Un activiste saoudien toujours en prison pour avoir contesté l’opération Plomb Durci
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Un activiste saoudien toujours en prison pour avoir contesté l’opération Plomb Durci

La peine de 8 ans de Khalid al-Umair pour une manifestation à Ryad contre la guerre d’Israël avec le Hamas en 2008-9 aurait dû finir le 5 octobre

Le prince Saoud al-Fayçal, ministre des Affaires étrangères saoudien (Crédit : Département d'Etat américain/Wikimedia commons)
Le prince Saoud al-Fayçal, ministre des Affaires étrangères saoudien (Crédit : Département d'Etat américain/Wikimedia commons)

L’Arabie Saoudite continue à détenir en prison un activiste qui a déjà purgé sa peine pour avoir protesté contre la guerre de 2008-9 à Gaza.

Selon Human Rights Watch, Khalid al-Umair a été arrêté et condamné à huit ans de prison pour avoir protesté contre l’opération Plomb Durci. Al-Umair a été arrêté le 1er janvier 2009 avec 14 Soudiens et Palestiniens résidant en Arabie Saoudite, alors qu’ils commençaient une manifestation à Ryad contre la campagne militaire israélienne dans la bande de Gaza.

Il y a une interdiction générale des manifestations publiques en Arabie Saoudite, et de dizaines de personnes ont été arrêtées depuis 2011 pour des délits liés à des manifestations, a déclaré Human Rights Watch. Plus de 25 personnes ont été condamnées à mort.

Al-Umair a été condamné le 15 mai 2001 pour « désobéissance contre le pouvoir » et « avoir participé à une manifestation ». Il a été condamné à trois ans pour ces accusations, plus cinq ans supplémentaires pour avoir violé la loi de cyber-criminalité de l’Arabie Saoudite, puisqu’il avait organisé la manifestation sur le net.

Sa condamnation de huit ans a commencé le jour de son arrestation en 2009, et s’est achevée le 5 octobre 2016, mais il reste toujours en prison (sa condamnation était de huit ans selon le calendrier islamique qui est utilisé officiellement en Arabie Saoudite ; l’année islamique est plus courte de 11 jours que le calendrier grégorien).

Bien que l’Arabie Saoudite n’ait pas de liens diplomatiques officiels avec Israël, et qu’elle se joint à la condamnation d’Israël des autres états arabes, il y a eu de nombreuses informations au cours des récentes années concernant un réchauffement secret des liens entre le royaume du désert et l’Etat juif.

Il y a eu de nombreuses rencontres entre des officiels saoudiens et israéliens ces dernières années, même s’il a toujours été souligné qu’ils participaient à ces rencontres de manière privée, pas en tant que représentants de l’Arabie Saoudite.

Au cours de l’une des rencontres de plus haut rang, une délégation menée par l’ancien général soudien Dr Anwar Eshki aurait rencontré à Jérusalem le directeur général du ministère des Affaires étrangères Dore Gold, le Coordinateur des Activités du Gouvernement dans les Territoires (COGAT) le général Yoav Mordechai, et tenu une rencontre au nord de Jérusalem près de Ramallah avec plusieurs membres Knesset de l’opposition.

L’Arabie Saoudite constitue également la force vive derrière l’Initiative de Paix Arabe, une proposition de 2002 qui offre la reconnaissance d’Israël s’il se retire à ses frontières de 1967, y compris du plateau du Golan, trouve une solution au problème des réfugiés palestiniens et accepte la création d’un état palestinien indépendant en Cisjordanie et dans la bande de Gaza avec Jérusalem Est comme sa capitale.

En mai de cette année, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré que « l’Initiative de Paix Arabe contient des éléments positifs qui pourraient aider à relancer les négociations de paix avec les Palestiniens ». Pourtant, il a souligné que la proposition doit prendre en compte « les changements dramatiques dans notre région depuis 2002 », mais il était d’accord avec « l’objectif de deux états pour deux peuples ».

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