Tsahal analyse la situation sécuritaire pour l’année 2018
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16 Israéliens tués dans des actes terroristes en 2018

Tsahal analyse la situation sécuritaire pour l’année 2018

2018 a vu une baisse du nombre de morts par rapport à 2017, mais le nombre de blessés a augmenté ; l'armée note une baisse du terrorisme en Cisjordanie pour la 4e année consécutive

Les forces de sécurité arrivent sur les lieux après une attaque au couteau sur Israélien près du carrefour du Gush Etzion le 16 septembre 2018 (Crédit : United Hatzalah)
Les forces de sécurité arrivent sur les lieux après une attaque au couteau sur Israélien près du carrefour du Gush Etzion le 16 septembre 2018 (Crédit : United Hatzalah)

Les attaques terroristes palestiniennes en provenance de Cisjordanie ont chuté pour la quatrième année consécutive, a déclaré lundi l’armée israélienne, dévoilant son rapport de 2018.

En 2018, l’armée a recensé 87 « événements terroristes », soit 10 de moins que les 97 enregistrés en 2017. Il s’agit d’une forte baisse par rapport aux 169 attentats de 2016 et aux 219 attentats terroristes de 2015.

Tsahal considère également que les attaques contre des soldats, et pas seulement contre des civils, sont des attaques terroristes.

Seize Israéliens ont été tués dans des attentats terroristes en Cisjordanie en 2018 : neuf civils et sept soldats – une légère diminution par rapport aux 20 tués en 2017, dont 12 civils.

Toutefois, au cours de l’année civile écoulée, le nombre de personnes blessées par des actes de terrorisme a connu une légère augmentation. Cent quatre-vingt-dix-neuf personnes ont été blessées lors d’attaques en 2018, soit 30 de plus qu’en 2017. Ce nombre marque néanmoins une baisse significative par rapport au nombre total de blessés en 2016 et 2015, où 263 et 360 personnes ont été blessées, respectivement.

Selon Tsahal, le nombre d’attaques par balles a été pratiquement le même, avec 33 en 2018, contre 34 en 2017. Cependant, le nombre de coups de couteau a fait un bond, avec 17, comparativement à 5 en 2017.

Le nombre d’incidents de jets de pierres a fortement diminué, avec 2 057, contre 5 082 en 2017.

L’armée a effectué des raids presque tous de nuit en Cisjordanie, arrêtant 3 173 personnes soupçonnées de terrorisme, confisquant 406 armes et saisissant 2 156 089 de shekels (500 000 euros) de fonds terroristes, a indiqué l’armée.

Des soldats israéliens recherchent les terroristes qui ont commis un attentat à l’arme à feu le 9 décembre 2018 à l’extérieur de la colonie d’Ofra en Cisjordanie, près de Ramallah, lors duquel sept Israéliens ont été blessés, dont une femme enceinte. (Armée israélienne)

Dans la bande de Gaza, l’armée israélienne a déclaré avoir mené 865 frappes en réponse à environ 1 000 tirs de roquettes lancés contre Israël par des groupes terroristes palestiniens. Seuls 45 de ces lancements sont parvenus à atterrir dans des zones urbanisées de l’État juif. Deux cents d’entre eux ont été interceptés par le système de défense antimissile Dôme de fer.

L’armée a également déclaré avoir construit 27 kilomètres de barrière souterraine destinée à empêcher des groupes terroristes comme le Hamas de creuser des tunnels pour attaquer Israël. L’armée a déclaré avoir détruit 15 tunnels en 2018, dont un tunnel sous-marin.

Toutefois, l’armée n’a fourni aucun détail sur ses efforts pour contenir les manifestations de masse hebdomadaires le long de la frontière de Gaza.

La flambée de violence à Gaza a commencé en mars par une série de manifestations le long de la frontière, surnommées « Marche du retour ». Les affrontements, orchestrés par les dirigeants du Hamas à Gaza, ont notamment consisté à lancer des pierres et des cocktails Molotov contre les soldats, ainsi qu’à tenter de franchir la clôture de la frontière et d’attaquer les soldats israéliens.

Une photo prise le 12 novembre 2018 montre une boule de feu au-dessus du bâtiment abritant la chaîne de télévision du Hamas al-Aqsa TV dans la ville de Gaza pendant une frappe aérienne israélienne. (Bashar TALEB / AFP)

Des engins incendiaires lancés depuis Gaza avec des cerfs-volants et des ballons ont également provoqué des centaines d’incendies en Israël et détruit des milliers d’hectares de terres agricoles et de réserves naturelles.

Depuis le début des manifestations en mars, au moins 150 Palestiniens ont été tués et plusieurs milliers d’autres blessés dans les affrontements. Le Hamas, qui cherche à détruire Israël, a reconnu que des dizaines de personnes tuées étaient ses membres. Pendant ce temps, un tireur d’élite de Gaza a tué un soldat israélien. Un autre soldat israélien a été tué lors d’un raid raté à l’intérieur de Gaza.

Sur la frontière nord d’Israël avec le Liban et la Syrie, l’armée israélienne a résumé ses activités en disant avoir construit 13 kilomètres de murs et 2,5 kilomètres supplémentaires sur le plateau du Golan.

Il est également indiqué que l’armée israélienne avait ouvert le point de passage de Quneitra entre Israël et la Syrie pour la première fois depuis 2014.

Un soldat israélien ouvre les portes de la frontière alors qu’un véhicule de l’ONU entre en Syrie au point de passage de Quneitra, sur le Plateau du Golan, le 15 octobre 2018. (AP Photo/Ariel Schalit)

L’armée n’a fait aucune mention des tunnels terroristes du Hezbollah récemment découverts à la frontière libanaise, ni des dizaines de frappes aériennes menées contre des cibles iraniennes en Syrie.

Toutefois, le rapport indique que les avions de chasse ont effectué plus de 2 000 sorties, les hélicoptères plus de 600 et les drones de l’armée de l’air israélienne ont volé pour un total de 32 166 heures opérationnelles.

Le rapport annuel contient également des statistiques non militaires, notant que 674 enfants sont nés chez des soldats conscrits et que quelque 10 000 soldats ont bénéficié de repas végans.

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