Un chef de gang tué dans l’explosion d’une voiture à Haïfa
Rabee Abu Haikal, suspect dans un double meurtre commis en 2023, a été pris pour cible dans le quartier de Kiryat Haim ; il est le 7e Arabe israélien à avoir été tué en l'espace de trois jours
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Un individu appartenant au monde de la pègre a été tué mardi dans l’explosion d’une voiture à Haïfa, ont rapporté les autorités et les médias israéliens.
Il s’agit de la septième victime d’homicide au sein de la communauté arabe en l’espace de trois jours.
Rabee Abu Haikal, 50 ans, a été extrait du véhicule en flammes dans le quartier nord de Kiryat Haim. Sa mort a été toutefois prononcée sur les lieux.
La police a indiqué dans un premier temps que les forces de l’ordre enquêtaient sur place pour déterminer si l’explosion était accidentelle ou s’il s’agissait d’un attentat ciblé. Elle a ensuite précisé qu’il s’agissait probablement d’un assassinat en lien avec le milieu criminel.
Un témoin a raconté auprès du site d’information Ynet que lorsque la voiture a explosé derrière son véhicule, « j’ai eu l’impression qu’un missile venait de s’abattre à côté de moi ».
Il a indiqué qu’il y a eu « plusieurs déflagrations, c’était une explosion incroyable », ajoutant que de nombreuses familles avec des enfants se trouvaient à proximité et qu’elles n’ont – heureusement – pas été blessées.
Originaire d’Umm al-Fahm et résidant à Haïfa, Abu Haikal était lié au gang criminel Hariri. Il avait un long casier judiciaire – il était notamment soupçonné du double meurtre de deux frères qui était survenu à Nazareth en 2023.
Cet incident a fait suite aux meurtres de six personnes lors de coups de feu et d’attentats à la voiture piégée qui sont arrivés dimanche et lundi à travers tout Israël – avec notamment une explosion à Jaffa qui a également blessé un petit garçon de six ans qui se trouvait dans le véhicule au moment où son père a été tué.
Ces décès ont été attribués à des règlements de comptes entre gangs et à des conflits familiaux. La fusillade de mardi porte à au moins 143 le nombre de morts au sein de la communauté arabe cette année, selon le groupe de veille Abraham Initiatives.
Un chiffre à comparer aux 120 personnes qui avaient été enregistrées au cours de la même période l’année dernière – année qui avait déjà été la plus meurtrière jamais recensée pour la communauté arabe. 252 citoyens arabes avaient perdu la vie dans des violences, dans une vague de criminalité qui accable cette minorité depuis des années.
Au rythme actuel, l’année 2026 dépassera ce record.
Les homicides au sein de la communauté arabe ont grimpé en flèche pour atteindre 244 en 2023 — soit plus du double de l’année précédente — et ils sont restés à un niveau élevé depuis lors. Nombreux sont ceux qui reprochent au ministre d’extrême-droite de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, son inaction pendant son mandat.
Commentant cette vague croissante de violences meurtrières, un haut responsable de la police a qualifié la situation, dans le quotidien Haaretz, d’« effondrement total du système », attribuant la majeure partie de la responsabilité à Itamar Ben Gvir et à son commissaire de police, Danny Levy.
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