Un 4e scrutin frapperait gravement l’économie – directeur de la Banque d’Israel
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Un 4e scrutin frapperait gravement l’économie – directeur de la Banque d’Israel

Alors qu'un conflit budgétaire pourrait entraîner de 4e élections depuis avril 2019, Amir Yaron estime que réduire l'incertitude politique dynamisera la confiance du marché

Amir Yaron, le gouverneur de la Banque d'Israël, participe à une conférence de presse à Jérusalem le 31 mars 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)
Amir Yaron, le gouverneur de la Banque d'Israël, participe à une conférence de presse à Jérusalem le 31 mars 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le gouverneur de la Banque d’Israël Amir Yaron a appelé dimanche le gouvernement à rapidement adopter un budget de l’Etat. Il a averti que de nouvelles élections auraient un impact négatif sur l’économie, qui subit déjà les conséquences de la pandémie de coronavirus.

Cette déclaration a eu lieu alors que le pays semble se rapprocher d’encore un pas d’un quatrième scrutin en l’espace de deux ans et que les députés des partis du Likud et de Kakhol lavan, partenaires de coalition, ont commencé à se quereller ouvertement sur la crise entraînée par l’approbation du budget.

Le gouvernement a jusqu’au 25 août pour adopter un budget. Il se dissoudra automatiquement le cas échéant.

« Les tendances changeantes du taux de morbidité et ce qu’il se passe de manière plus générale en Israël et dans le monde entraînent une grande incertitude en ce qui concerne l’emploi, les revenus des entreprises et les rentrées de fonds et dépenses du gouvernement », a commenté Yaron dans un communiqué.

Il a expliqué qu’il était donc important qu’il y ait une « stabilité dans la conduite du gouvernement ainsi qu’un processus de décision ordonné », disant que cela aidera à réduire les incertitudes pour les foyers comme pour les entreprises.

« Le gouvernement doit aller de l’avant dans les meilleurs délais pour déterminer un projet clair de budget de l’Etat et pour prendre les autres décisions économiques qui sont aujourd’hui nécessaires », a continué le responsable de la Banque centrale.

« Réduire l’incertitude politique contribuera certainement à améliorer la confiance portée aux différents marchés économiques israéliens et à renforcer notre capacité à prendre en charge la crise », a-t-il dit.

« D’autres élections seraient négatives pour l’économie actuellement », a-t-il martelé.

Le 4 mai 2020, des personnes se rendent au marché Mahane Yehuda à Jérusalem, fermé pendant plusieurs semaines pour tenter d’endiguer la propagation du coronavirus. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le pays a été placé en confinement à la mi-mars lorsque l’épidémie de coronavirus y a fait son apparition – un confinement qui a quasiment immobilisé l’économie. Les chiffres du chômage ont grimpé en flèche, passant de 5 % environ à 26 %. Plus d’un million d’Israéliens étaient sans emploi en avril.

Même si les mesures de confinement ont été majoritairement levées ces derniers mois, le chômage dépasse encore les 21 %, selon les chiffres des services de l’Emploi révélés dimanche. Près de 882 000 Israéliens restent sans activité professionnelle.

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