Le médecin chirurgien m’a dit que si la balle avait touché quelques centimètres de plus [dans n’importe quelle direction], j’aurais été blessée à plusieurs endroits », a déclaré Bloy.

Le scanner d’Adi Bloy, montrant une balle logée dans son dos, trois mois après qu’elle a été touchée lors d’un mariage au vignoble Psagot. (Crédit : Radio de l’armée/ Shahar Glick/ @glick_sh)

Selon le reportage, la police soupçonne que la balle a été tirée par un Palestinien du village voisin de Mukhamas, mais ne sait pas si c’est intentionnel ou accidentel.

Bloy a demandé que l’Institut national d’assurance la reconnaisse comme une victime du terrorisme, sur la base de l’enquête initiale de la police. L’institut devrait alors financer son traitement médical.

L’institut a déclaré à la radio de l’armée qu’il avait transmis sa demande – soumise la semaine dernière – ainsi que les recommandations de la police au ministère de la Défense, qui approuve ces cas.

L’armée a déclaré qu’elle n’était pas au courant de l’incident. Il n’y a pas eu d’informations faisant état de coups de feu dans la région la nuit du mariage.

« C’est une histoire que l’on entend dans les films. On ne pense jamais vraiment rencontrer une telle chose. En fin de compte, c’est moi qu’elle a rencontrée », a-t-elle déclaré.

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