Turquie : une femme tuée par un tir de roquette venu de Syrie
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Turquie : une femme tuée par un tir de roquette venu de Syrie

Une adolescente a subi une opération à l'hôpital d'Etat de Kilis ; 3 projectiles tirés au total

Ahmet Davutoglu, premier ministre de la Turquie, au Brésil (Crédit : Agencia Brasil/Renato Araújo/ABr)
Ahmet Davutoglu, premier ministre de la Turquie, au Brésil (Crédit : Agencia Brasil/Renato Araújo/ABr)

Une femme a été tuée et une écolière blessée lundi matin dans la ville frontalière turque de Kilis (sud) par des roquettes tirées depuis la Syrie toute proche qui sont tombées à proximité d’une école, ont confirmé les autorités locales.

Dans une déclaration, le bureau du gouverneur de la province de Kilis a indiqué que trois roquettes tirées depuis le territoire syrien, sans autre précision, avaient atteint la ville, dont l’une a touché la cour de récréation d’une école.

« Une employée de service de l’école a été tuée par l’explosion alors qu’une écolière a été transportée à l’hôpital d’Etat de Kilis pour y être soignée », selon le texte, qui précise que l’adolescente a subi une opération.

Les deux autres projectiles, tombés dans une zone déserte, n’ont pas fait de victime.

Un précédent bilan évoqué par les chaînes d’information turques faisait état d’un mort et trois blessés par la déflagration.

Selon les images diffusées par les télévisions turques, la roquette a fait un petit cratère dans la cour de l’école et plusieurs fenêtres du bâtiment ont été soufflées par l’explosion. L’établissement visé a été rapidement évacué par les autorités.

Des obus tirés depuis la Syrie en guerre ont déjà frappé des localités frontalières turques depuis le début du conflit en avril 2011, faisant à plusieurs reprises des victimes.

En vertu de ses règles d’engagement, l’armée turque y répond systématiquement par des tirs d’artillerie visant les positions d’où sont partis les tirs.

Le groupe Etat islamique (EI) occupe encore dans l’extrême nord du territoire syrien, le long de la frontière turque, une bande d’une centaine de 100 km située à l’est de Kilis. Le secteur situé au sud de Kilis est le théâtre régulier de violents combats impliquant de nombreux groupes rebelles, dont l’EI.

Le mouvement jihadiste est accusé par les autorités turques d’être à l’origine de l’attentat suicide qui a tué le 12 janvier dix touristes allemands à Istanbul.

Selon la Turquie, l’attaque a été perpétrée par un Syrien âgé de 28 ans, identifié dans les médias comme Nabil Fadli, « membre » du groupe jihadiste et entré sur le territoire turc en provenance de Syrie comme un « simple migrant ».

Dix autres suspects ont été inculpés et écroués dimanche en lien avec cet attentat.

En représailles à cette attaque, l’artillerie turque a bombardé la semaine dernière des positions de l’EI en Irak et en Syrie.

« Nous lutterons d’une manière déterminée contre l’organisation terroriste Daech (acronyme arabe de l’EI) jusqu’à ce qu’elle quitte définitivement la frontière turque », a alors promis le Premier ministre islamo-conservateur Ahmet Davutoglu.

L’attentat d’Istanbul est le quatrième sur le sol turc attribué par Ankara à l’EI depuis juin 2015. Le plus meurtrier, perpétré en octobre devant la gare centrale d’Ankara, a fait 103 morts et plus de 500 blessés lors d’une manifestation prokurde.

Longtemps accusée de complaisance à l’endroit des rebelles radicaux en guerre contre le régime de Damas, la Turquie a rejoint l’été dernier la coalition internationale anti-jihadiste.

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