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UE : Un cessez-le-feu permanent à Gaza contre les otages et le démantèlement du Hamas

Le texte a été adopté par une majorité de 312 eurodéputés, 131 ont voté contre et 72 se sont abstenus. Le Parlement européen compte au total 705 députés

Les membres du Parlement européen à Strasbourg, le 17 décembre 2014. (Crédit : Frederick Florin/AFP)
Les membres du Parlement européen à Strasbourg, le 17 décembre 2014. (Crédit : Frederick Florin/AFP)

Les eurodéputés ont réclamé jeudi un cessez-le-feu « permanent » à Gaza dans une résolution, non contraignante, mais pas avant la libération « immédiate » des otages encore détenus par le groupe terroriste islamiste du Hamas depuis le 7 octobre et la fin du groupe terroriste islamiste.

Le Parlement européen, réuni à Strasbourg, appelle dans ce texte « à un cessez-le-feu permanent et à la reprise des efforts vers une solution politique, à condition que tous les otages soient immédiatement libérés sans conditions, et que l’organisation terroriste du Hamas soit démantelée ».

Le projet de résolution déposé par la gauche sociale-démocrate, les Verts et le centre ne prévoyait à l’origine aucune condition à la mise en œuvre d’un cessez-le-feu. Mais les eurodéputés se sont ralliés à un amendement déposé par le Parti populaire européen (PPE, droite), premier groupe politique du Parlement de Strasbourg, introduisant cette conditionnalité.

Le PPE avait refusé de s’associer à ce projet de résolution. Un appel au cessez-le-feu permanent « sape le droit d’Israël à se défendre et met encore davantage en danger la vie des otages toujours détenus par le Hamas », lisait-on dans une déclaration du groupe publiée avant le vote. « Tout cessez-le-feu doit être soumis à des conditions », a encore affirmé le PPE.

Les tombes des résidents du kibboutz Beeri qui ont été assassinés par des terroristes du Hamas le 7 octobre, dans le kibboutz Revivim, dans le sud d’Israël, le 15 novembre 2023 (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)

Le texte a été adopté par une majorité de 312 eurodéputés, 131 ont voté contre et 72 se sont abstenus. Le Parlement européen compte au total 705 députés.

Le débat, souvent très vif, qui a précédé ce vote mardi, a mis en lumière les divisions qui traversent les groupes politiques et les 27 Etats membres depuis le début de la guerre entre les terroristes palestiniens du Hamas et Israël le 7 octobre.

Lors de leur dernier sommet en décembre, les chefs d’Etat ou de gouvernement de l’UE n’étaient pas parvenus à trouver un accord sur une déclaration commune sur la situation à Gaza, compte tenu de ces divisions.

Mardi, plusieurs eurodéputés ont dénoncé ce qu’ils ont appelé les « crimes » d’Israël contre les Palestiniens tandis que d’autres ont au contraire insisté sur le droit des Israéliens à se défendre après qu’une horde de milliers de terroristes et de civils gazaouis ont envahi les localités du sud d’Israël, massacrant 1 200 personnes, essentiellement des civils, dont la plus jeune avait 10 mois. Ils ont aussi kidnappé quelque 250 personnes dont le plus jeune, Kfir Bibas, n’avait pas encore 9 mois et dont les un an ont été marqués sans lui dans tout Israël ce jeudi. Selon Israël, 132 restent détenues dont 27 seraient mortes.

Des Israéliens marquant le premier anniversaire de Kfir Bibas retenu en otage par les terroristes du Hamas dans la bande de Gaza, sur la « Place des Otages », à Tel Aviv, le 18 janvier 2024. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Ils ont aussi pillé et/ou brûlé les bâtiments, violé des femmes et des adolescentes, mutilé, décapité ou brûlé leurs victimes.

« Il est incroyable de dire qu’Israël se défend après 24 000 victimes civiles assassinées », a estimé l’eurodéputé espagnol Manu Pineda (Left, gauche radicale) sans faire la distinction entre les victimes civiles et les terroristes ou complices impliqués. L’Espagne, largement réputée pour être pro-arabe, est très virulente dans ses critiques à l’égard d’Israël depuis le début de la guerre.

Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ils incluraient ses propres terroristes et hommes armés, tués en Israël et à Gaza, et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza. L’armée israélienne affirme avoir tué plus de 9 000 membres du groupe terroriste à Gaza, en plus d’un millier terroristes à l’intérieur d’Israël le 7 octobre.

« Israël ne pourra pas survivre sans la destruction du Hamas, le responsable des morts civils, c’est le Hamas qui se cache derrière les populations civiles à Gaza », a affirmé de son côté l’eurodéputé croate Tomislav Sokol (PPE), rappelant la tactiquement largement dénoncée de la branche palestinienne des Frères musulmans qui investit par ailleurs toutes les infrastructures civiles (écoles, mosquées, hôpitaux).

Des personnes passant devant des photos de civils pris en otage par des terroristes du Hamas, à Tel Aviv, le 17 janvier 2024. (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)

Israël a réagi en lançant une campagne militaire dont l’objectif vise à détruire le Hamas, à l’écarter du pouvoir à Gaza et à libérer les otages.

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